21/12/2012

Conférence de Doha/quotas gratuit de CO2/stockage gélogique

 

 


Le Protocole de Kyoto prolongé de justesse jusqu'en 2020 à Doha !

Par Alister Doyle et Barbara Lewis | Reuters – 

DOHA (Reuters) - A Doha, près de 200 pays se sont mis d'accord samedi, après de difficiles discussions, pour prolonger jusqu'en 2020 la durée de vie du protocole de Kyoto et poursuivre ainsi la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais cet accord est affaibli par le retrait de la Russie, du Japon et du Canada. De fait, les signataires ne représentent plus que 15% des émissions mondiales à effet de serre.

"Il faut en faire beaucoup, beaucoup plus si l'on veut vraiment résoudre la question du changement climatique et réduire les émissions", a regretté Kieren Keke, ministre des Affaires étrangères de Nauru, l'un des plus petits pays du monde, au nom de l'Alliance des Petits États insulaires.

Le ministre a affirmé que les Etats insulaires, comme Nauru, Tuvalu ou les Kiribati, étaient menacés par la montée des eaux, si l'ensemble de la communauté internationale ne trouvait pas un accord.

Les discussions, entamées il y a deux semaines dans le cadre de la XVIIIe session de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), devaient s'achever vendredi. Elle se sont prolongées toute la nuit et une partie de samedi pour parvenir à un compromis.

En l'absence d'accord, le Protocole de Kyoto, qui oblige les pays industrialisés signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, aurait expiré le 31 décembre.

Connie Hedegaard, commissaire européenne au Climat, a exprimé la satisfaction mesurée de l'UE, à l'issue des négociations, après l'annonce de la prorogation du protocole de Kyoto.

"Ce n'était pas un chemin facile", a-t-elle dit. "Ce n'était pas un chemin agréable. Ce n'était pas un chemin rapide, mais nous sommes arrivés à passer de l'autre côté du pont, et avec un peu de chance, nous allons pouvoir accélérer."

Le délégué russe, Oleg Chamanov, a expliqué que la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine étaient contre la décision de prolonger le Protocole de Kyoto au-delà de 2012. La Russie souhaitait des limites moins strictes en ce qui concerne les autorisations d'émissions de dioxyde de carbone non utilisées.

"C'est quelque chose qui a sérieusement ralenti les efforts de la communauté internationale pour combattre le changement climatique", a-t-il déclaré.

PRISE DE CONSCIENCE

Les décisions prises samedi reportent par ailleurs à 2013 la question de l'augmentation de l'aide financière aux pays en développement pour les aider à lutter contre le réchauffement climatique.

Tous les participants ont été d'accord pour dire que les décisions de Doha sont en deçà des recommandations des experts scientifiques qui souhaitaient plus de fermeté pour lutter contre les vagues de chaleur, les tempêtes de sable et la sécheresse.

Le protocole de Kyoto, que les Etats-Unis n'ont jamais ratifié, a contraint les 35 pays industrialisés qui y ont adhéré à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5,2% par rapport aux niveau de 1990 sur la période allant de 2008 à 2012.

Mais les décisions prises samedi ne fixent pas de nouveaux objectifs.

Les émissions mondiales de dioxyde de carbone devraient avoir augmenté de 2,6% cette année. Elle sont de 50% supérieures à celles de 1990. Leur augmentation ces derniers temps est notamment due à la forte croissance industrielle de certains pays en développement, comme la Chine et l'Inde.

La création en 1992 de la convention cadre sur le changement climatique a illustré une prise de conscience des pays industrialisés concernant les effets de la pollution, mais la majorité des experts estiment que le réchauffement se poursuit.

Malgré le ralentissement économique mondial, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a par ailleurs atteint un niveau record en 2011, d'après l'Organisation météorologique mondiale.

Même si tous les pays respectaient leurs engagements actuels, la température mondiale augmenterait de plus de 3° Celsius d'ici 2100. Or, pour le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), un réchauffement de plus de 2°C entraînera une hausse du niveau des mers et des phénomènes extrêmes plus fréquents, tels qu'inondations, sécheresses ou tempêtes.

De tels bouleversements perturberont les pratiques agricoles et l'accès à l'eau potable alors que la population mondiale est en pleine expansion.

Pour le Giec, la probabilité que le changement climatique soit d'origine humaine est de plus de 90%.

Avec Regan Doherty; Bertrand Boucey et Jean-Philippe Lefief, Danielle Rouquié et Julien Dury pour le service français, édité par Guy Kerivel

 

Sans être mauvaise langue… rien de neuf !

Parlons maintenant du projet Ulcos et de l’accord du gouvernement français / Mittal pour sauver le site de Florange…




Nous verrons plus loin les conséquences du retrait/report du dossier annoncé par Mittal vendredi dernier.



Qu'est-ce que le projet Ulcos, sur le site de Florange ?

 

C'était la grande inconnue de l'accord passé entre le gouvernement et ArcelorMittal sur l'avenir du site sidérurgique de Florange : le projet européen Ulcos, censé permettre de maintenir en fonctionnement les hauts-fourneaux du site mosellan. Mais ArcelorMittal a retiré son projet pour son site de Florange, a annoncé la Commission européenne, jeudi 6 décembre. Ce projet répondait à un appel d'offres de Bruxelles, qui doit attribuer un certain nombre de subventions à des programmes de recherche permettant le captage et le stockage du CO2. L'examen de ces projets était attendu le 13 décembre.

  • Quel est l'objectif d'Ulcos ?

Ulcos, pour "Ultra-Low Carbon Dioxide Steelmaking" (soit "processus sidérurgiques à très basses émissions de CO2"), est un projet européen de captage et de stockage du dioxyde de carbone (Carbon capture and storage, CCS). Cette technologie doit permettre de réduire d'au moins 50 % les émissions de CO2 lors de la fabrication de l'acier, une activité industrielle très émettrice de ce gaz à effet de serre.

Le CO2 serait capté lors de la production d'acier par les hauts-fourneaux de Florange – plusieurs techniques de captage sont possibles avant, pendant ou après la combustion –, puis transporté et stocké dans des aquifères salins à 100 km environ au sud de Verdun. De la sorte, la "filière chaude" du site regagnerait en compétitivité grâce à d'importantes économies réalisées sur le coût des quotas d'émissions de CO2 que doivent verser les industries. Et si cette technologie s'avère concluante, le dispositif de captage et stockage de CO2 pourrait "en principe être déployé dans des sites de production d'ici quinze à vingt ans", selon le site Internet du projet.

  • Qui finance Ulcos ?

Le projet est soutenu financièrement ou techniquement par un consortium de 48 entreprises et organisations issues de 15 quinze pays européens, dont les principaux sidérurgistes comme ArcelorMittal, propriétaire de Florange, et son concurrent allemand ThyssenKrupp, ou encore EDF et Air liquide.

Pour être mené à bien, Ulcos nécessite plus de 600 millions d'euros, apportés en partie par les industriels partenaires. L'Etat, qui s'est engagé à hauteur de 150 millions d'euros, via le grand emprunt, les collectivités territoriales pour 30 millions et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour 10 millions, pourrait augmenter sa participation, a annoncé le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, vendredi. Mais un complément de financement européen est indispensable pour boucler le financement.

La Commission européenne a lancé en 2009 le programme NER 300 (New Entrants Reserve) pour financer des projets innovants dans les domaines du CCS et des énergies renouvelables. Ce dispositif prévoit d'apporter près de 50 % du coût prévu des projets retenus grâce à la vente sur le marché du carbone de 300 millions de quotas d'émissions de CO2. Dans le cas d'Ulcos, ce financement se chiffrerait à 240 millions d'euros.

Dix projets de CCS étaient en lice à la fin octobre, date à laquelle les Etats membres devaient présenter leurs candidats. Mais tous n'ayant pas bénéficié du soutien de leur gouvernement, des défections se seraient produites, conduisant Ulcos "en tête de liste" à la mi-novembre, selon une source européenne, devant les projets de Belchatov en Pologne, Green Hydrogen aux Pays-Bas et Porto Tolle en Italie. La Commission européenne devra trancher le 20 décembre.

  • Où en sont les autres projets de stockage du CO2 dans le monde ?

Encore au stade expérimental, les systèmes de captage et de stockage du CO2 sont l'une des pistes explorées pour limiter l'effet de serre. Selon l'Agence internationale de l'énergie, près de 20 % des rejets mondiaux de CO2 dans l'atmosphère pourraient être évités à l'horizon 2050. Pour limiter la hausse du réchauffement de la planète à 2 °C, 130 projets de CCS devraient fonctionner d'ici à 2020, calcule l'agence.

Un objectif loin d'être atteint. Dans le monde, 75 démonstrateurs de large échelle (procédés industriels de captage et de stockage d'un minimum de 1 million de tonnes de CO2 par an) sont en cours de développement ou en projet, principalement aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Chine, selon la liste du Global CCS institute. Mais parmi eux, seulement huit s'avèrent opérationnels, aux Etats-Unis, au Canada, en Norvège et en Algérie. Ils sont à l'origine du stockage de 23 millions de tonnes de CO2 par an. En France, une expérimentation est menée par Total dans le bassin gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantiques).

  • Quels sont les freins à leur développement ?

Le principal problème de cette technologie réside dans son financement, extrêmement coûteux. "Il faut compter 1 milliard de dollars d'investissement pour le captage et plusieurs centaines de millions pour le stockage, en fonction du nombre de puits, assure Hervé Quinquis, chargé des technologies de captage-stockage du CO2 à l'Institut français du pétrole. En période de crise, les Etats, notamment européens, hésitent à investir dans ces programmes qui ont un impact sur les prix de l'énergie à court terme, même si à long terme ils s'avéreront bien moins onéreux que les dépenses pour lutter contre le réchauffement climatique."

Une frilosité d'autant plus perceptible que le prix du carbone chute sur les marchés. "Si les industriels norvégiens investissent dans les technologies CCS, c'est que le gouvernement a fixé une taxe élevée sur le CO2, à 55 euros la tonne. A contrario, la tonne est tombée à 8 euros sur le marché européen du carbone, ce qui n'incite pas les entreprises européennes à capturer et stocker le CO2", livre Minh Ha Duong, directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste du CCS. Conséquence directe de cette baisse du cours du carbone : pour financer les projets CCS, la Commission européenne ne table plus que sur un milliard d'euros retirés de la vente des 300 millions de quotas, au lieu de 5 milliards à l'origine.

Une incitation existe néanmoins pour les Etats : les projets de captage et d'utilisation du CO2 (carbon capture and utilization, CCU), qui consistent à non seulement stocker le gaz carbonique mais aussi à le valoriser, notamment pour récupérer des hydrocarbures dans le sous-sol. Une technologie que cherchent notamment à développer les Etats-Unis et la Chine.

  • Quels sont les risques de cette technologie ?

Une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques, publiée le 20 novembre, mettait en évidence la possible "mobilisation de métaux lourds en sous-sol" (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...) en raison du captage-stockage du CO2, qui "pourrait présenter un risque pour la santé et l'environnement".

Lire : Enfouir le CO2, une solution à risque

Autre danger pointé dans la mise en œuvre du captage-stockage : le risque que le CO2 s'échappe accidentellement, lors de son transport par gazoduc ou de son injection dans le sous-sol, ou qu'une fois enfoui, il remonte par une faille jusqu'à la surface. Le dioxyde de carbone est en effet un gaz corrosif et toxique, létal à une concentration de 10 % dans l'air. Des obstacles supplémentaires à surmonter pour une filière encore loin d'être arrivée à maturité.

Audrey Garric

Enfouir le CO2, une solution à risque

 

 

Se débarrasser du gaz carbonique, principal agent du réchauffement climatique, en le récupérant dans les fumées des usines et des centrales thermiques, puis en l'enfouissant à des milliers de mètres de profondeur, pour des siècles ou des millénaires. La solution est séduisante sur le papier, mais pas sans danger. C'est ce que montre une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), rendue publique mardi 20 novembre. Elle met en évidence la possible "mobilisation de métaux lourds en sous-sol", qui "pourrait présenter un risque pour la santé et l'environnement".

Encore au stade expérimental, le captage-stockage du CO2 est l'une des pistes explorées pour limiter l'effet de serre. Selon l'Agence internationale de l'énergie, près de 20 % des rejets mondiaux de CO2 dans l'atmosphère pourraient ainsi être évités, à l'horizon 2050. Quelque 130 démonstrateurs sont en cours de développement ou en projet, principalement aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Chine. Mais il n'existe que très peu de sites opérationnels. En France, une expérimentation est menée par Total dans le bassin gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Et, à Florange (Moselle), le projet Ulcos est candidat à un financement européen, sous réserve d'une relance des hauts-fourneaux lorrains.

L'EAU CHARGÉE EN MÉTAUX

L'Ineris a mené un essai grandeur nature, dans un aquifère salin du bassin de Lodève (Hérault). Une solution de 3 m3 d'eau saturée en CO2 a été injectée dans un forage, à 56 mètres de profondeur, puis pompée au bout de 80 heures. L'analyse physico-chimique de l'eau, avant et après injection, a révélé qu'elle s'était chargée en différents métaux, particulièrement en zinc, en fer et en manganèse, dont les concentrations respectives ont été multipliées par 25, par 13 et par 5. Mais aussi en arsenic, dont la teneur a doublé.

"Des contaminants naturellement présents dans la roche-réservoir peuvent être libérés, parfois dans des proportions importantes, par les interactions avec le CO2 qui acidifie le milieu", explique Pierre Toulhoat, directeur scientifique de l'Ineris. La crainte n'est pas une pollution des nappes salines souterraines dans lesquelles serait piégé le gaz carbonique, leur saumure étant impropre à la consommation. Elle est que les métaux lourds libérés, potentiellement toxiques (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...), remontent avec la saumure jusqu'aux nappes phréatiques, situées plus haut et alimentant, elles, les réseaux d'eau potable.

PUISSANCE MEURTRIÈRE

Le danger le plus souvent pointé jusqu'ici, dans la mise en oeuvre du captage-stockage, était que du CO2 s'échappe accidentellement, lors de son transport par gazoduc ou de son injection dans le sous-sol. Ou encore qu'une fois enfoui, il remonte par une faille jusqu'à la surface. Le dioxyde de carbone est un gaz corrosif et toxique, létal à une concentration de 10 % dans l'air. Des catastrophes naturelles témoignent de sa puissance meurtrière : en 1986, au Cameroun, un dégazage brutal, dans le lac volcanique Nyos, a provoqué la mort par asphyxie de 1 700 personnes.

La possibilité d'une contamination de l'environnement, sur le long terme, par une libération de métaux lourds, doit désormais être "étudiée de manière plus approfondie", estime l'Ineris. Pour les projets de séquestration géologique du CO2, ajoute Pierre Toulhoat, "des évaluations de risques devront être faites site par site". Un obstacle supplémentaire à surmonter, pour une filière de captage-stockage encore loin d'être arrivée à maturité.

Pierre Le Hir

On ne peut que se réjouir d’une prise de conscience de la menace que représente le stockage géologique massif du CO

Car même si le CO pose des problèmes environnementaux sévères, envisager de le stocker en sous-sol par millions de tonnes, avec tous les risques qui en découlent, est de la pure folie…

D’autant que d’autres solutions existent… encore faut-il se donner les moyens de les mettre en œuvre !

Mes technologies :

- soit à la neutralisation du CO2 sous forme solide, stable, et valorisable   

 


- soit à la production d'hydrogène, selon un cycle que nous avons appelé cycle du carbone artificiel   





 

Pourquoi les projets de captage de CO2 ont été abandonnés en Europe ?

Le Monde.fr |

"L'Union européenne pourra réduire ses émissions de CO2 de 20 % d'ici 2020", selon un rapport de l'IFRI. | REUTERS/PETER ANDREWS

L'Europe semble avoir perdu l'un des moyens les plus prometteurs à sa disposition pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CSC) qui étaient en lice cette année pour obtenir des financements européens sont abandonnés, ont en effet affirmé à l'AFP, jeudi 6 décembre, des sources communautaires.

"Les espoirs de l'Europe de devenir un leader mondial dans le développement d'une technologie-clé afin de lutter contre le réchauffement climatique ont été déçus", déplore le député libéral britannique Chris Davies, interrogé par l'agence de presse.

Cette décision fait suite à l'annonce-surprise d'ArcelorMittal de retirer le projet Ulcos sur le site sidérurgique de Florange, en Moselle, "à cause de difficultés techniques". Ce programme devait permettre de capter le CO2 lors de la production d'acier par les hauts-fourneaux, puis de le transporter et le stocker dans des aquifères salins à 100 km environ au sud de Verdun.

De la sorte, la "filière chaude" du site aurait pu regagner en compétitivité grâce à d'importantes économies réalisées sur le coût des quotas de CO2 que doivent acheter les industries pour compenser leurs émissions. Le projet devait être financé par les industriels partenaires, l'Etat français (à hauteur de 150 millions d'euros) et l'Union européenne (240 millions).

HUIT PROJETS EN LICE

Ces systèmes de captage et de stockage du CO2, encore au stade expérimental, faisaient partie des pistes privilégiées pour limiter l'effet de serre. En 2005, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) concluait en effet dans un rapport spécial que 30 % à 40 % des émissions de CO2 de l'industrie pourraient être épargnées de la sorte à l'atmosphère en quelques décennies.

La Commission européenne a alors lancé en 2010 le programme NER 300 (New Entrants Reserve) pour financer des projets innovants dans les domaines du CSC et des énergies renouvelables. Ce dispositif prévoit que l'Europe apporte près de 50 % du coût prévu des projets retenus, grâce à la vente sur le marché du carbone de 300 millions de quotas d'émissions de CO2.

En juillet, huit projets, dont Ulcos, ont été pré-sélectionnés par l'Europe : un en Pologne, un aux Pays-Bas, un en Italie et quatre au Royaume Uni. Avec un même objectif : capter le CO2 des centrales à combustibles fossiles et des installations industrielles au moyen de plusieurs techniques avant, pendant ou après la combustion. Il est ensuite épuré et séché, puis injecté de façon permanente dans des roches souterraines profondes.

DÉGRINGOLADE DES PRIX DU CARBONE

Mais ces dernières semaines, certains des industriels, jugeant l'aide européenne trop modeste, ont retiré leurs projets du dispositif communautaire. En cause ? La dégringolade du prix du carbone sur les marchés, de 15 euros la tonne en 2010 à 6,5 euros aujourd'hui. Conséquence : la Commission européenne ne table plus que sur 1,3 à 1,5 milliard d'euros pour la vente d'une première tranche de 200 millions de quotas, au lieu de 5 milliards à l'origine. Elle pourra au final cofinancer seulement les deux ou trois premiers projets retenus, et non l'ensemble de ceux présélectionnés.

Avec l'ambitieux programme Ulcos, qui a fait les frais, jeudi, de l'accord entre le gouvernement français et ArcelorMittal, ce sont donc les 8 projets présélectionnés qui se sont retrouvés le bec dans l'eau, selon Chris Davies, l'un des artisans du NER 300. "Plus de 1,5 milliard d'euros de fonds européens disponibles afin d'encourager les projets le captage et de stockage du carbone vont maintenant être détournés vers de nouveaux projets d'énergie renouvelable", regrette-t-il.

Une situation que refuse de confirmer le cabinet de la commissaire au climat Connie Hedegaard. "La décision finale n'est pas encore prise. Nous annoncerons la liste finale des projets soutenus dans les domaines des CSC et des énergies renouvelables avant la fin de l'année, après la réunion du comité du changement climatique le 13 décembre, assure-t-on. Un nouvel appel à projet financé par la vente des 100 millions de quotas restants pourrait avoir lieu."

RISQUES TECHNOLOGIQUES

En réalité, ces projets ne devraient pas aboutir dans l'immédiat. "Les programmes de CSC ne marchent pas : ils sont confrontés à un problème de faisabilité technique doublé d'enjeux de rentabilité économique", assure Yannick Jadot, député européen EELV.

Aujourd'hui, les systèmes de CSC en expérimentation dans l'Union ne sont en effet pas encore parvenus à maîtriser les risques liés au stockage du CO2, gaz corrosif et toxique. Le 20 novembre, une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques mettait notamment en évidence la possible "mobilisation de métaux lourds en sous-sol" (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...), qui "pourrait présenter un risque pour la santé et l'environnement". Des verrous qui rendent malaisée la mise en service des projets en 2015, comme le demande la Commission.

PROBLÈMES DE FINANCEMENT

Mais surtout, le principal problème de cette technologie réside dans son financement, extrêmement coûteux. "Il faut compter 1 milliard de dollars d'investissement pour le captage et plusieurs centaines de millions pour le stockage, en fonction du nombre de puits, assure Hervé Quinquis, chargé des technologies de captage-stockage du CO2 à l'Institut français du pétrole. Par la suite, pour les centrales électriques au charbon, les industriels doivent prévoir un surcoût de 40 % à 60 % du prix du mégawattheure."

"Sans véritable mesure incitative de la part des Etats, comme un prix d'achat minimum de l'électricité produite, les procédés de CSC n'auront pas de sens économiquement pour les industriels", poursuit l'expert. 

La situation risque de perdurer alors que la Commission européenne a repoussé le gel provisoire de 900 millions de crédits carbone – sur les 8,5 milliards qui doivent être mis aux enchères entre 2013 et 2020 – une mesure qui aurait permis au cours du carbone de remonter. "ArcelorMittal a touché 2 milliards d'euros en revendant les quotas de CO2 qu'il avait en excédent, en raison d'une baisse de la production en Europe. Il n'a donc pas intérêt à investir dans des procédés de CSC", déplore Yannick Jadot.

Lire : Bruxelles repousse le sauvetage du marché du carbone

Un espoir persiste néanmoins : un système payant remplacera l'attribution gratuite des quotas d'émission dès le 1er janvier pour certains secteurs industriels. Ce qui pourrait inciter les entreprises à réduire leurs rejets polluants.

 

La recherche sur le traitement du « problème CO₂ » fait donc les frais de plein fouet des politiques visant à « protéger » des secteurs clef industriels…

Et tandis qu’Arcelor Mittal désire fermer le site de Florange et plonger plusieurs milliers de nos concitoyens dans la misère du chômage, Arcelor Mittal revend pour 2 milliards d’Euros de quotas carbone gratuits attribués par le gouvernement français…

Et Arcelor Mittal n’est pas la seule société à profiter de tant de « largesses »… On peut citer de mémoire Total, Lafarge, EDF…

Et la France n’est pas la seule à accorder des quotas gratuits à des industriels polluants, d’où au final la chute vertigineuse du prix du carbone…

Au début de ce marché du carbone, on pouvait envisager un prix du CO oscillant entre 70 et 90 euros/tonne, la taxe portant à peu près autour de 100 euros/tonne depuis 2008… Dans les faits, et du fait de la « largesse » de politiques et de « copinage » avec de grand industriels, le marché du COa été totalement noyé de quotas gratuits, et les pollueurs loin de devoir payer pour leur pollution, se sont mis à vendre à grand profit leurs excédents de quotas gratuits, faisant par effet domino chuter les prix, jusqu’à atteindre la somme symbolique de 6,5euros/tonne…

Ainsi Arcelor Mittal, loin de payer le moindre centime pour sa  pollution  a touché la bagatelle de 2 milliards d’euros grâce aux quotas gratuits que le gouvernement lui a attribués…

Une misère sans doute, d’où la nécessité de fermer un site !

Un tel fonctionnement ou "dysfonctionnement" (au choix) a de quoi en effet démotiver la recherche de solutions au problème COet inciter les industriels à ne pas investir  pour régler ce problème, cela étant pour eux, sans doute bien plus lucratif…

Pourtant la menace du CO est bien là…

Les images de New York, fleuron de l’Amérique toute puissante sous les eaux, a de quoi frapper les esprits, mais pas de quoi provoquer l’interrogation des décideurs sur la causes réelles d’une telle catastrophe « naturelle », qui ne l’est plus vraiment…



Et tandis que se profilent pour les mois à venir des famines dans les pays les plus fragilisés du monde, et qu’à cause du changement climatique Oxfam annonce une augmentation du prix des denrées alimentaires d’un facteur 2 à 3 dans la prochaine décennie, nos décideurs « bien pensants » décident de ne rien faire et d’accorder des quotas gratuits de CO à nos industriels qui ferment des sites, créent des chômeurs et encaissent des milliards sur le marché du CO

A quand la fin de cette folie ?

Florange, Mittal, retrait du dossier Ulcos… Conséquence plausible ou début de prise de conscience ?

La France amorce la fin des droits à polluer gratuits dans l'industrie

Le Monde.fr

 

La France a mis en place mercredi 5 décembre la fin partielle des quotas gratuits d'émissions de gaz à effets de serre, avec la parution au Journal officiel du décret instaurant une nouvelle phase en matière de droits à polluer. D'après ce texte, un système payant remplacera l'attribution gratuite de ces quotas dès le 1er janvier. Cette nouvelle phase du système européen d'échanges des quotas d'émissions de gaz à effet de serre vise à permettre à l'Europe d'atteindre ses engagements de réduction d'émissions.

ÉCHANGE DE QUOTAS

Le marché de permis européen (ETS, pour emission trading scheme) permet l'échange de quotas d'émission de CO2 auxquels sont soumises 12 000 installations industrielles, les plus polluantes dans le secteur de l'énergie, de l'industrie lourde et de l'aviation. En France, 1 200 installations sont concernées.

Chaque industriel doit posséder le nombre suffisant de quotas pour couvrir ses émissions de CO2. Il peut aussi revendre à d'autres ceux qu'il n'utilise pas. Ces quotas, qui étaient jusqu'ici attribués gratuitement, vont devenir en partie payants. "On passe d'un système où quasiment tous les quotas étaient attribués gratuitement à cette nouvelle phase, où les règles posent le principe d'une mise aux enchères", a expliqué à l'AFP Diane Simiu, chef des bureaux des marchés du carbone à la Direction générale de l'énergie et du climat.

DES QUOTAS GRATUITS SUBSISTENT

La production d'électricité est la plus concernée : la totalité de ses droits à polluer seront payants dès 2013. Cependant, des quotas gratuits subsistent pour "la grande majorité" des secteurs, ceux qui sont "exposés à un risque important de concurrence internationale" et auront des dérogations, a expliqué Mme Simiu. Soit deux tiers à trois quarts des industriels, comme ceux produisant du ciment ou de l'aluminium. Ces derniers pourront bénéficier de 100 % de quotas gratuits si leurs installations sont les moins polluantes de leur secteur. En revanche, ils devront en payer une partie si leurs installations émettent plus que celles de leurs concurrents. Une catégorie intermédiaire de secteurs devra, elle, passer de 80 % à 30 % de quotas gratuits entre 2013 et 2020.

Ce décret français transpose une directive européenne d'avril 2009. Il intervient alors que Bruxelles cherche à relancer le marché européen du carbone, dont les prix se sont effondrés ces dernières années et évoluent actuellement à leurs plus bas niveaux historiques, sous les 6 euros la tonne de CO2. La Commission européenne a proposé de geler 900 millions de tonnes de quotas de CO2 mis en vente dans l'UE sur la période 2013-2015 afin de relever le prix du carbone, trop bas pour favoriser les investissements dans les énergies renouvelables. Mais plusieurs Etats membres y sont opposés. Le sujet doit être abordé le 13 décembre à Bruxelles.

Je ne sais pas si c’est un hasard, mais nos échanges avec la société Lafarge, bien que clos « brutalement » viennent de reprendre par le biais d’un intermédiaire…

Peut on croire que la fin des quotas gratuits pourra changer la donne ?



Affaire à suivre…

24/06/2012

Stockage géologique du CO2 = tremblement de Terre !

 

 

Stockage géologique du CO2, point de situation…

stockage du CO2.jpg


Rappel en vidéo et en image du concept :

 



En France :



 

 

 

Dernière nouvelle :

 

Le stockage du CO2 dans le sous-sol risque de provoquer des séismes !

 

 

L'enfouissement dans le sous-sol de vastes quantités de dioxyde de carbone (CO2) risque de provoquer des tremblements de terre et compromet donc cette stratégie de lutte contre le réchauffement climatique, avertit une étude américaine publiée lundi 18 juin 2012.

 

Malgré son coût considérable, le stockage à grande échelle de CO2 dans le sous-sol est considéré comme une solution viable par nombre d'experts pour réduire les émissions de ce gaz à effet de serre, dont la plus grande partie aux Etats-Unis provient de la combustion de charbon dans les centrales électriques, soulignent les auteurs de cette recherche, Mark Zoback et Steven Gorelick de l'Université de Stanford, en Californie.

 

Ils citent un rapport de 2005 du Groupe d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec) préconisant cette solution.

 

En s'appuyant sur les résultats de ces recherches, nous estimons qu'il y a une forte probabilité que des tremblements de terre soient déclenchés par l'injection de vastes volumes de CO2, mélangés à de l'eau, dans les roches fragiles que l'on rencontre le plus souvent dans la croûte terrestre, écrivent-ils.

 

Dans la mesure où même des séismes de faible ou moyenne puissance peuvent compromettre l'étanchéité des poches géologiques contenant le CO2 séquestré, nous pensons que stocker de gros volumes de ce gaz constitue une stratégie risquée, insistent-ils.

 

Compte tenu de ce risque, la stratégie visant (ainsi) à réduire les émissions de gaz à effet de serre serait vraisemblablement vouée à l'échec, concluent ces scientifiques dont les travaux paraissent dans les Annales de l'académie américaine des sciences (PNAS).

 

Dans la mesure où la croûte terrestre est sous tension, notamment sur le continent américain, des injections de fluides dans des puits profonds (2 km de profondeur) comme des gisements pétroliers et gaziers en voie d'épuisement, peuvent provoquer des séismes quand les injections accroissent la pression à proximité d'une faille préexistante et potentiellement active, précisent ces géophysiciens

 

Source ©AFP

 

Je rappelle que l’enfouissement du CO2 dans le sous-sol ou stockage géologique du CO2, consiste à injecter du CO2 à l’état gazeux issu de l’activité industrielle directement dans les sols (ou « sous le tapis ») en priant pour que ce CO2 ne ressorte pas…

Au risque de provoquer de « véritables désastres » !

Je rappelle que le CO2 à taux élevé est un gaz asphyxiant, inodore et incolore, qui n’offrira en cas de fuite aucune chance à ceux qui se trouveront au dessus du « tapis »...


Alors si il provoque des tremblements de terre !


Je rappelle aussi qu’un projet d’implantation d’un tel site est à l’étude dans le bassin parisien, pour 2016 (de mémoire)…

Devant ces nouvelles données… On ne peut que raisonnablement s’inquiéter !

 

Dommages collatéraux de nos besoins en énergie fossile, principale source du CO2 :

 

Gaz de schiste… En France ça commence !

 

 

camion gaz de schiste.jpg

 

...Dans la Marne



ECURY-SUR-COOLE:  Les travaux de construction de la plate-forme d'exploration pétrolière ont débuté il y a une semaine. Les écologistes réclament une mission d'information.

HESS OIL FRANCE, filiale de la société Hess Corporation, vient de passer à la vitesse supérieure.

« Les travaux devraient être terminés début août, d'ici huit semaines », explique l'entreprise, via Publicis. Hess Oil est co-titulaire du permis exclusif d'exploration de Mairy, avec Toreador, dont le périmètre inclut le site d'Écury-sur-Coole, sur le lieudit « La Voie des Noyers », non loin du village et de l'aérodrome.

Les allées et venues des camions débutent à 8 heures et se terminent à 18 heures, tous les jours sauf le week-end, jure l'entreprise.


À partir de la fin de l'année, ou du début de l'année prochaine, les carottages d'exploration seront effectués sur une durée de deux mois. Si ces carottages s'avèrent fructueux, l'exploitation du site pétrolier sera réalisée de façon classique et non par fracturation hydraulique, promet encore Hess Oil, qui sait que la question reste très sensible. Les écologistes doutent très fortement de cette version.

Une messagerie téléphonique à disposition


« Il faut savoir qu'il y a une chance sur cinq de trouver du pétrole sur ce site », estime le groupe pétrolier présidé par Mark Katrosh. Hess Oil avance avec prudence. Un dépliant a été mis à la disposition des habitants, dans lequel les étapes de l'opération sont soigneusement exposées. « En cas de non-exécution du forage, ou en cas d'exploration ne menant pas à une production ultérieure, la plate-forme sera démontée et le site remis dans son état initial de culture », peut-on lire dans ce document.


Une journée dédiée aux visites et à l'information du public sera organisée, au cours de laquelle les Écuriots pourront poser toutes les questions qu'ils souhaitent.


Un numéro de téléphone a même été mis en place pour recueillir à tout moment de la journée les interrogations de la population. « Jusqu'à présent, nous n'avons encore reçu aucun appel », a fait savoir l'entreprise mardi après-midi. Le numéro indiqué renvoie en fait à une messagerie.


Les travaux s'étendent sur une surface de 1,1 ha. Un nivellement a été réalisé, une membrane géotextile protège le sous-sol d'une pollution éventuelle en surface, recouverte d'un empierrement de grave calcaire. Un réseau de fossés aboutissant à des bassins collectera à terme les eaux de pluie. Une bâche étanche est également prévue sur une surface de 2 500 m2 « au centre de la surface de travail », ainsi que des caniveaux pour « collecter les égouttures ».
Une dalle support en béton de 150 m2 viendra bientôt soutenir l'appareil de forage. Enfin, une cave étanche de trois mètres de profondeur entourera le tube guide où seront réalisés les carottages. Trois à douze personnes se relaient sur le site, selon les phases de travaux.


Sur un petit support, aux dimensions d'une carte de visite, Hess Oil se présente en bon élève, champion du respect de l'environnement. « Nous reconnaissons que l'excellence des performances dans le domaine de l'environnement, de la santé et de la sécurité est primordial au bien-être des collectivités. Nous nous appliquons à être un exemple dans ce domaine », dit le slogan du pétrolier, surmonté d'une photo montrant deux hommes et six femmes en tenue estivale main dans la main sur fond de ciel bleu… Pas sûr que les défenseurs de l'environnement se contentent d'une belle formule . 



Mais Hess Oil semble avoir compris que le moindre faux pas sera relevé.

Source © S.L./ l'union presse




 

...En Alsace


Le sous-sol alsacien attise les convoitises


Une dizaine de demandes de permis de recherche d’hydrocarbures sont en cours d’instruction en Alsace. Un permis a été accordé à Soufflenheim où les forages pourraient débuter dans les prochains mois.

Verra-t-on dans les années à venir des forages pétroliers fleurir de Sierentz à Dannemarie, de Dessenheim à Staffelfelden et dans le nord de la région ? « L’Alsace est le berceau de l’exploitation pétrolière en France, qui a débuté à Pechelbronn au XIX e siècle. Il reste des potentiels intéressants à explorer », affirme Stéphane Touche, gérant de la société Bluebach et président de Millennium Geo Venture, toutes deux filiales de la société norvégienne Moore Energy AS.

Abandonnée dans la fin des années 1960, l’exploitation de pétrole en Alsace paraît à nouveau une entreprise rentable avec la hausse continue des cours du baril.
La grosse compagnie américaine BNK est sur les rangs : elle demande un permis de recherche sur toute la plaine d’Alsace et le Sundgau, soit sur 2 623 km². Elle est en concurrence avec quatre autres sociétés, plus modestes et plus jeunes. Elles ont déposé chacune des demandes sur une partie du territoire supposé renfermer de l’or noir avant de s’associer pour se partager le territoire.

Millennium Geo Venture a obtenu, avec Géopétrol, un permis à Soufflenheim et le préfet du Bas-Rhin vient de lui accorder l’autorisation de débuter les travaux. L’autre filiale de la société norvégienne Moore Energy, Bluebach, s’est rapprochée de Thermopyles pour opérer sur la moitié du territoire convoité par BNK.

« L’instruction des demandes dure en général deux ans. Elle a été retardée par l’affaire des gaz de schistes », explique Stéphane Touche qui assure ne s’intéresser qu’aux hydrocarbures conventionnels, c’est-à-dire au pétrole extrait par forage vertical ou oblique, ne nécessitant pas de fracturation hydraulique.
« Les nouvelles techniques de recherche d’imagerie géophysique redonnent de l’intérêt aux gisements abandonnés du nord de l’Alsace et du Bassin potassique. Nous travaillons à partir des données accumulées par le passé, tombées dans le domaine public. Les techniques actuelles de forage rendent ces gisements intéressants pour des petites sociétés comme les nôtres », dit-il.

« L’exploration et l’exploitation sont très encadrées en France, et l’impact environnemental est contrôlé par l’État, assure Stéphane Touche (lire encadré ci-dessous). Un forage n’utilise qu’un hectare de terre lors des études, puis se réduit à un carré de 25 mètres sur 25.
Nous utiliserons si possible les voies d’accès existantes. Et prévoyons d’acheminer le pétrole par camions vers les raffineries les plus proches, qui depuis la fermeture de Reichstett se situent à Karlsruhe, en Allemagne, et en Suisse. »


Depuis quelques jours, la carte des demandes et des permis de recherche attribués dans toute la France est consultable sur le site internet du ministère de l’Écologie, dans un souci de transparence voulu par Nicole Bricq, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.
« L’information du public est, dans le code minier, absente de la procédure d’attribution des permis de recherche. C’est intolérable car chacun a le droit de connaître avec précision l’activité minière en cours ou en projet à côté de chez lui », a expliqué la ministre.

Actuellement, la France ne produit que 1 % de sa consommation de pétrole, principalement dans les bassins aquitain et parisien.« Afin de réduire notre dépendance énergétique et autant que possible notre facture pétrolière et gazière, les pouvoirs publics ont accordé des permis de recherches d’hydrocarbures », souligne la ministre. Les techniques de fracturation hydraulique restent interdites. Et les permis de forage exploratoires de Shell en Guyane ont été suspendus, dans la perspective d’une refonte du code minier qui prenne mieux en compte les problèmes environnementaux.

 

Folie humaine et cupidité ! Mélange...

Courage…

La mise en place de ma technologie semble, en France, enfin…

Avancer !

 

22/05/2012

Un inventeur qui jette l'éponge ? aucune raison ?

 

Faute de subventions, l'inventeur du trottoir électrique quitte Toulouse pour New York

 

   

  Le trottoir électrique.


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Photo Patrice Nin

 

Wilfried Pinson. Correspondant à Toulouse. Objectif News

 

Le brevet du trottoir électrique détenu par la start-up toulousaine Viha Concept a été vendu à une entreprise américaine faute d'avoir trouvé un financement en Midi-Pyrénées. Laurent Villerouge, le président de Viha Concept estime que le système français est verrouillé. Du coup il a décidé de fermer son entreprise et de s'installer à New York.

 

Le président de Viha Concept, Laurent Villerouge, ne décolère pas. Faute de financement il a dû se résoudre à vendre son brevet de trottoir électrique, développé avec l'Ecole nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications et des PME toulousaines sous-traitantes, à l'entreprise californienne Harvest Energy. Le trottoir électrique est composé de dalles au sol qui, lorsque les passants marchent dessus, transforment l'énergie mécanique des passants en énergie électrique alimentant des lampadaires à leds. Des tests ont été réalisés sur les allées Roosevelt à Toulouse au mois d'avril.

 Personne n'a voulu de son idée en France

 Pour développer son projet, Laurent Villerouge avait besoin d'1,3 millions. Il a été refusé partout. « J'ai présenté mon dossier au Conseil Régional, à la Caisse des Dépôts et à Oséo. J'ai compris qu'ici on soutient l'aéronautique et la chimie ou que c'est trop long à mettre en place », regrette-t-il. Laurent Villerouge avait également remis son dossier à Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Écologie, lorsqu'elle était venue le 21 février dernier pour le forum de l'innovation Futurapolis. « Mon dossier a été perdu et n'a jamais abouti », pointe le président de la start-up. En colère, le chef d'entreprise a également fait parvenir aux différentes rédactions, une lettre de sa banque lui signifiant un découvert de 154 euros sur le compte de l'entreprise. « Cela montre à quel point les banques locales aident les PME et notamment Viha Concept », ironise Laurent Villerouge.

 

La mairie a « fait le maximum » mais échoué

 

L'entrepreneur estime que « c'est un problème de mentalité ». Un sentiment partagé par Alexandre Marciel, adjoint au maire en charge de l'éclairage public, qui soutient le projet. « Il y a un problème culturel à l'endroit d'une nouvelle source d'énergie qui recycle l'énergie de l'activité urbaine. Quand on parle d'énergies renouvelables, les financements sont fléchés vers la méthanisation, le solaire... », explique l'élu. Selon lui, la « municipalité a fait le maximum. Nous avons tenté à tous les niveaux. Je pense que ce départ est l'arbre qui cache la forêt. Il y a de nombreux chefs d'entreprise qui quittent la France pour des pays plus accueillants » analyse Alexandre Marciel.

 

Il ferme sa start up toulousaine et s'installe à New York

 

Face au système qu'il juge « verrouillé », le président de Viha Concept a choisi de partir aux États-Unis. Il s'est rapproché du MIT de Boston qui l'a mis en contact avec la Stony Brook University de New York et lui a fait rencontrer le chercheur Lei Zuo. « Pour signer un contrat de partenariat avec l'université de New York, il m'a fallu 4 heures », fait remarquer le chef d'entreprise. « Aux États-Unis, on regarde d'abord le projet et de quelle manière vous allez le développer. En France, on regarde de quelle somme vous disposez, quels diplômes vous avez et après on s'attarde sur le projet », peste Laurent Villerouge.

 

L'entrepreneur a décidé de fermer sa start-up et de remonter une entreprise à New York début 2013. Il travaillera avec Lei Zuo. Les brevets seront mis en commun. La vente du brevet de trottoir électrique, dans lequel est prévu un fixe et des royalties, lui permet de s'implanter et de développer un nouveau projet: il s'agit de récupérer l'énergie de l'essorage d'un lave linge pour faire chauffer l'eau chaude. Laurent Villerouge espère atteindre « 2 à 3 millions de chiffre d'affaires par an » à partir de 2015.

 

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Encore un inventeur qui quitte le pays, avant d’être totalement ruiné par le système des brevets qui permet à des crapules et à des industriels « peu regardants » de spolier les inventeurs…

Résultats des courses, il créera des emplois ailleurs !

On n’a apparemment pas assez de chômeurs en France !

Il faut bien comprendre la « mécanique » de ce système vicieux pour comprendre mon propos.

 Un inventeur qui fait l’erreur de déposer un brevet, puisqu’on ne cesse de lui dire que sans brevet il n’a aucun droit, rentre dans le « piège ».

 Déposer un brevet est la première étape…

 En faisant ça, il communique son savoir faire à l’INPI ou l’OEB ou peu importe d’ailleurs… Et devient « remplaçable » sans en prendre conscience !

 Un an après, ces organismes qui prétendent défendre les droits des inventeurs, s’autorisent à revendre pour 25 euros, une version papier du brevet à tous ceux qui le souhaitent.

Ceci remplit les caisses de l’INPI, de l’OEB et de ces « organismes », de façon relativement importante, n’en doutez pas une seconde, et fragilise considérablement la position de l’inventeur... tout en le ruinant !

Pour parenthèse, dans mon cas ce fut bien pire, l’INPI, l’OEB et d’autres organismes de ce type à travers le monde, se sont permis de « normaliser » des faux documents qui ont permis à des crapules de me faire chanter et de me « pourrir la vie » de bien des façons, en déposant, comble de l’ironie, des brevets sans mon savoir faire, et donc inexploitables.

Et comme ces organismes ne sont ni déontologiquement, ni même légalement responsables de leurs actes, et bien c’est mon problème, selon eux !

Vous admettrez sur ce simple fait qu’il est difficile de reconnaître une quelconque forme de légitimité à des organismes qui osent normaliser des faux documents, qui permettent à des criminels de faire chanter « légalement » des inventeurs, et qui prétendent de plus, ne pas être responsables de leurs actes par nature criminels.

Néanmoins, les inventeurs ignorant ces « pratiques », séduits par l’aura de sérieux et de probité de ces organismes d’Etat, et conditionnés par le discours imposé par le système  ( « sans brevet, ils n’ont aucun droits sur leur travaux ! » ) y plongent tête la première et se ruinent auprès de ces organisations « criminelles » afin que, comble de l’ironie, ces organismes protègent « leurs droits »…

A partir de ces faits, les industriels intéressés, loin de « s’arranger » avec l’inventeur en respectant ses droits , vont le copier sans la moindre vergogne…

Ou attendre patiemment que le système des brevets ruine l’inventeur et que ses « droits » passent à la trappe…

Car un brevet coûte excessivement cher au niveau international (plusieurs dizaines de milliers d’euros/an) et protège l’inventeur seulement tant qu’il peut payer, et sous réserve qu’il ait les moyens de payer les frais juridiques, en cas de plagiat ou de faux en écriture…

Car, comble du sordide, les affaires en propriété industrielle dépendent du code de la propriété industrielle, et si l’inventeur n’a pas les moyens de payer un avocat, il n’a pas droit à un avocat commis d’office …. Ceci, pour parenthèse, est une violation de la Constitution, puisque la Loi est censée être la même pour tous, et ceci permet des dérives à l’encontre des inventeurs, absolument scandaleuses, comme les menaces, l’intimidation, le chantage et l’esclavage…

Le tout en interdisant à l’inventeur, faute de moyens, l’accès à la justice… Ce qui est une violation caractérisée et « légalisée » des Droits de l’Homme.

Si l’inventeur ne peut plus « payer » ses brevets, on lui « vole » ses droits le plus « légalement » du monde.

Le système français (administratif et industriel) considère même qu’il faut 20 ans à une invention pour arriver à « maturité »… Etrangement, 20 ans c’est la durée maximale des « droits » d’un inventeur, accordée par un brevet (sous réserve que cet inventeur puisse payer durant cette période évidemment)…

Mais il ne faut y voir qu’une coïncidence évidemment ! Restez naïf !

 Je connais d’ailleurs un inventeur qui a déposé un brevet, il y a 17ans… Il attend toujours un dernier tampon d’une « administration » pour pouvoir l’exploiter…

 Un sur une bonne dizaine, obtenir le dernier en date lui a pris seulement 2 ans, il a bon espoir de gagner un peu d’argent pour peut être rembourser ses frais avant que ses droits ne lui soient « volés » légalement…

On peut toujours rêver, mais en attendant, un industriel est dans les starting blocks pour exploiter son invention et son travail… Courage on y croit pour lui, il va rembourser ses frais !

L’exemple de Mr Villerouge n’est qu’un exemple parmi bien d’autres malheureusement, et je trouve qu’il a été sympa, à moins que le journaliste, Mr Pinson, n’ait arrangé la « sauce » pour être plus politiquement « correct ».

 

Dans mon projet, j’ai moi-même au cours des 10 dernières années, côtoyé les mêmes rouages…

-les banques :

Il en existe 2 sortes :

-celles qui ne prêtent pas pour les technologies innovantes, et qui vous servent un jargon du genre « qu’il est difficile d’investir dans quelque chose qui n’a pas fait ses preuves »… il faut dire aussi en toute bonne foi, qu’une innovation a souvent du mal à faire ses preuves, avant d’exister au niveau industriel, ce quibien évidemment n’arrivera jamais,faute de moyens, si on se fie à leur raisonnement !

-celles qui vont prêter aux innovateurs sous réserve que les garanties soient suffisantes et que le brevet soit intégré comme propriété de la société qu’ils financent…

 En général, pour de petites sommes (autour de 10.000 euros), juste assez pour démontrer que ça fonctionne et pas assez pour pouvoir réussir… Faute de paiement, le brevet leur revient ainsi à moindre frais et l’inventeur se retrouve en « galère »!

Mais avec un grand sourire du banquier, s’il vous plaît !

 

Oséo, autrefois Anvar, créé à l’origine par le général De Gaulle pour soutenir la force vive génératrice d’emplois que représentaient les inventeurs, afin de pallier les défaillances du système bancaire…

Et qui soutient depuis de grosses sociétés et certainement pas les inventeurs…

Car ces derniers, depuis l’époque du Général, sont devenus auprès du grand public et des pouvoirs publics des hurluberlus, comme ce Mr Villerouge !

En ce qui concerne le mépris et la condescendance dont les inventeurs font l’objet…

Pas de quoi vous formaliser Mr Villerouge, vous êtes un hurluberlu pour ces chargés de missions d’à peine 30 ans, chargés de mission hyper diplômés, tout frais sortis de leurs études, et qui ne sont là que dans l’attente d’un poste plus « intéressant »…

La dernière que j’ai rencontrée à Oséo a été remplacée moins de 3 mois après notre entretien…

Elle était charmante d’ailleurs et a communiqué mes coordonnées à sa remplaçante…

 

l’Ademe je n’ai même pas pu rencontrer le remplaçant de celui que je n’ai pas pu voir, pour cause de mutation… Pas par mauvaise volonté non… Lui aussi a été « remplacé » dans l’intervalle…

Et que dire du sérieux prononcé de ces organismes publics, qui pour vous adresser au bon intervenant, se renvoient la balle de façon récurrente, afin de vous envoyer au meilleur interlocuteur possible…

Ne soyez pas de mauvaise fois Mr Villerouge, ils ne se renvoient pas la balle indéfiniment pour vous « ennuyer » mais bel et bien pour vous orienter vers le meilleurs interlocuteur possible…

Ce n’est tout de même pas de leur faute s’il y a toujours quelqu’un de mieux placé que celui que vous avez au bout du fil, pour vous renseigner…

Après 10 ans, je reconnais trouver aussi que c’est un peu long, mais enfin Mr Villerouge, il faut le temps qu’il faut…

En ce qui concerne la Caisse des dépôts et consignations, j’ai eu pour ma part un très bon accueil, mais il faut dire que mon projet était déjà bien soutenu.

D’ailleurs, je dois admettre que si je n’ai pas eu le soutien de cet organisme, j’en porte l’entière responsabilité, mais il faut dire pour ma défense qu’on m’imposait de communiquer la totalité du savoir faire de ma technologie avant d’injecter le moindre centime, et que de nombreuses phrases m’ont quelque peu refroidi…

Ceci étant, le « transfert » de technologie se comprend puisque mes brevets m’ont été volés sans mon savoir faire, et que n’ayant pas cédé aux chantages et aux menaces de morts de mes « crapules », je suis toujours « incontournable »…

Ce qui fait que je me retrouve dans une situation inédite où le « système » s’est lui-même court-circuité et que le piège, loin de s’être refermé sur moi, s’est retourné contre le « système » lui-même…

Et contre l’intérêt général, en bloquant une technologie qui est notre seul espoir d’inverser le réchauffement climatique qui tue environ 1 million d’êtres humains chaque année…

Un véritable crime contre l’humanité ,prenez en conscience !

Pour les phrases entendues:

«Un inventeur, ce n’est pas très sérieux !»

«Les investisseurs aiment bien être en position de se passer de l’inventeur.»

« Un homme d’affaire sait rentabiliser une invention, pas l’inventeur… »

 

Connaissant la « chanson », j’ai préféré être franc et leur faire comprendre que si j’avais perdu des années de ma vie, à supporter le chantage, les intimidations et les menaces, ce n’était certainement pas pour me mettre à la merci d’un quelconque investisseur, et le tout pour un « éventuel » financement…

C’est donc bel et bien de ma seule et entière responsabilité, mais je n’avais aucune envie de me retrouver à nouveau « sous tutelle » d’une éventuelle « crapule », pour du vent…

Car d’expérience et par simple « bon sens » commun, si un investisseur aime bien être en position de se passer de l’inventeur, c’est bien pour pouvoir se passer totalement de lui et donc garder tous les fruits de son travail à moindre frais…

Et cela, seulement si l’inventeur a de la chance ou que son concours, par un transfert de savoir faire satisfaisant n’est pas nécessaire… Sinon il a droit aux intimidations, au chantage, aux menaces, aux faux en écriture, normalisés par les mêmes organismes qui osent prétendre défendre ses droits mais qui ne sont « en aucun cas » responsables de leurs actes.

Et j’en passe, parmi les pratiques infâmes, et le tout sans aucune possibilité de défense, faute de moyen d’avoir accès à la justice puisque toute affaire en propriété industrielle dépend du code de la propriété industrielle et qu’aucune de ces « pratiques » n’est prise en charge dans ce « code »…

Et comme un inventeur est un « dingo », un « parano », toute démarche de dénonciation de ces faits sera aussitôt tournée en dérision… Et parfois même par les autorités judiciaires qui de toute façon sont désarmées, puisque votre « affaire » échappe au droit commun pour tomber dans l’escarcelle du code de la propriété industrielle…

Renvoyant ainsi l’inventeur à son impuissance et à ses ennuis, devant des individus sans scrupules prêts à tout pour s’approprier son travail…

Mais bien sûr, vous n’avez pas à me croire… étant un inventeur moi-même ne suis-je pas qu’un « dingo » « parano », et de fait quelqu’un qui ne doit en aucun cas, et sous aucun prétexte, être pris au sérieux…

Il faut toutefois mentionner qu’il y a beaucoup d’intervenants qui croient sincèrement que le système protège les inventeurs, et qui, automatiquement, guident ceux ci vers le brevet, ignorant le piège que représente un brevet d’invention pour l’inventeur…

Je pourrais aussi faire un petit chapitre sur les incubateurs et autres pépinières d’entreprises, car il faut dire qu’il en existe beaucoup et qu’ils font un travail formidable…

J’en ai côtoyé 3.

 -un chargé de mission de l’une d’entre elles m’a « balladé » durant 6 mois, il m’a imposé de faire des frais pour faire « expertiser » mes travaux en me faisant miroiter un soutien et un financement, et au bout de 6 mois et une expertise de l’Apave positive… Rien !

-un autre chargé de mission lui, a sacrément bougé…

 Je l’ai joint un jeudi et il m’a donné un rendez vous dès le vendredi, alors qu’il partait en vacance pour un mois…

 Un mois plus tard comme prévu, je reprenais contact avec lui, mais dans l’intervalle il avait exposé mon projet à son supérieur, et ce dernier avait jugé mon projet si extraordinaire qu’il pensait que c’était une escroquerie… Et ce malgré une expertise de l’Apave qui en démontrait le bon fonctionnement !

 A partir de là, loin de baisser les bras, on a multiplié les rendez vous…

 -avec un expert du CNRS

 -avec une chargée de mission de l’ANVAR

 -avec un chargé de mission d’un pôle environnement

Tous ont trouvé le projet intéressant, mais aucun d’eux n’a voulu me soutenir…

Pire encore, le dernier après un rendez vous qui s’est très bien passé, a changé d’avis et a passé presqu’une heure à essayer de me faire dire que c’était une escroquerie et ce malgré l’expertise Apave qu’il n’a pas hésité à remettre en cause !

Il avait dû en parler à son supérieur, et là encore un mur s’est dressé, d’inventeur je passais au stade de personnage « louche, suspect et crapuleux !».

A partir de là, celui qui s’est « bougé », voyant que toutes les portes se refermaient, m’a mis en contact avec une société d’investissement qui se trouvait dans les locaux mêmes de cette pépinière… La société Segitech, société écran d’une bande de crapules qui m’ont pourri la vie durant 5 ans pour me spolier !

Depuis peu, le Conseil Régional d’Aquitaine m’a redirigé vers cette même pépinière… Non vers un chargé de mission, mais directement vers le directeur de la structure…

Malgré cette bonne recommandation, j’ai dû le « harceler » au téléphone, lui envoyer plusieurs mails et enfin il m’a répondu… il m’a envoyé 2 pages à remplir et m’a dit qu’après réception de ce document complété, j’aurais un rdv sous 8 jours… Cela fait déjà un mois !

Je n’ai plus beaucoup de patience après mes mésaventures, mais courage… On y croit !

On m’a aussi souvent dit que ce n’était pas à l’argent public de financer un projet privé…

Pourtant, sans que vous le sachiez, c’est déjà souvent le cas…

L’Ademe a même un budget conséquent qui frise l’indécence et se chiffre en centaines de millions d’euros…

En voici quelques exemples, choisis sur le même créneau que ma technologie :

 Le stockage géologique du CO2…

Technologie des plus contestable, puisque ne faisant que mettre le CO2 sous le « tapis ». Elle est même potentiellement dangereuse pour les populations car nul ne sait à long terme si le CO2 restera sous le tapis, ou s’il en sortira, au risque d’asphyxier des milliers voire des millions de gens !

Référez vous à la catastrophe du lac de Nyos en 1986, où un million de tonnes de CO2 relâchées dans l’atmosphère avaient tué 1800 êtres humains et toute forme de vie animale, dans un rayon de 20 km…

Maintenant imaginez qu’un de ces projets ci dessous va être mis en place dans le bassin parisien… N’imaginez surtout pas ce qui se passera si un ou plusieurs millions de tonnes de CO2 parvenaient à s’échapper aux environs de Paris… Vous dormirez sans doute mieux !

Et bien ces projets « pilotes » de stockage géologique sont financés par dizaines de millions d’euros par de l’argent public…

Extrait d’une page Ademe :

 

  • Démonstrateurs et plateformes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte

 

1275 millions d'euros couvrant énergie solaire, énergie éolienne, énergie marine, géothermie, captage, stockage et valorisation du CO2, chimie du végétal, biocarburants avancés, hydrogène et pile à combustible, stockage de l’énergie, îlots et bâtiments à énergie positive, etc.

 

Source : http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=24707

 


Officiellement ces installations sont financées à hauteur de 50% par de l’argent public, et à 50% par des sociétés privées… Mais entre nous, les factures ça se « gonfle »…

Et voici ceux qui m’intéressent :

 

C2A2, piloté par EDF, avec la participation de Alstom, Véolia Environnement…

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Coût en fond public : 5,1 millions d’euros.

 

France Nord, piloté par Total et GDF-Suez, partenaire Air liquide, Lafarge, Vallourec, BRGM, IFP, INERIS, EIFER, GeoForschungsZentrum…

Aide ademe totalGDF.jpg


 

Coût en fond public : 21,6 millions d’euros.

Pil_Ansu, piloté par Alstom, partenaire EDF, GDF-Suez, Armines…

 

 

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Coût en fond public : 6 millions d’euros.


ULCOS II, piloté par ArcelorMittal et ayant pour partenaire un consortium qui rassemble une cinquantaine d’organisations de 15 pays européens dont 10 entreprises sidérurgiques.

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Coût en fond public 10,8 millions d’Euros.

 

Source : http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=24712

 

Ma société a postulé pour ces aides, pour monter mon pilote industriel…

 On m’a répondu que mon projet ne correspondait pas…

 Pourquoi ? simplement parce que ma technologie traite le CO2… Je ne suis pas dans le stockage géologique !

Ceci veut dire que malgré le risque potentiel sur les populations… aucune autre solution que le stockage géologique du CO2, n’est à l’étude ?

INQUIETANT POUR LE MOINS !

 Et puis il faut dire qu’une petite société a moins besoin de soutien économique que des sociétés comme Total, EDF, Alstom, GDF-Suez, ArcelorMittal ou Lafarge…

Ceci étant, je comprends mieux la réponse rapide du « Monsieur CO2 » des cimenteries Lafarge…

Pourquoi étudier d’autres solutions quand on peut faire financer le « traitement » du CO2 par des fonds publics !

 http://sosterrien.skynetblogs.be/archive/2012/01/07/bonne...

 

J’ai aussi demandé un soutien dans le cadre de l’hydrogène produit dans mon procédé… Mais là aussi, l’hydrogène étant encore à ce jour considéré comme un vecteur d’énergie et non comme une véritable source d’énergie, ce qui est le cas dans mon procédé, et bien je ne rentrais pas dans le « moule »…

Laurent Villerouge avait également remis son dossier à Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Écologie, lorsqu'elle était venue le 21 février dernier pour le forum de l'innovation Futurapolis.

« Mon dossier a été perdu et n'a jamais abouti », pointe le président de la start-up.

 Les dossiers qui se perdent de façon bien pratique, c’est aussi un grand classique…

Personnellement Mr Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, a eu connaissance de mon dossier comme le confirme Mr Goubet, son secrétaire de cabinet.

 

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Comme il le prétend dans ce mail, mon dossier a été transmis à Mr Borloo, alors Ministre d’Etat, de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire…

 Trois ans plus tard… Rien !

 Il faut dire que Mr Protain Gérard, avocat fiscaliste et crapule infâme ayant menacé jusqu’à ma vie pour me spolier, et accessoirement ami personnel de Mr Borloo, m’avait confirmé par voie orale que ce dernier ne ferait rien qui pourrait lui nuire, et qu’il « enterrerait le dossier »…

 Ici un extrait de mail par lequel cet « honnête » homme confirme ses liens avec Mr Borloo…

 

1 protain ami boorloo.jpg

Et ici un extrait de mail où cet « honnête » homme me « conseille » de céder au chantage, même si ce n’est pas dit en ces termes, (ce Monsieur étant avocat il connaît les limites à ne pas franchir), et où il tente de m’intimider en menaçant de faire de moi un «sans un sou »… chose que lui et ses « associés complices » avaient déjà bien amorcé, puisque j’étais au RSA à l’époque depuis plusieurs années tout en tentant de m’abuser et de me faire peur en se servant de la justice qu’il bafouait… Comble du sordide !

1 PROTAIN.jpg

 

En ce qui concerne l’abus de confiance… Lui est vrai un expert !

 Pour plus d’éléments sur ce « Monsieur » :

 http://razlebol.skynetblogs.be/archive/2010/08/09/protain-gerard-avocat-fiscaliste-ami-de-mr-boorloo-et-crapul.html

et

 

http://razlebol.skynetblogs.be/archive/2010/05/18/les-rat...

 

On ne peut donc que spéculer sur ce qui s’est produit au ministère de l’énergie et de l’écologie, mais le fait est que le gouvernement Sarkozy n’a rien, absolument rien fait… Et que mon dossier fut purement et simplement « enterré ».

Toutefois tout n’est pas noir et l’horizon semble s’éclaircir.

En effet le gouvernement Sarkozy c’est du passé…

Comme je l’ai expliqué dans la vidéo ci-dessous, le CO2 aujourd’hui problème majeur pourrait devenir demain la solution… Et j’ai conclu cette vidéo en disant : « Demain c’est aujourd’hui ! »

 


 


 

 



 Et je constate avec satisfaction que mes propos sont en résonance avec un slogan politique récent qui affirme que « le changement c’est maintenant ! »

En juillet 2010 j’avais obtenu le soutien d’un député…

Il s’appelait Monsieur François Hollande…

 

 

SOUTIEN FRANCOIS HOLLANDE.jpg

 

 

 

 

 J’ai ainsi l’espoir que les choses vont changer « maintenant »

Toutefois, je dois faire une démonstration de ma technologie en Espagne devant des industriels et devant le représentant d’un chef d’Etat d’un Emirat arabe.

J’espère que les choses avanceront dans le bon sens, et que ma technologie créatrice d’emplois ne sera pas contrainte à quitter la France.

 

05/11/2011

A un mois de Durban... situation !

 

Les émissions mondiales de CO2 ont bondi de 45% en 20ans, de 5,8% entre 2009 et 2010

 

 

 


Emission de CO2 : l'échec politique par Europe1fr

 

 

 

Les émissions mondiales de CO2 ont bondi de 45 % en deux décennies, pour atteindre le chiffre record de 33 milliards de tonne en 2010.

Mais pire encore, dans la seule dernière année de cette période, c'est à dire entre 2009 et 2010, les émissions de CO2 ont augmenté de 5,8%.

"Une croissance économique continue des pays en développement et l'amélioration de la situation économique des pays industrialisés en sont les principales raisons", expliquent les chercheurs, précisant que "la plupart des économies majeures ont contribué à la hausse, et notamment la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et l'Union européenne".

Les émissions européennes restent toutefois inférieures au niveau de 2007: 4 milliards de tonnes en 2010, contre 4,7 milliards en 2007.

Ces résultats ont été publiés hier par le JRC, Centre de recherche conjoint européen

 

( "l'European Commission's Joint Research Centre").

2010 restera donc l'année la plus polluante de l'histoire. Les émissions de gaz à effet de serre ont été les plus élevées jamais constatées.

 

C'est un revers pour la lutte contre le réchauffement climatique !

Mais le réchauffement climatique n’est que la partie visible de l’iceberg… Et pas la plus inquiétante, malgré 1 million de morts par an, pour ceux qui se penchent vraiment sur le problème…

 

Acidification des océans, une véritable bombe à retardement, il y a urgence…

 

Ci dessous, la carte mondiale de l’acidification des océans… Plus ça tend vers le rouge et plus c’est acide…

planete acide.png

Ici le petit frère… les concentrations en ions CO3²-

planete co2.png

 

Lui, nul n’en parle, mais il va commencer sérieusement à perturber les mécanismes de respiration et de photosynthèse…

 


Depuis plus de 30 ans, le chimiste et océanologue Richard Feely de la " National Oceanic and Atmosphere Administration" américaine, recueille des échantillons d'eau dans le nord du Pacifique.

Il a observé une baisse constante et régulière du pH des eaux à la surface de cet océan, et particulièrement dans les régions où les concentrations en dioxyde de carbone dans l’atmosphère issues de la circulation automobile, des centrales électriques au charbon ou encore des autres activités industrielles, sont les plus concentrées.

Cette eau de surface qu'il étudie en laboratoire est maintenant devenue si acide qu'elle peut dissoudre en peu de temps les coquilles protectrices des animaux marins tel que celles des mollusques, des coraux ou encore des planctons.

Ces signes très alarmants de la qualité des eaux de surface témoignent de la gravité de l'acidification actuelle des océans.

On consacre beaucoup de temps et d'argent à l'étude des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, cause majeure des gaz à effet de serre, dont tout le monde a entendu parler, mais très peu aux impacts alarmants qu'ils ont sur les océans.

Il n'y a pas actuellement de réel débat sur les conséquences dramatiques qu'entraîne une si rapide augmentation de l'acidité des océans.

"Pourtant les résultats constatés sont très clairs" explique Richard Feely.

Les océans absorbent environ 22 millions de tonnes de CO2 contenues dans l'atmosphère, chaque jour. Cette absorption du carbone par les océans évite la formation d'une grande quantité d’émission de gaz à effet de serre  et temporise efficacement l'augmentation trop rapide du réchauffement climatique, mais elle se paye très cher au niveau des équilibres chimiques océaniques.

Ce carbone mélangé à l'eau de mer crée de l'acide carbonique qui rapidement se transforme chimiquement en bicarbonate et en hydrogène: cet excès d’hydrogène a pour conséquence d'augmenter l'acidité de l'eau.

Ce niveau élevé d'acidité dans l'eau entrave gravement la formation des coquilles et des squelettes des animaux marins et leur rend malheureusement la vie très difficile.

 

Au niveau du plancton microscopique et d'une multitude d'autres espèces qui sont à la base de la chaîne alimentaire océanique, cette augmentation de l'acidité a pour conséquence une réduction de leur croissance et le déclin rapide de leur population, ce qui génère immédiatement un dépeuplement significatif du poisson dans la région atteinte.

 

Mais cette acidification affecte aussi les coraux, qui croissent du coup beaucoup plus lentement ou voire même disparaissent. Ces récifs coralliens hébergent plus de 25% des poissons marins, et c'est donc tout l’équilibre océanique qui se voit maintenant profondément altéré.

 

Ces écosystèmes marins sont tellement interconnectés, qu'en fait les scientifiques ne peuvent même pas prédire avec exactitude les impacts écologiques négatifs que cette acidification des océans entraîne.

 

Il est néanmoins certain qu'un changement rapide en dépeuplement des espèces marines est en cours.

 

Les émissions de carbone libérées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle ont accéléré rapidement le processus d'acidification des océans.

 

Les scientifiques prévoient un déclin du pH moyen de 8.1 à 7.8 d'ici la fin du 21 ème siècle.

 

Pour John Guinotte bio-géographe marin du "Marine Conservation Biology Institute " de Washington, l'augmentation de l'activité humaine en cours accélère encore plus ce processus.

« Si nous ne modifions pas nos comportements et notre dépendance aux énergies fossile », prévient-il, « nous pourrions connaître des changements irréversibles de l'environnement marin, qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la vie sur Terre ».

Une équipe internationale de biologistes marins a récemment étudié l'impact sur l'océan de l'importante quantité de CO2 libérée par les activités volcaniques en Papouasie Nouvelle Guinée, où le niveau du pH était estimé à celui que nous devrions connaître en 2100 dans tous les océans. Ils ont constaté que plus de 90% des espèces marines avaient disparu.

 

Cette étude nous donne un aperçu des profonds bouleversements qu'entraîne l'acidification des eaux de mer et nous signale l'urgence que nous avons de réduire nos émissions de carbone aussi rapidement que possible.

Plus d'1 milliard de personnes à travers le monde dépendent directement de l'océan pour survivre.

Les problèmes qu'engendrent les émissions de carbone sur terre dépassent largement le seul cas du réchauffement climatique.

 

Ce lent processus de l'acidification des océans, qui est maintenant enclenché, va perdurer pendant des siècles. Il est urgent d'en prendre acte, et si les gouvernements du monde entier ne réagissent pas, il leur est toutefois rendu obligatoire de laisser les scientifiques étudier ce phénomène de près, afin d'en prévenir, si cela est possible, les effets dévastateurs constatés.

Source: © Mar. An./ Nature Alerte

Et ceci ne prend en compte que l’impact de l’acidification… Et donc seulement la moitié du problème !

 

En effet si le CO2 en se dissolvant dans nos océans libère des ions H+ (acide), il libère aussi des ions HCO3- qui se transforment en CO3²- (en milieu basique) et ces ions interviennent directement dans les mécanismes respiratoires de la totalité des espèces évoluées, ainsi que dans la photosynthèse.

 

D’ailleurs, il est à noter qu’au cours des 40 dernières années, le phytoplancton a vu sa masse se réduire de près de 40%... Quand on sait que le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire aquatique et que via la photosynthèse, il prend en charge la reconstitution de 50% de l’oxygène planétaire, on comprend qu’il y a un gros problème…

Je rappelle en outre que pour respirer, un organisme doit capter de l’oxygène et se débarrasser du CO2 produit lors de la dite respiration…

 

Chez les organismes aquatiques, un poisson par exemple, il y a captation d’oxygène dissous et émission de CO2 dissous, ou HCO3- +  H+.

 

De façon naturelle le poisson produit les ions HCO3- via sa respiration et au niveau des branchies, la pression osmotique impose aux ions HCO3- de passer du poisson à l’eau environnante.

 

Nos émissions de CO2 provoquent une modification océanique importante de la teneur en HCO3- qui mécaniquement modifie la teneur en ion CO3²-dissous dans l’eau, laquelle peut considérablement varier en fonction de la proximité des dites émissions et de la variation des températures des eaux de surface, en fonction des saisons, via la constante de solubilité du CO2 dans l’eau.

 

Si la pression osmotique en ions HCO3- de l’eau est supérieure ou égale à celle qui est exercée au niveau des branchies, le CO2 ne peut pas quitter le poisson et il y a perturbation du mécanisme respiratoire…

 

Ce qui peut entraîner la mort assez rapidement.

C’est ce que j’appelle un cas de « stérilisation carbonique ».

 

Ci dessous se trouve la carte des concentrations en ions CO3²-  (marqueur mesurable du CO2 dissous)

 

 

planete co2.png

 

 

On ne peut que noter le parallélisme entre cette carte des ions CO3²- et les hécatombes animales observées aux USA, Canada, Europe, Chine, Asie, Australie, Amérique du Sud et autour du bassin méditerranéen, zones où sont situés les plus gros émetteurs de CO2 de la planète...

 On note que ces hécatombes pour l’heure toujours « mystérieuses » ont eu lieu essentiellement à proximité des zones en rouge sur cette carte.

Une coïncidence ? Croyez vous…

Un petit film sur ces hécatombes de masse, de 2005 à début 2011 : prenez soin de regarder l’amplification du phénomène et ses localisations, en gardant en tête la carte des concentrations en ions CO3²- :

 




 

 

 

Depuis fin 2010, un peu partout sur la planète,  en règle générale en été, et dans des régions localement proches de grosses sources de CO2 anthropique telles que des grandes villes (voitures) ou d’usines telles qu’une centrale à charbon, ont lieu des cas de stérilisation carbonique ou perturbation des mécanismes respiratoires liés à de trop grandes concentrations en CO2 dissous.

 Le dernier cas d’ « d’hécatombes mystérieuses» a eu lieu en zone tropicale, en septembre dernier, en Chine, et s’est soldé par la mort de plusieurs centaines de millions de poissons.

 

Le phénomène s’amplifie de façon indéniable, en fréquence et en ampleur…

 

Aujourd’hui la Terre s’éloigne du Soleil dans sa rotation autour de ce dernier.

 

Quand l’automne commence dans l’hémisphère nord, le printemps commence dans l’hémisphère sud, ce qui implique une diminution relative et saisonnière de la température planétaire, ce qui va considérablement réduire les cas de stérilisation carbonique, en augmentant la capacité de dissolution du CO2 dans une eau devenue plus froide.

 

Malheureusement ceci est temporaire, et des mécanismes de stérilisation carbonique devraient reprendre dans l’hémisphère sud courant novembre, et avec un peu de chance, seulement en décembre.

Un répit prévisible pour nos écosystèmes que vous pourrez vous-même observer, en attendant une reprise de ces « hécatombes mystérieuses » qui ne le sont pas tant que ça, quand on sait de quoi on parle.

 

En attendant de meilleures nouvelles à vous annoncer, ou malheureusement la reprise du décompte de ces hécatombes «  mystérieuses », voyons comment nos « congénères » décideurs politiques et économiques s’y prennent pour essayer de réduire nos émissions de CO2 et donc de régler les choses, même s’ils n’ont pas encore pris conscience de l’énormité du problème qui pourrait causer notre extinction, dans des délais beaucoup plus brefs qu’ils n’osent le penser…

 

Tourmente financière, les banques se ruent sur les forêts et le carbone !

 

 

 

 


En pleine tourmente financière, les banques se ruent sur les forêts et le carbone

En préparation des négociations sur le climat qui auront lieu en fin d’année à Durban (Afrique du Sud), et en pleine tourmente financière, le secteur banquier, avec en tête BNP Paribas, lance une offensive pour réclamer l’intégration des forêts dans le marché du carbone. Les Amis de la Terre s’opposent fermement à cette dérive qui ne repose sur aucune base scientifique et place l’avenir des forêts du monde, et des communautés qui en dépendent, dans les mains d’entreprises irresponsables.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le secteur bancaire ont publié un nouveau rapport, avec une série de recommandations, pour que les négociations sur la lutte contre la déforestation et le réchauffement climatique « s’ouvrent efficacement aux flux de la finance privée ».

Au centre des débats, les banques espèrent pouvoir accéder à un marché potentiel de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, avec la création de crédits-carbone forestiers REDD qui pourraient être achetés par les entreprises et les États ne respectant pas leurs obligations de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Or, comme l’explique Sylvain Angerand, chargé de campagne pour les Amis de la Terre et ingénieur forestier, la compensation carbone est une imposture scientifique : « Il n’est pas possible de compenser la libération de carbone d’origine fossile (pétrole, charbon…), qui s’est formé pendant plusieurs millions d’années, par un stockage très temporaire dans les forêts. Les grands incendies en Amazonie, en Russie ou en Asie du sud-est, qui se multiplient chaque année, nous le rappellent de façon évidente ».

En réalité, l’enjeu pour le secteur privé n’est pas tant de participer à la lutte contre les changements climatiques que de transformer la crise écologique en opportunité économique comme l’explique Yann Louvel, référent de la campagne Responsabilité des acteurs financiers pour les Amis de la Terre : « Si BNP Paribas, et les autres banques qui ont co-signé ce rapport, voulaient vraiment s’engager pour le climat, elles arrêteraient de financer d’une part des secteurs qui contribuent à la déforestation comme les monocultures de palmiers à huile ou de soja et d’autre part des projets extrêmement controversés de centrales à charbon ou d’extraction de pétrole à partir de sables bitumineux. »


Alors que le secteur financier s’écroule, les banques sont à la recherche de nouveaux placements présentés comme beaucoup plus sûrs et plus rentables : c’est ce qui explique la tendance croissante à la financiarisation des ressources naturelles et des biens communs comme l’atmosphère. Après la conférence de Durban en décembre, c’est le sommet de Rio en juin qui est en ligne de mire des banques :

« Les offensives du secteur financier pour mettre la main sur l’atmosphère et la biosphère se multiplient et il est urgent de s’y opposer, car les conséquences écologiques et sociales sont désastreuses » comme l’explique Sylvain Angerand.


« Nous observons de très près les projets pilotes et nous constatons de graves dérives : restriction d’accès, expulsion de communautés pour planter des arbres transgéniques à croissance rapide, ou encore, embauche de milices privées pour protéger les investissements de ces entreprises ».

Les Amis de la Terre appellent donc les banques privées, et en particulier BNP Paribas, à faire face à leurs responsabilités en arrêtant de financer des projets qui contribuent à la déforestation et au dérèglement du climat, plutôt que de vouloir en tirer doublement profit en jouant au pompier-pyromane.

Source :
Amis de la Terre

Pour faire simple, dans un monde devenu fou, tout s’achète !

 

Il faut bien comprendre que raser des forêts pour « stocker » du CO2 sous forme d’arbres n’est certainement pas une solution…

 

Brûler des forêts pour pouvoir planter des forêts, c’est se moquer du monde pour une histoire de fric...

 

Acheter des terrains agricoles qui nourrissent des gens afin de planter des arbres, fussent ils à l’autre bout du monde, n’est pas non plus une solution acceptable…

 

Peut on moralement affamer des populations afin d’échanger des quotas carbones en faisant croire que c’est pour le bien de tous ?

 

Qui osera dire à ceux qui vont mourir de faim que finalement c’est pour le bien de tous ?

 

De la même manière, réorienter des terres agricoles vers la culture afin de faire pousser des biocarburants, est là aussi une fumisterie sans nom, indigne de l’humanité…

Mais ça se fait, ne vous déplaise, et vous y participez bon gré mal gré, dès que vous faites votre plein d’essence ou de gasoil…

Où que ce soit à travers le monde, un hectare de terre consacré au bio-carburant est un hectare de terre qui ne nourrira personne d’autre que vos voitures…

Prenez en conscience !

 

Pouvons nous sérieusement affamer des populations pour nourrir des voitures ?

 

C’est de la folie !

 

Nos émissions de CO2, passées, présentes et futures sont un problème majeur de notre époque, et leur maîtrise un enjeu crucial pour la survie de notre espèce, mais nous devons raison garder…

 

On ne se sauvera pas en dévastant nos forêts ou en affamant les populations les plus pauvres de la planète.

Et si nous laissons des individus peu scrupuleux ou déconnectés des réalités, affamer des millions de gens ou dévaster notre monde pour une histoire de fric, c’est que nous sommes tombés très bas.

 

Face à la lutte contre le réchauffement planétaire on nous présente depuis déjà plusieurs années une solution… Le « stockage géologique du CO2 »...

 

En vidéo :

 

 

 


Laissez moi ici aborder ce sujet, en m’appuyant sur l’article suivant.

 

Les industriels français veulent nous convaincre du stockage du CO2 !

 

 

Captage/stockage de CO2: il faudra aussi convaincre les populations

PARIS - Convaincre les populations d'accepter que le CO2 soit stocké sous leurs pieds pour éviter qu'il ne réchauffe l'atmosphère: c'est l'un des enjeux identifiés mardi par des industriels français qui développent des prototypes de cette technique encore expérimentale.

L'acceptabilité est un sujet important, très fort en Europe, et un sujet-clé, car la filière ne se fera pas si on ne résout pas cette question, a reconnu Gérard Moutet, directeur climat-énergie de Total, qui expérimente un tel procédé depuis janvier 2010 sur son site de Lacq (Pyrénées-Atlantiques).

Il faut que le débat ait lieu, et, pour que ce débat ait lieu sur des bases concrètes, il faut faire des démonstrateurs, a-t-il insisté en marge d'une table ronde organisée à Paris par Enerpresse.

Dans le cadre de son projet France-Nord, Total est en quête d'un site, dans le bassin géologique parisien, qui permettrait de stocker, d'ici 5 ans environ, de grandes quantités de CO2 dans des sous-sols très profonds et étanches.

Pour lutter contre le changement climatique, le CCS (captage et stockage de CO2) n'est pas l'outil le moins bien placé, a souligné Jean-Pierre Birat, expert d'Arcelor Mittal, qui a présenté les projets du groupe sidérurgiste à Florange (Moselle) où un démonstrateur devrait être opérationnel en 2016.

En matière de recherche, les Etats-Unis, le Japon et l'Europe sont en pointe, selon Hervé Quinquis, responsable du sujet à l'Institut français du pétrole/Energies nouvelles (IFPEN). Une vingtaine de projets de taille industrielle sont recensés en Europe, a-t-il précisé.

La filière est à un stade de démonstration, a rappelé François Moisan, directeur exécutif de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), soulignant que cette technique n'est actuellement pas économiquement viable.

Selon le Global CCS Institute, un organisme qui promeut cette technique, plus de 230 projets d'expérimentation de captage et/ou stockage du CO2 (CCS) étaient en cours ou en prévision à la fin 2010.

Jugée incontournable par certains dans le cadre de la lutte contre le réchauffement, cette technique est décriée par certaines ONG qui jugent qu'elle retarderait la transition vers des énergies propres.


(©AFP / 20 septembre 2011 13h56)

 

On note le : « Pour lutter contre le changement climatique, le CCS (captage et stockage de CO2) n'est pas l'outil le moins bien placé, a souligné Jean-Pierre Birat »

 

« N’est pas l’outil le moins bien placé »… Quelle langue de bois ! Ce Monsieur doit être avocat pour sortir une phrase aussi alambiquée…

Alors bon ou mauvais cet outil ?

 

Bien placé ou pas bien placé ?

 

La réalité, c’est que si les populations doivent « accepter » qu’on stocke le CO2 sous leurs pieds, c’est que cette technique sensée « piéger » le CO2 et ainsi permettre à l’industrie de le prendre en charge, représente des risques très mal définis…

 

D’ailleurs ce texte regorge d’allusions dissimulées à la menace que peut représenter cette technologie…

 

Des preuves ?

 

« Dans le cadre de son projet France-Nord, Total est en quête d'un site, dans le bassin géologique parisien, qui permettrait de stocker, d'ici 5 ans environ, de grandes quantités de CO2 dans des sous-sols très profonds et étanches ».

 

 

Des sous sols très profonds et étanches !

 

Pourquoi à votre avis, souligner ces 2 points ?

 

Simplement parce qu’il ne faudrait pas que le CO2 ainsi glissé « sous le tapis » puisse ressortir… Et à plus forte raison dans le bassin parisien où il y a une concentration humaine très importante…

 

Je vous rappelle que le mécanisme de stérilisation carbonique peut tuer, par perturbation des mécanismes respiratoires liés au CO2… Et que nous respirons tous !

 

Sachant que le stockage géologique va porter sur des millions de tonnes de CO2 (sans doute), il est assez effrayant de réaliser que le CO2 est un gaz asphyxiant… 

 

Quant à l’hypothèse sous entendue que le futur réservoir ne soit pas assez profond et surtout peu étanche serait pour le moins très inquiétante mais le simple fait que ces points soient ainsi soulignés démontre que la menace existe et qu’ils en ont conscience…

 

Imaginez maintenant une fuite de CO2 d’un de ces réservoirs de stockage géologique…

 

Imaginez une petite fuite au dessous d’une ville aussi peuplée que Paris…

 

Imaginez une petite fuite sur un réservoir de plusieurs millions de tonnes de CO2…

 

Maintenant n’imaginez plus… Au Cameroun en 1986, la libération par le lac de Nyos situé au sommet d’un volcan, d’un million de tonnes de CO2, a tué 1700 êtres humains, et a tué toute forme de vie animale dans un rayon de 20km…

 

(http://www.rfi.fr/actufr/articles/017/article_8072.asp )

 

Et maintenant comprenez vous pourquoi ils tiennent tant à ce que les populations acceptent de stocker des millions de tonnes de CO2 sous leurs pieds ?

 

Si les populations acceptent, seules les populations seront responsables…

 

« L'acceptabilité est un sujet important, très fort en Europe, et un sujet-clé, car la filière ne se fera pas si on ne résout pas cette question... »

 

 On comprend mieux pourquoi l’acceptabilité des populations est un sujet clé, hein ?

 

Allez, autre sujet d’actualité… Gaz de schiste… Vous avez dit gaz de schiste ?

 Vous l’avez sûrement remarqué, mais depuis quelque temps déjà, le prix de l’énergie s’envole…

 La matière première se raréfie et nos pétroliers se jettent à corps perdu dans des énergies dites « alternatives »… Parmi lesquelles on trouve en bonne place les sables bitumineux (au Canada principalement) et les gaz de schistes…

 

Ce n’est pas vraiment une alternative mais bon… C’est une affaire de gros sous et ça nous dépasse tous !

 

Canada, sables bitumineux, après Obama huit prix Nobel écrivent au premier ministre Canadien

 


Séquence Animé du film H2Oil from Sylvie Trouvé on Vimeo.


 

Huit prix Nobel de la paix ont demandé mercredi au Premier ministre canadien Stephen Harper d'arrêter l'exploitation des sables bitumineux, qu'ils accusent d'augmenter considérablement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les huit signataires, dont l'Argentin Adolfo Pérez Esquivel (1980) et l'archevêque sud-africain Desmond Tutu (1984) et le président du Timor oriental José Ramos-Horta, placent leur démarche dans le sillage de leur lettre au président américain Barack Obama.

Il y a trois semaines, ils lui avaient demandé d'interdire la construction de l'oléoduc Keystone XL, devant transporter vers le sud des Etats-Unis, du pétrole extrait des sables bitumineux canadiens en Alberta.

Décrivant les conséquences désastreuses prévisibles du changement du climat, les signataires de la lettre à M. Harper mettent en garde contre des conflits violents, l'instabilité et la famine.

Si les émissions des GES ne sont pas fortement réduites dans les années qui viennent, des milliards de vies et leurs moyens de subsistance seront irréparablement affectés, affirment-ils.

Les prix Nobel appellent M. Harper à abandonner l'expansion de l'exploitation des sables bitumineux et à opter pour les énergies renouvelables. Ce serait, disent-ils, une décision d'une grande profondeur morale, à placer parmi les autres combats majeurs de l'humanité.

Lundi dernier, plus de cent personnes ont été arrêtées devant le parlement fédéral canadien à Ottawa lors d'une manifestation contre l'oléoduc Keystone XL. Une manifestation similaire a eu lieu à Washington le mois dernier.

Le même jour, le ministre canadien des Ressources naturelles Joe Oliver, a affirmé que l'oléoduc devrait créer plus de 140.000 emplois et engendrer pour 600 milliards de dollars d'activité économique au Canada.

La décision finale des autorités américaines sur ce projet d'oléoduc est attendue avant la fin de l'année.

Source ©AFP

 

Gaz de schiste, après les ravages sanitaires et environnementaux de la technique d’exploitation des gaz de schiste, dite à fracturation hydraulique, aux USA et aux Canada, les gaz de schiste arrivent… En France !

 

Selon la Confédération paysanne, « des viticulteurs du Languedoc-Roussillon ont reçu de leur Préfecture des lettres leur demandant de laisser libre l'accès de leurs parcelles aux engins de prospection pour les gaz de schiste sitôt les vendanges terminées ».

Le syndicat estime que « les évènements vont s'accélérer », relevant que « Total vient de communiquer sur de soi-disant nouvelles méthodes d'exploitation des gaz de schiste excluant la fracturation hydraulique interdite par la loi de juin 2011 »

La Confédération paysanne appelle ses adhérents et l'ensemble des paysans à la vigilance et à la résistance non violente contre cette campagne de prospection qui s'annonce.

POSITION DE LA CONFEDERATION PAYSANNE A PROPOS DE L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE

Bagnolet, le 22 septembre 2011

La Confédération Paysanne

 

  • Considérant les dégâts avérés que font courir les exploitations des gisements de gaz de schiste sur la ressource en eau par la seule technique existante de la fracturation hydraulique ;

 

  • Considérant d’autre part que cette exploitation nécessite l’occupation et la transformation de vastes superficies de terre agricole pour les nombreuses infrastructures et les moyens d’accès ;

 

  • Considérant les nuisances causées par les très nombreux transports de poids lourds sur de petites routes communales et la pollution engendrée par ceux-ci ;

 

  • Considérant que l’exploitation et l’utilisation de cette énergie fossile auraient pour conséquence directe d’augmenter l’effet de serre et donc le réchauffement climatique déjà catastrophique pour des millions de paysans dans le monde et chez nous (sécheresses répétées) et que cette fausse solution ne fera que retarder la mise en place des énergies renouvelables (solaire, éolienne, géothermique etc.) et la prise en compte de la nécessaire sobriété énergétique.

 

  • Considérant enfin, que les paysans sont d’ores et déjà concernés par les demandes de prospection et qu’ils seront les premiers touchés par la spoliation de leurs terres et par l’appauvrissement ou la disparition de la ressource en eau indispensable pour accomplir leur métier qui est de nourrir la population ;

 

  • Considérant que la loi votée par le Parlement en juin 2011 interdit la seule technique possible d’exploitation dite de la « fracturation hydraulique », mais n’abroge pas les permis d’explorer ;

 

En conséquence, la Confédération paysanne appelle les paysans et les populations concernées à entrer en résistance par tous les moyens non violents contre ces explorations inutiles et dangereuses et à refuser l’entrée sur leurs parcelles à tout engin de forage et d’exploration.

La Confédération paysanne sera à leurs côtés pour lutter contre cette nouvelle chimère qui tend à nous écarter des vraies solutions à la crise énergétique.

Notre terre doit servir à nourrir les humains !

 

Ci dessous extrait du film gazland pour se faire une idée plus concrète des effets sanitaires et environnementaux de cette technologie si « lucrative » pour les pétroliers, qu’ils voudraient nous l’imposer sans que nous ayons notre mot à dire…

 



 

 

Les images se passent de commentaires…

 

Maintenant que devient le 3ième volet du mécanisme de « stérilisation carbonique », à savoir une libération monstre de méthane issu de la fonte des clathrates.

 

Je rappelle que les clathrates sont de petites cages de glace renfermant du méthane et d’autres gaz issus de la dégradation de matière organique par des micro-organismes dans les fonds marins…

 

Je vous avais annoncé une libération monstre de méthane au cours de l’été 2010… et bien rassurez vous, malgré un silence médiatique étonnant, ça se poursuit et s’amplifie même avec le réchauffement planétaire...

 

Mardi 11 Octobre 2011

 

Des chercheurs russes et américains ont repéré de nouvelles zones d’émission intense de méthane dans la partie est de l’Arctique. Certains spécialistes estiment que ce phénomène est capable d’accentuer l’effet de serre. Les membres de l’expédition internationale ont identifié des centaines de torches mais ce n’est qu’une infime partie des quantités de méthane emprisonnées dans les pergélisols  du fond de mer où ce gaz se présente sous forme d’hydrates, formations solides qui se détruisent sous l’effet d’augmentation de température en libérant du gaz. On pense que le réchauffement des eaux océaniques est susceptible de provoquer une « fonte » généralisée des hydrates et la libération de milliards de tonnes de méthane. Comme le méthane a un effet de serre plus prononcé que le gaz carbonique, les conséquences pour l’environnement pourraient être catastrophiques. Les mêmes craintes sont exprimées concernant la fonte des pergélisols. L’inquiétude des scientifiques est parfaitement compréhensible sur fond du réchauffement global qui s’observe aujourd’hui sur notre planète. Mais de nombreux experts estiment que ce scénario a peu de chances de se réaliser un jour. Le fait est que le rapport direct entre l’augmentation  de la concentration du méthane et le réchauffement global n’a pas encore été établi, indique le directeur de l’Institut du pétrole et du gaz, l’académicien Anatoli Dmitrievski :

 

« Il y a des émissions naturelles de méthane résultant de la destruction des hydrates et des variations des conditions au fond des mers. La nature régule elle-même ces processus tout au long des siècles. C’est dans l’ordre des choses et il ne s’agit pas du tout d’une catastrophe écologique. »

 

Il y a peu de chances que les émissions de méthane en viennent à jouer  un rôle fatal dans le réchauffement global, estime à son tour Alexei Kokorine qui dirige le programme « Climat et énergie » du WWF.

 

L’effet de serre a augmenté de 2 à 3% en raison des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre dont le méthane. La température moyenne sur la planète a pris environ un degré. L’effet de serre pourrait s’intensifier légèrement si davantage de méthane arrivait dans l’atmosphère, par exemple à la suite de la destruction des hydrates de méthane sur le plateau continental de l’Arctique. Mais n’oublions pas que c’est la vapeur d’eau qui est responsable de l’effet de serre à hauteur de plus de 90%. Cela signifie qu’il est impossible d’accentuer l’effet de serre au point que la Terre se transforme en Vénus. Par conséquent, rien ne permet de parler de catastrophe.

 

Les émissions de méthane existent dans la région de l’Arctique depuis la dernière période glaciaire d’il y a plus de 15 000 ans. Les scientifiques ignorent même si le méthane qui s’échappe résulte de la décomposition des hydrates ou est le résultat de l’activité accrue des micro-organismes marins. Les océanologues devront analyser en laboratoire les échantillons prélevés lors de l’expédition pour comprendre le sens de ce processus.

 

Source :

 

http://www.alterinfo.net/De-vastes-zones-d-eruption-de-methane-reperees-en-Arctique_a64862.html#last_comment

 

Méfiez vous des propos non alarmistes qui sont tenus dans cet article... Si les clathrates mondiaux fondent, c'est environ 100 fois plus de carbone que ce que l'humanité a exploité en énergie fossile au cours des 150 dernières années, qui sera libéré... Croire que c'est anodin et donc ne rien faire pour s’y opposer est "suicidaire".

 

Je rappelle ici que les "experts", il y a à peine 2 ans considéraient comme impossible que les clathrates puissent fondre...

 

Aujourd'hui, en Arctique ce sont des millions de tonnes de méthane qui sont libérées, à tel point que les membres de l’expédition internationale ont identifié des centaines de torches...

 

Je cite un expert cité dans cet article :

 

« Il y a des émissions naturelles de méthane résultant de la destruction des hydrates et des variations des conditions au fond des mers. La nature régule elle-même ces processus tout au long des siècles. C’est dans l’ordre des choses et il ne s’agit pas du tout d’une catastrophe écologique. »

 

Il a raison, la nature régule elle-même ces processus... en règle générale lorsqu'une libération monstre de méthane a lieu elle est très vite suivie d'une "anomalie carbone", directement liée à l'injection de C12 dans l'atmosphère...

 

Son intégration via la chaîne alimentaire, tel que démontré par l'étude du professeur Wignal, atteste que ce fait est contemporain d'extinction de masse...

 

On ne parle donc pas d'une "catastrophe écologique" mais d'un phénomène naturel qui aboutit systématiquement à une extinction de masse de façon tout à fait "naturelle" et qui régule bel et bien, donc, ces processus...

 

Le pétrole d’aujourd’hui, ce sont les dinosaures d’hier… Le pétrole de demain, ce sera vos enfants et vous-mêmes… Le tout, de façon tout aussi « naturelle »…

 

Ne paniquez donc pas...

 

Jusqu'ici, tout va bien !