22/02/2013

La stérilisation carbonique se poursuit... toujours dans la plus total inconscience générale !

 

L’actualité concernant le CO2 est très riche…

Pourtant j’en parle peu sur mon blog, tant je suis occupé à me battre pour lancer mes technologies de traitement et de valorisation du CO.

- soit par neutralisation du CO2 sous forme solide stable et valorisable, (minéralisation) NaHCO3,Na2CO3, Ca(HCO3)2  etc....


 

- soit par production d'hydrogène, selon un cycle que nous avons appelé cycle du carbone artificiel.






Ainsi, grâce à ce dernier procédé :

- le CO2 actuellement polluant majeur, devient un vecteur énergétique et,

- l'hydrogène actuellement simple vecteur énergétique devient une source d'énergie à part entière.

On pourrait croire que, compte tenu du contexte national et international, qu’il s’agisse du réchauffement planétaire qui coûte chaque année des milliards d’euros de dommages et tue environ un million d’êtres humains par an, ou qu’il s’agisse de la raréfaction des énergies fossiles dont la conséquence directe est la précarité énergétique, on pourrait croire qu’un sujet aussi porteur que produire de l’énergie avec du CO intéresserait beaucoup de monde…

Bon soyons clair, cela intéresse beaucoup de monde, mais personne ne veut financer…

Nous avions pour notre pilote, un site d’accueil en vue en Dordogne, mais le site en question voulait « piloter » le projet afin de collecter toutes les aides financières que nous aurions pu avoir… L’inconvénient, c’est qu’ils étaient motivés pour collecter des subventions, mais pas pour payer l’installation !

On leur a dit que c’était inconcevable… que cela nous bloquerait.

Comment aurions nous pu lever un demi million d’euros pour financer notre pilote industriel sans aucune aide publique qu’ils voulaient percevoir à notre place !

Nous pourrions aussi quitter le pays, mais pour des raisons personnelles je m’y refuse.

D’ailleurs je ne vois pas pourquoi je devrais m’exiler pour développer une technologie qui va créer des emplois et générer de la richesse !

On ne serait pas capable de le faire en France ?

C’est à se demander si la France est dirigée par des gens qui n’ont aucun sens des réalités, ou carrément par des imbéciles.

D’ailleurs ceci n’a rien à voir avec la gauche, Mr Sarkozy en son temps, n’a rien fait lui aussi.

Je pourrais aussi parler d’un hypothétique soutien régional, car après être passé devant un « expert » début octobre dernier, qui a fini par reconnaître son incapacité à se prononcer après plusieurs mois de mûre réflexion, dans un rapport dont on nous refuse l’accès

On se demande pourquoi d’ailleurs…

On s’est entendu dire que « rien n’était  fermé » mais…

Mais quoi ?

On fait quoi maintenant ? Cela veut dire quoi rien n’est fermé ? On a, ou on n’a pas un soutien ?

Un dialogue de sourd qui refusent d’aider mais ne veulent pas le notifier par écrit de peur que ça se retourne un jour contre eux… Si on le fait sans leur soutien ils nous diront qu’ils nous auraient aidé… Et si on ne le fait pas et bien ce ne sera pas de leur faute… Et nul n’en saura rien !

Dans l’intervalle on donne des millions d’argent public pour des projets écologiquement et économiquement désastreux, à des sociétés qui pèsent des milliards et qui licencient…

La connerie française dans toute sa splendeur !

Nous pourrions avoir des aides de l’Ademe, en effet cet organisme public a un milliard d’euros d’argent public à investir dans des technologies vertes, peu émettrices de CO ou de captage de CO

Hélas, en ce qui concerne le CO les décideurs font une fixation sur le stockage géologique, technique pourtant économiquement ruineuse et potentiellement dévastatrice sur le plan écologique.



Mes technologies, bien moins chères et représentant une opportunité économique génératrice d’emplois et de richesse, ne correspondent pas « au cadre établi », donc aucune aide n’est envisageable…

Quant au « volet  hydrogène », l’Ademe en est encore à l’hydrogène vecteur d’énergie, plus coûteux que les énergies fossiles et d’un intérêt écologique très contestable, lorsqu’il est produit par électrolyse autrement que par le biais des énergies renouvelables…

Il est certain que produire 22kg d’hydrogène par tonne de CO traité, à bas coût sur des sites qui émettent des milliers de tonnes de CO par an, ne peut représenter que des désavantages par rapport à l’exploitation des gaz de schiste qui est bien plus coûteuse et bien plus polluante…

Autant laisser filer le CO dans l’atmosphère comme on le fait depuis un bon siècle, et le laisser davantage empoisonner notre monde…

Un million de morts par an, liés au réchauffement planétaire, qu’est ce que cela représente pour les lobbys pétroliers et des décideurs dépassés ?… Une misère de plus, et rien de plus sans doute.

Ceci étant dit l’hydrogène fait peur, je peux le comprendre et nos capacités théoriques de production ont de quoi effrayer…

Mais il faut savoir ce que nous voulons, une énergie propre, renouvelable à l’infini pour pas cher ou bien continuer de presser nos sols comme un citron pour continuer davantage d’empoisonner lentement notre monde en ruinant les usagers sous des factures de plus en plus « lourdes » ?

La question est posée…

Avant de vous faire une opinion, quelques vidéos :



 


 

Ces technologies visant à extraire de plus en plus d’énergie fossiles des entrailles de la Terre, ne sont ni plus ni moins que les dernières « trouvailles » d’un capitalisme « fou », pour la pressurer comme un citron jusqu’à la dernière goutte.

C’est d’autant plus triste que ceci n’est qu’un moyen de plus pour repousser l’inévitable :

la fin des énergies fossiles !

J’envisage de plus en plus de lancer un financement participatif pour lancer le projet de cycle du carbone artificiel… En attendant, on se recentre sur la production de bicarbonate de soude avec le CO₂, bien plus écologique que le procédé Solvay, seul procédé de production industriel du bicarbonate de soude avec un intérêt économique majeur, puisque notre technologie peut être délocalisée au plus près des acheteurs, ce qui réduit le coût de transport.

C’est un projet beaucoup moins ambitieux et bien moins intéressant que produire de l’hydrogène en se servant du CO₂, mais on doit bien s’adapter au manque d’ambition de ceux qui « décident ».

En attendant de pouvoir avancer ou une hypothétique prise de conscience de l’impact réel du CO₂, le mécanisme de stérilisation carbonique continue son œuvre de mort…

Il est à signaler qu’il est de plus en plus difficile de trouver des cas indiscutables de « stérilisation carbonique ».

Non parce-que le phénomène perd en intensité, mais parce que les gens, partout à travers le monde s’habituent… Cela ne les choque plus de voir à perte de vue, des poissons, étoiles de mer et autres organismes aquatiques, mourir massivement…

Ils n’ont pas conscience que ceci n’est qu’un signe avant coureur d’une menace terrifiante qui finira par « éradiquer » notre espèce et toutes les formes de vie évoluées de la planète.

Notre espèce est ainsi faite que nous nions ce que nous ne sommes pas capables de comprendre, et nous nous habituons au pire…

Nous pourrions reprendre ici l’image de la grenouille…

Mettez une grenouille dans de l’eau bouillante et elle tentera de fuir…

Mettez la même grenouille dans de l’eau froide et faites doucement chauffer l’eau, et elle se laissera cuire…

Pour la stérilisation carbonique, c’est pareil…

Si au lever du jour vous découvrez votre jardin jonché de cadavre d’animaux, vous aurez peur et vous vous interrogerez, pour vous sauver…

Mais la stérilisation carbonique est graduelle et insidieuse, le CO₂ se dissout dans nos océans qui régule ainsi son taux atmosphérique… Puis sa concentration atteint un point critique, perturbant d’un seul coup les mécanismes biologiques (formation des os, des coquilles, photosynthèse, respiration)…

Ce point critique ou de rupture est caractéristique du métabolisme cellulaire de chaque espèce…

D’où une mort massive d’animaux faisant partie d’une même espèce…

Si l’eau était polluée, les hécatombes qui suivent comporteraient des poissons de nombreuses espèces…

Si l’eau manquait d’oxygène, là aussi plusieurs espèces seraient touchées…

Et si, comme on le lit parfois, c’était une prolifération d’algues toxiques qui génèrent des toxines, là encore plusieurs espèces seraient touchées…

D’ailleurs, il n’existe rien qui puisse tuer aussi massivement, des individus d’une même espèce, de manière aussi spécifique.

Rien hormis la stérilisation carbonique…Et ceci n’est qu’un triste début…


Voilà quelques cas recensés au cours des derniers jours :

 

mercredi 6 février 2013

06/02/2013...Islande, pour la deuxième fois en 2 mois, 30.000 tonnes de poissons meurent mystérieusement dans un lac islandais ! C'est énorme



 

D'aussi loin que l'œil puisse voir, des centaines de milliers de harengs morts recouvrent le sol sur ces images effrayantes prises hier sur les rives d'un lac islandais.

On ne connaît toujours pas la cause de cette hécatombe, mais elle vient s'ajouter à celle déjà observée dans la région en décembre dernier, où une quantité semblable de poissons avait déjà été retrouvée échouée .

Environ 25.000 à 30.000 tonnes, soit une valeur marchande estimée de  19 millions de livres Sterling, ont été retrouvées hier à Kolgrafafjorour dans un petit fjord de la partie nord de la péninsule de Snæfellsnes, dans l'ouest de l'Islande, selon le journal local. Morgunbladid.
Le Biologiste islandais Robert Arnar Stefánsson estime que plus de 7.000 tonnes de harengs ont échoué sur le rivage mais il y en a beaucoup plus au fond du fjord.

Des dizaines de milliers d'oiseaux ont été attirés sur le site pour se nourrir, mais on craint que les poissons en décomposition ne menacent la santé des oiseaux dans les semaines et les mois à venir.

SOURCE :
http://www.icelandreview.com/icelandreview/daily_news/Iceland_Environment_Minister_Visits_Site_of_Dead_Herring_0_397456.news.aspx


06/02/2013...Croatie, plusieurs centaines de poissons de fond s'échouent sur une plage de l'Adriatique

 

Le 4 février 2013, plusieurs centaines de poissons de fond d'environ un mètre et demi de long se sont échoués sur une plage de la mer Adriatique, a Valelunga près de Pula en Croatie, le jour même où un séisme de M 4,5 frappait la région.

Selon le biologiste Neven Iveša,ce sont probablement des "trahypterus Trahipterus", aussi connus sous le nom de poissons épée, ils vivent habituellement à une profondeur de 200 à 500 mètres et ne viennent que très rarement à la surface.

Le même jour le CSEM rapportait un séisme de magnitude 4,4 M à une profondeur de seulement 2 km , l'épicentre était situé à 14 km de Trogir, près de Split. C'est le troisième tremblement de terre de magnitude 4 et plus qui a secoué la région depuis le début de l'année.


© Nature Alerte

 

06/02/2013...Australie, des milliers de poissons morts se sont échoués sur les rives du lac Burrinjuck

 

Des milliers de poissons morts se sont échoués sur les rives du lac Burrinjuck au nord-ouest de Canberra en Australie, sans explication valable.

Environ huit kilomètres de littoral, en aval du pont Taemas et de la passe de Bonne-Espérance, étaient jonchés de carcasses de poissons. Les premiers poissons morts sont apparus samedi matin, les tailles des poissons touchés variaient de cinq à 80 centimètres.

Des agents de la protection de l'environnement (EPA) ont prélevé des échantillons d'eau mercredi.


© Nature Alerte

 

Le mécanisme de stérilisation carbonique se poursuit dans l’inconscience générale et ceci ne constitue que les signes avant coureurs d’une catastrophe écologique beaucoup plus importante qui conduira à l’extinction des espèces les plus évoluées de la planète, y compris la nôtre.

Ou nous seront prêts à temps pour y faire face, ou nous ne serons pas prêts, et dans ce cas, si vous croyez en un Dieu hypothétique, priez très fort pour tout le monde !

21/12/2012

Conférence de Doha/quotas gratuit de CO2/stockage gélogique

 

 


Le Protocole de Kyoto prolongé de justesse jusqu'en 2020 à Doha !

Par Alister Doyle et Barbara Lewis | Reuters – 

DOHA (Reuters) - A Doha, près de 200 pays se sont mis d'accord samedi, après de difficiles discussions, pour prolonger jusqu'en 2020 la durée de vie du protocole de Kyoto et poursuivre ainsi la lutte contre le réchauffement climatique.

Mais cet accord est affaibli par le retrait de la Russie, du Japon et du Canada. De fait, les signataires ne représentent plus que 15% des émissions mondiales à effet de serre.

"Il faut en faire beaucoup, beaucoup plus si l'on veut vraiment résoudre la question du changement climatique et réduire les émissions", a regretté Kieren Keke, ministre des Affaires étrangères de Nauru, l'un des plus petits pays du monde, au nom de l'Alliance des Petits États insulaires.

Le ministre a affirmé que les Etats insulaires, comme Nauru, Tuvalu ou les Kiribati, étaient menacés par la montée des eaux, si l'ensemble de la communauté internationale ne trouvait pas un accord.

Les discussions, entamées il y a deux semaines dans le cadre de la XVIIIe session de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), devaient s'achever vendredi. Elle se sont prolongées toute la nuit et une partie de samedi pour parvenir à un compromis.

En l'absence d'accord, le Protocole de Kyoto, qui oblige les pays industrialisés signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, aurait expiré le 31 décembre.

Connie Hedegaard, commissaire européenne au Climat, a exprimé la satisfaction mesurée de l'UE, à l'issue des négociations, après l'annonce de la prorogation du protocole de Kyoto.

"Ce n'était pas un chemin facile", a-t-elle dit. "Ce n'était pas un chemin agréable. Ce n'était pas un chemin rapide, mais nous sommes arrivés à passer de l'autre côté du pont, et avec un peu de chance, nous allons pouvoir accélérer."

Le délégué russe, Oleg Chamanov, a expliqué que la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine étaient contre la décision de prolonger le Protocole de Kyoto au-delà de 2012. La Russie souhaitait des limites moins strictes en ce qui concerne les autorisations d'émissions de dioxyde de carbone non utilisées.

"C'est quelque chose qui a sérieusement ralenti les efforts de la communauté internationale pour combattre le changement climatique", a-t-il déclaré.

PRISE DE CONSCIENCE

Les décisions prises samedi reportent par ailleurs à 2013 la question de l'augmentation de l'aide financière aux pays en développement pour les aider à lutter contre le réchauffement climatique.

Tous les participants ont été d'accord pour dire que les décisions de Doha sont en deçà des recommandations des experts scientifiques qui souhaitaient plus de fermeté pour lutter contre les vagues de chaleur, les tempêtes de sable et la sécheresse.

Le protocole de Kyoto, que les Etats-Unis n'ont jamais ratifié, a contraint les 35 pays industrialisés qui y ont adhéré à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5,2% par rapport aux niveau de 1990 sur la période allant de 2008 à 2012.

Mais les décisions prises samedi ne fixent pas de nouveaux objectifs.

Les émissions mondiales de dioxyde de carbone devraient avoir augmenté de 2,6% cette année. Elle sont de 50% supérieures à celles de 1990. Leur augmentation ces derniers temps est notamment due à la forte croissance industrielle de certains pays en développement, comme la Chine et l'Inde.

La création en 1992 de la convention cadre sur le changement climatique a illustré une prise de conscience des pays industrialisés concernant les effets de la pollution, mais la majorité des experts estiment que le réchauffement se poursuit.

Malgré le ralentissement économique mondial, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a par ailleurs atteint un niveau record en 2011, d'après l'Organisation météorologique mondiale.

Même si tous les pays respectaient leurs engagements actuels, la température mondiale augmenterait de plus de 3° Celsius d'ici 2100. Or, pour le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), un réchauffement de plus de 2°C entraînera une hausse du niveau des mers et des phénomènes extrêmes plus fréquents, tels qu'inondations, sécheresses ou tempêtes.

De tels bouleversements perturberont les pratiques agricoles et l'accès à l'eau potable alors que la population mondiale est en pleine expansion.

Pour le Giec, la probabilité que le changement climatique soit d'origine humaine est de plus de 90%.

Avec Regan Doherty; Bertrand Boucey et Jean-Philippe Lefief, Danielle Rouquié et Julien Dury pour le service français, édité par Guy Kerivel

 

Sans être mauvaise langue… rien de neuf !

Parlons maintenant du projet Ulcos et de l’accord du gouvernement français / Mittal pour sauver le site de Florange…




Nous verrons plus loin les conséquences du retrait/report du dossier annoncé par Mittal vendredi dernier.



Qu'est-ce que le projet Ulcos, sur le site de Florange ?

 

C'était la grande inconnue de l'accord passé entre le gouvernement et ArcelorMittal sur l'avenir du site sidérurgique de Florange : le projet européen Ulcos, censé permettre de maintenir en fonctionnement les hauts-fourneaux du site mosellan. Mais ArcelorMittal a retiré son projet pour son site de Florange, a annoncé la Commission européenne, jeudi 6 décembre. Ce projet répondait à un appel d'offres de Bruxelles, qui doit attribuer un certain nombre de subventions à des programmes de recherche permettant le captage et le stockage du CO2. L'examen de ces projets était attendu le 13 décembre.

  • Quel est l'objectif d'Ulcos ?

Ulcos, pour "Ultra-Low Carbon Dioxide Steelmaking" (soit "processus sidérurgiques à très basses émissions de CO2"), est un projet européen de captage et de stockage du dioxyde de carbone (Carbon capture and storage, CCS). Cette technologie doit permettre de réduire d'au moins 50 % les émissions de CO2 lors de la fabrication de l'acier, une activité industrielle très émettrice de ce gaz à effet de serre.

Le CO2 serait capté lors de la production d'acier par les hauts-fourneaux de Florange – plusieurs techniques de captage sont possibles avant, pendant ou après la combustion –, puis transporté et stocké dans des aquifères salins à 100 km environ au sud de Verdun. De la sorte, la "filière chaude" du site regagnerait en compétitivité grâce à d'importantes économies réalisées sur le coût des quotas d'émissions de CO2 que doivent verser les industries. Et si cette technologie s'avère concluante, le dispositif de captage et stockage de CO2 pourrait "en principe être déployé dans des sites de production d'ici quinze à vingt ans", selon le site Internet du projet.

  • Qui finance Ulcos ?

Le projet est soutenu financièrement ou techniquement par un consortium de 48 entreprises et organisations issues de 15 quinze pays européens, dont les principaux sidérurgistes comme ArcelorMittal, propriétaire de Florange, et son concurrent allemand ThyssenKrupp, ou encore EDF et Air liquide.

Pour être mené à bien, Ulcos nécessite plus de 600 millions d'euros, apportés en partie par les industriels partenaires. L'Etat, qui s'est engagé à hauteur de 150 millions d'euros, via le grand emprunt, les collectivités territoriales pour 30 millions et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour 10 millions, pourrait augmenter sa participation, a annoncé le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, vendredi. Mais un complément de financement européen est indispensable pour boucler le financement.

La Commission européenne a lancé en 2009 le programme NER 300 (New Entrants Reserve) pour financer des projets innovants dans les domaines du CCS et des énergies renouvelables. Ce dispositif prévoit d'apporter près de 50 % du coût prévu des projets retenus grâce à la vente sur le marché du carbone de 300 millions de quotas d'émissions de CO2. Dans le cas d'Ulcos, ce financement se chiffrerait à 240 millions d'euros.

Dix projets de CCS étaient en lice à la fin octobre, date à laquelle les Etats membres devaient présenter leurs candidats. Mais tous n'ayant pas bénéficié du soutien de leur gouvernement, des défections se seraient produites, conduisant Ulcos "en tête de liste" à la mi-novembre, selon une source européenne, devant les projets de Belchatov en Pologne, Green Hydrogen aux Pays-Bas et Porto Tolle en Italie. La Commission européenne devra trancher le 20 décembre.

  • Où en sont les autres projets de stockage du CO2 dans le monde ?

Encore au stade expérimental, les systèmes de captage et de stockage du CO2 sont l'une des pistes explorées pour limiter l'effet de serre. Selon l'Agence internationale de l'énergie, près de 20 % des rejets mondiaux de CO2 dans l'atmosphère pourraient être évités à l'horizon 2050. Pour limiter la hausse du réchauffement de la planète à 2 °C, 130 projets de CCS devraient fonctionner d'ici à 2020, calcule l'agence.

Un objectif loin d'être atteint. Dans le monde, 75 démonstrateurs de large échelle (procédés industriels de captage et de stockage d'un minimum de 1 million de tonnes de CO2 par an) sont en cours de développement ou en projet, principalement aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Chine, selon la liste du Global CCS institute. Mais parmi eux, seulement huit s'avèrent opérationnels, aux Etats-Unis, au Canada, en Norvège et en Algérie. Ils sont à l'origine du stockage de 23 millions de tonnes de CO2 par an. En France, une expérimentation est menée par Total dans le bassin gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantiques).

  • Quels sont les freins à leur développement ?

Le principal problème de cette technologie réside dans son financement, extrêmement coûteux. "Il faut compter 1 milliard de dollars d'investissement pour le captage et plusieurs centaines de millions pour le stockage, en fonction du nombre de puits, assure Hervé Quinquis, chargé des technologies de captage-stockage du CO2 à l'Institut français du pétrole. En période de crise, les Etats, notamment européens, hésitent à investir dans ces programmes qui ont un impact sur les prix de l'énergie à court terme, même si à long terme ils s'avéreront bien moins onéreux que les dépenses pour lutter contre le réchauffement climatique."

Une frilosité d'autant plus perceptible que le prix du carbone chute sur les marchés. "Si les industriels norvégiens investissent dans les technologies CCS, c'est que le gouvernement a fixé une taxe élevée sur le CO2, à 55 euros la tonne. A contrario, la tonne est tombée à 8 euros sur le marché européen du carbone, ce qui n'incite pas les entreprises européennes à capturer et stocker le CO2", livre Minh Ha Duong, directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste du CCS. Conséquence directe de cette baisse du cours du carbone : pour financer les projets CCS, la Commission européenne ne table plus que sur un milliard d'euros retirés de la vente des 300 millions de quotas, au lieu de 5 milliards à l'origine.

Une incitation existe néanmoins pour les Etats : les projets de captage et d'utilisation du CO2 (carbon capture and utilization, CCU), qui consistent à non seulement stocker le gaz carbonique mais aussi à le valoriser, notamment pour récupérer des hydrocarbures dans le sous-sol. Une technologie que cherchent notamment à développer les Etats-Unis et la Chine.

  • Quels sont les risques de cette technologie ?

Une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques, publiée le 20 novembre, mettait en évidence la possible "mobilisation de métaux lourds en sous-sol" (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...) en raison du captage-stockage du CO2, qui "pourrait présenter un risque pour la santé et l'environnement".

Lire : Enfouir le CO2, une solution à risque

Autre danger pointé dans la mise en œuvre du captage-stockage : le risque que le CO2 s'échappe accidentellement, lors de son transport par gazoduc ou de son injection dans le sous-sol, ou qu'une fois enfoui, il remonte par une faille jusqu'à la surface. Le dioxyde de carbone est en effet un gaz corrosif et toxique, létal à une concentration de 10 % dans l'air. Des obstacles supplémentaires à surmonter pour une filière encore loin d'être arrivée à maturité.

Audrey Garric

Enfouir le CO2, une solution à risque

 

 

Se débarrasser du gaz carbonique, principal agent du réchauffement climatique, en le récupérant dans les fumées des usines et des centrales thermiques, puis en l'enfouissant à des milliers de mètres de profondeur, pour des siècles ou des millénaires. La solution est séduisante sur le papier, mais pas sans danger. C'est ce que montre une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), rendue publique mardi 20 novembre. Elle met en évidence la possible "mobilisation de métaux lourds en sous-sol", qui "pourrait présenter un risque pour la santé et l'environnement".

Encore au stade expérimental, le captage-stockage du CO2 est l'une des pistes explorées pour limiter l'effet de serre. Selon l'Agence internationale de l'énergie, près de 20 % des rejets mondiaux de CO2 dans l'atmosphère pourraient ainsi être évités, à l'horizon 2050. Quelque 130 démonstrateurs sont en cours de développement ou en projet, principalement aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Chine. Mais il n'existe que très peu de sites opérationnels. En France, une expérimentation est menée par Total dans le bassin gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Et, à Florange (Moselle), le projet Ulcos est candidat à un financement européen, sous réserve d'une relance des hauts-fourneaux lorrains.

L'EAU CHARGÉE EN MÉTAUX

L'Ineris a mené un essai grandeur nature, dans un aquifère salin du bassin de Lodève (Hérault). Une solution de 3 m3 d'eau saturée en CO2 a été injectée dans un forage, à 56 mètres de profondeur, puis pompée au bout de 80 heures. L'analyse physico-chimique de l'eau, avant et après injection, a révélé qu'elle s'était chargée en différents métaux, particulièrement en zinc, en fer et en manganèse, dont les concentrations respectives ont été multipliées par 25, par 13 et par 5. Mais aussi en arsenic, dont la teneur a doublé.

"Des contaminants naturellement présents dans la roche-réservoir peuvent être libérés, parfois dans des proportions importantes, par les interactions avec le CO2 qui acidifie le milieu", explique Pierre Toulhoat, directeur scientifique de l'Ineris. La crainte n'est pas une pollution des nappes salines souterraines dans lesquelles serait piégé le gaz carbonique, leur saumure étant impropre à la consommation. Elle est que les métaux lourds libérés, potentiellement toxiques (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...), remontent avec la saumure jusqu'aux nappes phréatiques, situées plus haut et alimentant, elles, les réseaux d'eau potable.

PUISSANCE MEURTRIÈRE

Le danger le plus souvent pointé jusqu'ici, dans la mise en oeuvre du captage-stockage, était que du CO2 s'échappe accidentellement, lors de son transport par gazoduc ou de son injection dans le sous-sol. Ou encore qu'une fois enfoui, il remonte par une faille jusqu'à la surface. Le dioxyde de carbone est un gaz corrosif et toxique, létal à une concentration de 10 % dans l'air. Des catastrophes naturelles témoignent de sa puissance meurtrière : en 1986, au Cameroun, un dégazage brutal, dans le lac volcanique Nyos, a provoqué la mort par asphyxie de 1 700 personnes.

La possibilité d'une contamination de l'environnement, sur le long terme, par une libération de métaux lourds, doit désormais être "étudiée de manière plus approfondie", estime l'Ineris. Pour les projets de séquestration géologique du CO2, ajoute Pierre Toulhoat, "des évaluations de risques devront être faites site par site". Un obstacle supplémentaire à surmonter, pour une filière de captage-stockage encore loin d'être arrivée à maturité.

Pierre Le Hir

On ne peut que se réjouir d’une prise de conscience de la menace que représente le stockage géologique massif du CO

Car même si le CO pose des problèmes environnementaux sévères, envisager de le stocker en sous-sol par millions de tonnes, avec tous les risques qui en découlent, est de la pure folie…

D’autant que d’autres solutions existent… encore faut-il se donner les moyens de les mettre en œuvre !

Mes technologies :

- soit à la neutralisation du CO2 sous forme solide, stable, et valorisable   

 


- soit à la production d'hydrogène, selon un cycle que nous avons appelé cycle du carbone artificiel   





 

Pourquoi les projets de captage de CO2 ont été abandonnés en Europe ?

Le Monde.fr |

"L'Union européenne pourra réduire ses émissions de CO2 de 20 % d'ici 2020", selon un rapport de l'IFRI. | REUTERS/PETER ANDREWS

L'Europe semble avoir perdu l'un des moyens les plus prometteurs à sa disposition pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CSC) qui étaient en lice cette année pour obtenir des financements européens sont abandonnés, ont en effet affirmé à l'AFP, jeudi 6 décembre, des sources communautaires.

"Les espoirs de l'Europe de devenir un leader mondial dans le développement d'une technologie-clé afin de lutter contre le réchauffement climatique ont été déçus", déplore le député libéral britannique Chris Davies, interrogé par l'agence de presse.

Cette décision fait suite à l'annonce-surprise d'ArcelorMittal de retirer le projet Ulcos sur le site sidérurgique de Florange, en Moselle, "à cause de difficultés techniques". Ce programme devait permettre de capter le CO2 lors de la production d'acier par les hauts-fourneaux, puis de le transporter et le stocker dans des aquifères salins à 100 km environ au sud de Verdun.

De la sorte, la "filière chaude" du site aurait pu regagner en compétitivité grâce à d'importantes économies réalisées sur le coût des quotas de CO2 que doivent acheter les industries pour compenser leurs émissions. Le projet devait être financé par les industriels partenaires, l'Etat français (à hauteur de 150 millions d'euros) et l'Union européenne (240 millions).

HUIT PROJETS EN LICE

Ces systèmes de captage et de stockage du CO2, encore au stade expérimental, faisaient partie des pistes privilégiées pour limiter l'effet de serre. En 2005, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) concluait en effet dans un rapport spécial que 30 % à 40 % des émissions de CO2 de l'industrie pourraient être épargnées de la sorte à l'atmosphère en quelques décennies.

La Commission européenne a alors lancé en 2010 le programme NER 300 (New Entrants Reserve) pour financer des projets innovants dans les domaines du CSC et des énergies renouvelables. Ce dispositif prévoit que l'Europe apporte près de 50 % du coût prévu des projets retenus, grâce à la vente sur le marché du carbone de 300 millions de quotas d'émissions de CO2.

En juillet, huit projets, dont Ulcos, ont été pré-sélectionnés par l'Europe : un en Pologne, un aux Pays-Bas, un en Italie et quatre au Royaume Uni. Avec un même objectif : capter le CO2 des centrales à combustibles fossiles et des installations industrielles au moyen de plusieurs techniques avant, pendant ou après la combustion. Il est ensuite épuré et séché, puis injecté de façon permanente dans des roches souterraines profondes.

DÉGRINGOLADE DES PRIX DU CARBONE

Mais ces dernières semaines, certains des industriels, jugeant l'aide européenne trop modeste, ont retiré leurs projets du dispositif communautaire. En cause ? La dégringolade du prix du carbone sur les marchés, de 15 euros la tonne en 2010 à 6,5 euros aujourd'hui. Conséquence : la Commission européenne ne table plus que sur 1,3 à 1,5 milliard d'euros pour la vente d'une première tranche de 200 millions de quotas, au lieu de 5 milliards à l'origine. Elle pourra au final cofinancer seulement les deux ou trois premiers projets retenus, et non l'ensemble de ceux présélectionnés.

Avec l'ambitieux programme Ulcos, qui a fait les frais, jeudi, de l'accord entre le gouvernement français et ArcelorMittal, ce sont donc les 8 projets présélectionnés qui se sont retrouvés le bec dans l'eau, selon Chris Davies, l'un des artisans du NER 300. "Plus de 1,5 milliard d'euros de fonds européens disponibles afin d'encourager les projets le captage et de stockage du carbone vont maintenant être détournés vers de nouveaux projets d'énergie renouvelable", regrette-t-il.

Une situation que refuse de confirmer le cabinet de la commissaire au climat Connie Hedegaard. "La décision finale n'est pas encore prise. Nous annoncerons la liste finale des projets soutenus dans les domaines des CSC et des énergies renouvelables avant la fin de l'année, après la réunion du comité du changement climatique le 13 décembre, assure-t-on. Un nouvel appel à projet financé par la vente des 100 millions de quotas restants pourrait avoir lieu."

RISQUES TECHNOLOGIQUES

En réalité, ces projets ne devraient pas aboutir dans l'immédiat. "Les programmes de CSC ne marchent pas : ils sont confrontés à un problème de faisabilité technique doublé d'enjeux de rentabilité économique", assure Yannick Jadot, député européen EELV.

Aujourd'hui, les systèmes de CSC en expérimentation dans l'Union ne sont en effet pas encore parvenus à maîtriser les risques liés au stockage du CO2, gaz corrosif et toxique. Le 20 novembre, une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques mettait notamment en évidence la possible "mobilisation de métaux lourds en sous-sol" (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...), qui "pourrait présenter un risque pour la santé et l'environnement". Des verrous qui rendent malaisée la mise en service des projets en 2015, comme le demande la Commission.

PROBLÈMES DE FINANCEMENT

Mais surtout, le principal problème de cette technologie réside dans son financement, extrêmement coûteux. "Il faut compter 1 milliard de dollars d'investissement pour le captage et plusieurs centaines de millions pour le stockage, en fonction du nombre de puits, assure Hervé Quinquis, chargé des technologies de captage-stockage du CO2 à l'Institut français du pétrole. Par la suite, pour les centrales électriques au charbon, les industriels doivent prévoir un surcoût de 40 % à 60 % du prix du mégawattheure."

"Sans véritable mesure incitative de la part des Etats, comme un prix d'achat minimum de l'électricité produite, les procédés de CSC n'auront pas de sens économiquement pour les industriels", poursuit l'expert. 

La situation risque de perdurer alors que la Commission européenne a repoussé le gel provisoire de 900 millions de crédits carbone – sur les 8,5 milliards qui doivent être mis aux enchères entre 2013 et 2020 – une mesure qui aurait permis au cours du carbone de remonter. "ArcelorMittal a touché 2 milliards d'euros en revendant les quotas de CO2 qu'il avait en excédent, en raison d'une baisse de la production en Europe. Il n'a donc pas intérêt à investir dans des procédés de CSC", déplore Yannick Jadot.

Lire : Bruxelles repousse le sauvetage du marché du carbone

Un espoir persiste néanmoins : un système payant remplacera l'attribution gratuite des quotas d'émission dès le 1er janvier pour certains secteurs industriels. Ce qui pourrait inciter les entreprises à réduire leurs rejets polluants.

 

La recherche sur le traitement du « problème CO₂ » fait donc les frais de plein fouet des politiques visant à « protéger » des secteurs clef industriels…

Et tandis qu’Arcelor Mittal désire fermer le site de Florange et plonger plusieurs milliers de nos concitoyens dans la misère du chômage, Arcelor Mittal revend pour 2 milliards d’Euros de quotas carbone gratuits attribués par le gouvernement français…

Et Arcelor Mittal n’est pas la seule société à profiter de tant de « largesses »… On peut citer de mémoire Total, Lafarge, EDF…

Et la France n’est pas la seule à accorder des quotas gratuits à des industriels polluants, d’où au final la chute vertigineuse du prix du carbone…

Au début de ce marché du carbone, on pouvait envisager un prix du CO oscillant entre 70 et 90 euros/tonne, la taxe portant à peu près autour de 100 euros/tonne depuis 2008… Dans les faits, et du fait de la « largesse » de politiques et de « copinage » avec de grand industriels, le marché du COa été totalement noyé de quotas gratuits, et les pollueurs loin de devoir payer pour leur pollution, se sont mis à vendre à grand profit leurs excédents de quotas gratuits, faisant par effet domino chuter les prix, jusqu’à atteindre la somme symbolique de 6,5euros/tonne…

Ainsi Arcelor Mittal, loin de payer le moindre centime pour sa  pollution  a touché la bagatelle de 2 milliards d’euros grâce aux quotas gratuits que le gouvernement lui a attribués…

Une misère sans doute, d’où la nécessité de fermer un site !

Un tel fonctionnement ou "dysfonctionnement" (au choix) a de quoi en effet démotiver la recherche de solutions au problème COet inciter les industriels à ne pas investir  pour régler ce problème, cela étant pour eux, sans doute bien plus lucratif…

Pourtant la menace du CO est bien là…

Les images de New York, fleuron de l’Amérique toute puissante sous les eaux, a de quoi frapper les esprits, mais pas de quoi provoquer l’interrogation des décideurs sur la causes réelles d’une telle catastrophe « naturelle », qui ne l’est plus vraiment…



Et tandis que se profilent pour les mois à venir des famines dans les pays les plus fragilisés du monde, et qu’à cause du changement climatique Oxfam annonce une augmentation du prix des denrées alimentaires d’un facteur 2 à 3 dans la prochaine décennie, nos décideurs « bien pensants » décident de ne rien faire et d’accorder des quotas gratuits de CO à nos industriels qui ferment des sites, créent des chômeurs et encaissent des milliards sur le marché du CO

A quand la fin de cette folie ?

Florange, Mittal, retrait du dossier Ulcos… Conséquence plausible ou début de prise de conscience ?

La France amorce la fin des droits à polluer gratuits dans l'industrie

Le Monde.fr

 

La France a mis en place mercredi 5 décembre la fin partielle des quotas gratuits d'émissions de gaz à effets de serre, avec la parution au Journal officiel du décret instaurant une nouvelle phase en matière de droits à polluer. D'après ce texte, un système payant remplacera l'attribution gratuite de ces quotas dès le 1er janvier. Cette nouvelle phase du système européen d'échanges des quotas d'émissions de gaz à effet de serre vise à permettre à l'Europe d'atteindre ses engagements de réduction d'émissions.

ÉCHANGE DE QUOTAS

Le marché de permis européen (ETS, pour emission trading scheme) permet l'échange de quotas d'émission de CO2 auxquels sont soumises 12 000 installations industrielles, les plus polluantes dans le secteur de l'énergie, de l'industrie lourde et de l'aviation. En France, 1 200 installations sont concernées.

Chaque industriel doit posséder le nombre suffisant de quotas pour couvrir ses émissions de CO2. Il peut aussi revendre à d'autres ceux qu'il n'utilise pas. Ces quotas, qui étaient jusqu'ici attribués gratuitement, vont devenir en partie payants. "On passe d'un système où quasiment tous les quotas étaient attribués gratuitement à cette nouvelle phase, où les règles posent le principe d'une mise aux enchères", a expliqué à l'AFP Diane Simiu, chef des bureaux des marchés du carbone à la Direction générale de l'énergie et du climat.

DES QUOTAS GRATUITS SUBSISTENT

La production d'électricité est la plus concernée : la totalité de ses droits à polluer seront payants dès 2013. Cependant, des quotas gratuits subsistent pour "la grande majorité" des secteurs, ceux qui sont "exposés à un risque important de concurrence internationale" et auront des dérogations, a expliqué Mme Simiu. Soit deux tiers à trois quarts des industriels, comme ceux produisant du ciment ou de l'aluminium. Ces derniers pourront bénéficier de 100 % de quotas gratuits si leurs installations sont les moins polluantes de leur secteur. En revanche, ils devront en payer une partie si leurs installations émettent plus que celles de leurs concurrents. Une catégorie intermédiaire de secteurs devra, elle, passer de 80 % à 30 % de quotas gratuits entre 2013 et 2020.

Ce décret français transpose une directive européenne d'avril 2009. Il intervient alors que Bruxelles cherche à relancer le marché européen du carbone, dont les prix se sont effondrés ces dernières années et évoluent actuellement à leurs plus bas niveaux historiques, sous les 6 euros la tonne de CO2. La Commission européenne a proposé de geler 900 millions de tonnes de quotas de CO2 mis en vente dans l'UE sur la période 2013-2015 afin de relever le prix du carbone, trop bas pour favoriser les investissements dans les énergies renouvelables. Mais plusieurs Etats membres y sont opposés. Le sujet doit être abordé le 13 décembre à Bruxelles.

Je ne sais pas si c’est un hasard, mais nos échanges avec la société Lafarge, bien que clos « brutalement » viennent de reprendre par le biais d’un intermédiaire…

Peut on croire que la fin des quotas gratuits pourra changer la donne ?



Affaire à suivre…