16/10/2012

journée mondiale de l'alimentation : demain va t'on mourir de faim à cause du CO2 ?

 

A cause des changements climatiques,

les prix alimentaires pourraient doubler d’ici 20ans

 

 

 

 

Les prix des aliments de base pourraient doubler dans les 20 prochaines années - par rapport à 2010 - avec le changement climatique et la multiplication des événements extrêmes qui l'accompagnent (sécheresses, inondations et ouragans), prévient l'organisation Oxfam. Dans un rapport publié mercredi, Oxfam juge que les effets du réchauffement sont "sous-estimés", car "les changements à évolution lente des températures moyennes et des schémas de précipitations", globalement défavorables à l'agriculture, se doubleront de "pertes de cultures causées par des événements météorologiques extrêmes, plus fréquents et plus intenses".

En 2030, estime l'ONG, le risque accru de sécheresse, semblable à celle qui sévit depuis juin, notamment aux États-Unis - la plus grave depuis un demi-siècle - pourrait ainsi faire grimper le prix du maïs de "140% par rapport au prix moyen des denrées alimentaires" à cette date. "Cette hausse s'ajoutera à la hausse déjà inévitable des prix des denrées alimentaires envisagée avec le changement climatique", a insisté Clara Jamart, responsable des questions d'agriculture et d'alimentation d'Oxfam jointe par l'Agence France-Presse.

Événements extrêmes

En Afrique australe, "sécheresses et inondations pourraient augmenter de 120 % le prix à la consommation du maïs et d'autres céréales secondaires", montre encore l'étude : rapporté au prix actuel, le sac de 25 kilos de farine de maïs (ration minimale d'une famille pour deux semaines) passerait de 18 à 40 dollars.

L'étude - "La Terre se réchauffe, les prix flambent" ("Extreme Weather, Extreme Prices") - se fonde sur les travaux de l'Institute of Development Studies de l'université du Sussex (GB) effectués pour le compte d'Oxfam. Les chercheurs ont modélisé les scénarios d'événements extrêmes sur l'Afrique subsaharienne et chacune des principales régions exportatrices du monde pour le riz, le maïs et le blé, afin d'estimer l'impact possible en 2030 sur les prix à l'export et les marchés intérieurs : à l'exportation, les prix du maïs augmenteraient de 177 % ; ceux du blé de 120 % ; ceux du riz raffiné de 107 %.

Flambée des prix

En outre, "la modélisation suggère qu'un ou plusieurs événements climatiques extrêmes survenus en une seule année pourraient donner lieu à des flambées des prix d'une ampleur comparable à 20 années de hausse des prix sur le long terme" relèvent les auteurs. Ce sont "les populations les plus pauvres qui paieront cette flambée au prix fort : quand un ménage français consacre en moyenne 15 % de son budget à se nourrir, au Sahel cette part peut aller jusqu'à 50 ou 75 %", relève Clara Jamart.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC, mandaté par l'ONU) prévoit une augmentation des températures de 2,5 °C à 5 °C d'ici la fin du siècle accompagnée "d'événements climatiques extrêmes sans précédent". En dépit de ses engagements, la communauté internationale ne parvient pas à juguler les émissions de CO2 responsables du réchauffement de l'atmosphère. Selon la Banque mondiale, avec la sécheresse aux États-Unis notamment, les prix du maïs et des graines de soja ont respectivement bondi de 25 % et 17 % de juin à juillet et la tendance s'est poursuivie en août.

 

Source : Le point/oxfam

http://www.lepoint.fr/societe/les-prix-alimentaires-pourraient-doubler-d-ici-20-ans-05-09-2012-1502700_23.php

 

http://www.oxfam.org/fr/pressroom/pressrelease/2012-09-05/flambee-prix-alimentaires-attisee-changement-climatique

 

 

J’avais  prédit  cela il y a déjà plusieurs années, vous pouvez d’ailleurs lire bon nombre de mes premiers articles dans lesquels je mentionne comme une évidence, ce problème gravissime.

Inutile de sortir de Polytechnique ou de financer une étude ruineuse pour comprendre que si nos récoltes sont soumises à des épisodes de sécheresse où sont recouvertes d’eau durant des jours par des inondations, il n’en sortira rien de bon pour nos agriculteurs et leurs cultures, et que ceci se traduira inévitablement par une flambée des prix…

La loi de l’offre et de la demande, c’est « moins il y en a et plus c’est cher »… et comme on est tous biologiquement obligés de manger et que la population ne fait que croître, forcément la demande ne fera que croître…

Basique…

Nous devrions voir cette augmentation des prix sur nos étals, dans les mois à venir…

Mais comme elle est permanente et insidieuse, la verrez vous seulement ?

Et en écho aux épisodes de famine qui se déclencheront dans les pays en développement, de nombreuses associations ne manqueront pas de vous abreuver de spots publicitaires pour vous inciter à donner… donner et encore donner, pour nourrir de pauvres enfants affamés… Et on nous montrera encore des images choc à la télé pour prendre nos émotions en otage…

C’est vrai que je fais de l’humour sur un sujet grave, personne n’aime voir un enfant mourir de faim, mais ces drames sont appelés à prendre de plus en plus d’ampleur.  

Ils ne cesseront pas tant que nos décideurs ne comprendront pas que la solution ne réside pas dans le fait de donner, mais consiste à agir pour s’attaquer aux causes du problème !

Donner, pour maintenir ces enfants sous perfusion, équivaut pratiquement à mettre un pansement sur une jambe de bois, alors que l’objectif à atteindre, c’est bel et bien de réduire nos émissions de CO2 et donc notre dépendance aux énergies fossiles… Et ceci pour inverser le processus de réchauffement planétaire, afin de permettre à ces pauvres gens de se nourrir eux mêmes !

Ceci dit, nos décideurs aussi bien politiques qu’économiques ne donnent pas, eux, mais se contentent de vous dire de donner (au mieux parce que souvent, ils ne font rien…)…

Et tant que des millions d’âmes généreuses donneront, pour nourrir les plus pauvres de la planète, et prendront la responsabilité d’agir de cette façon sur les causes réelles, à la place des décideurs, pourquoi ce système changerait il?

Effet pervers ou constat d’impuissance face à la bêtise humaine ?

Ceci étant on ne peut pas décemment laisser mourir des enfants de faim, pour renvoyer les décideurs à leurs responsabilités.

On vit dans un monde de fous et d’inconscients !

Et ceci ne prend en compte que l’impact sur les prix des denrées…

Avez vous pensé à l’impact social de l’augmentation des prix de l’alimentation de base ?

Car vous pensez bien que les centaines de millions d’êtres humains qui survivent aujourd’hui ne vont pas se laisser mourir de faim, parce que les prix vont augmenter…

Notre civilisation est basée sur la cupidité, l’égoïsme et ceci sous couvert de la liberté de l’individu…

Il est étonnant qu’un système basé sur de tels principes soit encore debout car au fond, pour la majorité des individus qu’est-ce qu’ils y gagnent ?

La liberté de mourir de faim ?

La liberté de croire qu’ailleurs leur vie sera meilleure ?

Si les prix des aliments de base augmentent, cela favorisera les migrations… Les gens ne quittent pas leur pays par plaisir mais par nécessité…

Il n’y a que les touristes pour croire que débarquer dans un pays où on ne parle pas la langue et où on ne connaît rien des rites et coutumes, est un plaisir…

Et puis tout cela finira par déstabiliser notre organisation sociale…

Car soyons réalistes, quand la majorité de la population réalisera que ce système ne leur est pas favorable au point de les conduire à la famine, ils se révolteront et tout s’écroulera comme un château de cartes… Dans le feu et le sang si nécessaire…

Pourtant, et face à la stérilisation carbonique ce n’est pas le moment pour que le chaos d’un nouvel ordre s’impose…

Il nous faudra agir en s’appuyant sur l’existant si nous voulons survivre à la stérilisation carbonique !

Les populations ne pourront pas à la fois se battre contre le système social en place et faire face à la pire catastrophe écologique à laquelle notre espèce ait jamais été confrontée…

Si nous échouons, nous subirons le même sort que les dinosaures… Nous disparaîtrons !

Je suis tombé récemment sur un article qui m’a paru hallucinant… Pourtant à la réflexion, il n’a rien d’anormal dans ce monde de cinglés !

L'Arctique, terre promise pour les compagnies pétrolières ?


 

La fonte de la banquise ne fait pas que des inquiets. A mesure que la glace se réduit comme peau de chagrin, sous l'effet du réchauffement climatique, les Etats frontaliers et groupes pétroliers étudient les possibilités d'atteindre des terres polaires riches en hydrocarbures.

L'Arctique renfermerait 13 % des ressources mondiales non découvertes de pétrole (90 milliards de barils, soit trois ans de consommation mondiale) et 30 % de celles de gaz naturel (47 000 milliards de m3, soit six ans de consommation), essentiellement en Russie et en Alaska, selon une étude de l'Institut de géophysique américain (USGS) de 2008. Une manne qui attise les convoitises, alors que la demande en énergie ne cesse de grimper – elle devrait doubler d'ici à 2050 – et au moment où la fonte des glaces est sur le point de battre son record historique.

Lire : Fonte record des glaces dans l'Arctique et au Groenland

RECUL DANS LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE MONDIALE

Pourtant, la part des hydrocarbures en provenance du Grand Nord dans la production énergétique mondiale devrait sensiblement baisser d'ici à 2050, estiment le Bureau central de statistique et le Centre de recherches sur le climat norvégiens, dans une nouvelle étude publiée dans la revue Energy Economics.

La production de pétrole dans l'Arctique devrait ainsi représenter 8 % de la production mondiale en 2050, contre 10 % en 2010, même si elle doublera en valeur absolue sur cette période. Pour le gaz naturel, la baisse devrait être encore plus prononcée, avec une part tombant de 27 % à 22 %. Les volumes d'hydrocarbures déclineront même en valeur absolue jusqu'en 2020, avant de repartir à la hausse, passant de 400 000 tonnes d'équivalent pétrole en 2030 à 800 000 en 2050, précise l'étude.

Un recul qui s'explique tout d'abord par l'essor des hydrocarbures non conventionnels, tels que le gaz de schiste en Amérique du Nord, et le développement de la production de gaz conventionnel au Moyen-Orient, deux sources bien moins onéreuses à exploiter que les hydrocarbures de l'Arctique.

CONDITIONS CLIMATIQUES EXTRÊMES

Les gisements présumés de l'Arctique se trouvent en effet le plus souvent en mer, loin des infrastructures terrestres, dans des conditions climatiques extrêmes, où des vents violents et des blocs de glace dérivants peuvent perturber toute activité, en été comme en hiver. Autant de facteurs qui alourdissent les coûts.

Les forages dans le Grand Nord se sont révélés envisageables d'un point de vue économique au milieu des années 2000, quand le baril de pétrole a commencé à dépasser la barre des 50 dollars. Les politiques nationalistes de pays producteurs comme la Russie ou le Venezuela et les problèmes de sécurité en Irak et au Nigeria ont en outre compliqué l'accès aux principales ressources. Dans le même temps, la fonte de la banquise et les avancées technologiques, comme la fracturation horizontale, permettant aux gisements offshores d'être exploités via des puits sur la côte, ont rendu les ressources de l'Arctique plus accessibles.

Aujourd'hui, une petite dizaine de groupes pétroliers sont sur le pont. La compagnie anglo-hollandaise Shell, l'une des plus en avance, a dépensé 4,5 milliards de dollars à préparer une action de forage en Arctique, selon le Financial Times, dont 2,2 milliards dans des baux qu'elle a commencé à louer il y a sept ans. "Mais quand elle parviendra finalement à forer un puits, il y a un risque de ne pas trouver autant de pétrole qu'espéré. Même pour les puits les plus étudiés et sophistiqués d'un point de vue technologique, l'exploration pétrolière est une question de chance", assure le quotidien britannique.

 

 

ABANDONS ET REPORTS DES FORAGES

Illustration de ces difficultés, l'avenir de l'énorme projet gazier Chtokman, dans les eaux russes de la mer de Barents, reste très incertain, près de vingt-cinq ans après sa découverte. Le géant russe Gazprom et ses partenaires, le français Total et le norvégien Statoil n'ont pas réussi à trouver un accord qui permettrait de développer de manière viable ce gisement susceptible de contenir 3 900 milliards de m3 de gaz, l'équivalent d'un an de la consommation mondiale.

Lire : Coup de froid en Russie

Autre abandon : en 2009, après cinq ans de recherche, les pétroliers britannique et russe BP et Rosneft ont décidé de stopper l'exploration sur le site de Sakhaline-4, après avoir échoué à trouver des réserves significatives, rappelle le Financial Times. De la même façon, le britannique Cairn Energy n'est pas parvenu, au Groenland, à découvrir des volumes de pétrole suffisants pour être commercialisés, après avoir déboursé 1 milliard de dollars dans un programme d'exploration de deux ans.

Si d'autres groupes ont bel et bien découvert des gisements importants, tous ont pour l'instant repoussé leurs projets de forage. L'exploitation par Gazprom du champ de Prirazlomnoye, le premier projet pétrolier russe en Arctique, a été retardée par des difficultés de construction et des dépassements budgétaires. La production doit débuter à la fin de l'année dans ce gisement renfermant des réserves évaluées à 526 millions de barils de brut. Mardi, Statoil a aussi annoncé repousser d'au moins une année, à 2015, le forage d'un gisement en mer des Tchouktches, entre la Sibérie et l'Alaska. De la même façon, l'américain ExxonMobil, qui explore avec Rosneft la mer de Kara, au nord de la Russie, s'interroge sur les coûts exorbitants de tels projets, alors que l'accès à ces zones ne peut se faire que sur une très courte période, grosso modo de juillet à octobre.

RISQUES D'ACCIDENTS DE FORAGES "SOUS-ESTIMÉS"

Cette série de projets de forage est aussi ralentie par l'opposition et le lobbying des populations locales, d'un certain nombre d'ONG et de chercheurs qui, fortement échaudés par la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique, alarment régulièrement sur les risques à forer dans l'un des derniers sanctuaires encore vierges de la planète. Le risque d'accident de forage et la difficulté d'organiser des secours dans ce milieu hostile sont sous-estimés, assurent-ils.

Lire : La course au pétrole arctique manque de garde-fous



Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International, déclarait ainsi, fin août, lors d'une action sur la plateforme de Gazprom dans l'Arctique : "La seule manière d'éviter une marée noire catastrophique dans cet environnement unique, c'est d'interdire définitivement tout forage dès maintenant."

Lire : Greenpeace a quitté la plate-forme de Gazprom dans l'Arctique

Audrey Garric

 

La situation s’aggrave

et certains ne pensent qu’à en tirer avantage…

 

Un monde de fous !!!

05/06/2012

Dernières nouvelles !

 

Monde, record de gaz à effet de serre en 2011, + 3,2%

Jamais l'humanité n'a brûlé autant de pétrole, de gaz ou de charbon qu'en 2011, affirme aujourd'hui l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) en lien avec les hydrocarbures ont donc atteint un record l'an dernier à 31,6 gigatonnes (ou milliards de tonnes métriques), en hausse de 1 Gt ou 3,2%. C'est en moyenne 4,5 tonnes par habitant.

L'Inde a dépassé la Russie l'an dernier pour prendre la quatrième place des pays émetteurs de GES, après la Chine, les États-Unis et l'Union européenne.

Il devient de moins en moins probable que l'humanité pourra éviter un emballement du réchauffement climatique, dont les conséquences sont imprévisibles. Les scientifiques croient qu'il faut limiter le réchauffement à 2°C. Les simulations climatiques ne permettent pas de prévoir ce qui se produira si le réchauffement est plus prononcé.

Selon l'AIE, il faudrait que les émissions de GES attribuables aux hydrocarbures plafonnent à 32,6 Gt par année pour qu'on ait 50% de chances de limiter le réchauffement à 2°. Autrement dit, il ne reste qu'une gigatonne de marge, l'affaire d'un an ou deux au rythme actuel.

«Ces nouvelles données sont une nouvelle preuve que la porte vers une trajectoire de 2°C est en train de se refermer», affirme l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol.



Source AIE

 Et 2009 2010 ?

Après 5 années consécutives de baisse, les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne ont recommencé à augmenter de 2,4% entre 2009 et 2010.

La nouvelle n’est pas réjouissante. 111 millions de tonnes équivalent CO2 supplémentaires ont été émises sur le territoire de l’UE en 2010.  


«Ce rebond était attendu puisque la plupart des pays européens sont sortis de la récession», a nuancé Jacqueline McGlaid. La directrice de l’AEE s’est voulu rassurante, assurant que «cette hausse serait encore plus forte sans le développement actuel des énergies renouvelables au niveau européen».

Les émissions de l’UE ont toutefois été inférieures de 15,4% à celles de 1990 . Mais l’UE s’est donné pour cible de réduire de 20% ses émissions de GES d’ici 2020. Avec près de 3,8 Md t eq CO2 d’émissions en 2010, l’UE à 15 est dans les clous par rapport au protocole de Kyoto qui limite les émissions totales à 4,2 Md t eq CO2 par an (ou à -8% en 2012 par rapport à 1990).

La hausse des émissions est généralisée à l’ensemble du vieux continent, à quelques nuances près. Selon le rapport de l’AEE, 56% de cette progression est en effet imputable à trois pays en particulier: l’Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni.

En pourcentage, les croissances ont été par ailleurs plus fortes en Estonie, Finlande, Suède et Lettonie. Mais tous les pays n’ont pas connu cet emballement. Crise oblige, l’Espagne, la Grèce et le Portugal ont réduit leurs émissions en 2010.

Pour expliquer cette nouvelle hausse des GES, l’AEE pointe du doigt deux explications principales. La reprise économique, tout d’abord, qui a impliqué une demande en énergie finale accrue de 3,7% en 2010, supérieure à la hausse du PIB (2%) et de la population (0,3%) . Autre explication: les températures hivernales, qui ont été particulièrement basses en 2010, expliquant la hausse des émissions dans le secteur résidentiel et le secteur commercial.

Au sein des secteurs soumis au système d’échange de quotas (ETS), la plus forte hausse provient de l’industrie manufacturière, de la construction, incluant la production de fer et d’acier, ainsi que de la production domestique de chaleur et d’électricité, indique le rapport.

En général, les émissions se sont accrues dans la plupart des secteurs-clés, en particulier lorsqu’ils dépendent des énergies fossiles. Les émissions provenant de leur combustion ont en effet augmenté de 2,8% en 2010 par rapport à l’année précédente.

La hausse des émissions de GES n’est pas généralisée. La baisse est notable dans le transport, qu’il soit routier, aérien, ou maritime.

Quant aux gaz concernés par cette envolée, il s’agit du dioxyde de carbone (CO2), à hauteur de 82%, émis principalement par une combustion accrue d’énergies fossiles (en particulier le gaz et le charbon, pour 94% des émissions de CO2) et par une forte activité industrielle (pour 6%).

Les hydrofluorocarbures (HFC) représentent la deuxième hausse significative de GES, confirmant une tendance bien ancrée depuis 1990, due à l’accroissement des dispositifs de refroidissement, comme l’air conditionné.

Certaines émissions de GES ont toutefois diminué. Il s’agit du protoxyde d’azote (7,2% des GES émis), en raison d’une plus faible production d’acide adipique (nécessaire à la fabrication du nylon), et du méthane (8,6% des GES), à cause d’une réduction des installations d’enfouissement des déchets.

Sans la production croissante d’énergies renouvelables (+12,7%), la hausse de GES aurait été encore plus forte. Selon l’AEE, leur part dans la consommation d’énergie finale est en hausse dans l’UE, à trois exceptions près. Aux Pays-Bas, elle s’est réduite en raison d’une baisse de la production éolienne et de biocarburants. L’Irlande a pour sa part produit moins d’énergie hydraulique et éolienne. Enfin, Malte ne produit pas encore d’ENR.

Pour finir, l’AEE a conclu son rapport sur une note positive. Les premières données 2011 montrent en effet une baisse des émissions de GES de plus de 2% pour les 12.000 sites relevant de l’ETS (voir JDLE), malgré une croissance du PIB évaluée à 1,5%. La prochaine évaluation des émissions totales de GES (pour 2011) est quant à elle attendue à l’automne prochain.

Source
le journal de l'environnement

 

Le taux de dioxyde de carbone a franchi les 400ppm dans l’arctique, une première depuis 800000 ans !

 

 

Pour la première fois, la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère a atteint et dépassé les 400 parties pour million (ppm) dans la région Arctique rapporte l'agence Associated Press. Ces niveaux n'ont jamais été atteints depuis 800 000 ans.

Les concentrations globales terrestres resteront probablement autour de 395 ppm pour 2012.

 
"Franchir en arctique les 400 ppm est un triste rappel vers l'humanité, tout reste à faire pour limiter nos émissions de CO2, nous sommes en grand danger" commente Jim Butler, l'un des directeurs du Laboratoire de recherche et de surveillance de la National Oceanic and Atmospheric Administration  (NOAA) des Etats-Unis.

Avant la révolution industrielle, les niveaux mondiaux de carbone dans l’atmosphère étaient stabilisés aux alentours de 275-280 ppm.  Depuis, la combustion des combustibles fossiles comme le charbon le pétrole et le gaz, la production de ciment, la déforestation , l'agriculture industrialisée intensive, plus toutes les autres activités humaines polluantes ont entraîné une augmentation des niveaux de carbone dans l’atmosphère où ils montent en flèche. Il faut rappelé que les niveaux de dioxide de carbone peuvent persister ainsi dans l'atmosphère pendant des centaines d'années, avant d'être séquestré par les océans et les forêts, ceci en fonction des capacités des écosystèmes à les absorber et ainsi à les contenir.

Malgré les nombreux engagements des nations du monde entier pour lutter contre le changement climatique, les émissions de dioxyde de carbone continuent d'augmenter. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté de 3,2 pour cent en 2011, atteignant ainsi un nouveau record de 31,6 gigatonnes émis .

Les pays qui se sont engagés à maintenir les températures mondiales en deçà des 2 degrés Celsius (3,6 degrés Fahrenheit) d'augmentation pour 2025 ont du souci à se faire. Les scientifiques et les experts avertissent que le manque d'actions radicales rend maintenant cet objectif de plus en plus improbable. L'AIE nous met même en garde; nous sommes en bonne voie pour atteindre les + 6 degrés Celsius (11 degrés Fahrenheit) d'ici à 2100, la plus haute augmentation de température terrestre jamais observé depuis 50 millions d'années.

Le changement climatique en cours a déjà entrainé la hausse du niveau des mers, la fonte des glaciers, des perturbations irréversibles sur la faune et la flore, des fuites énormes de méthane en mer arctique, et une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations.

Le vice président Al Gore commente cette nouvelle par ces mots .

"Cette triste nouvelle d'aujourd'hui, est une preuve supplémentaire que les dirigeants politiques du monde entier aussi honorables qu'ils soient, ne parviennent à résoudre cette catastrophe annoncée du réchauffement climatique"

«L'histoire s'en souviendra et ne pourra leur pardonner."


Source : AFP

 

La phase 4 de la stérilisation carbonique entre dans une phase critique…

Combien de temps nous reste t’ il avant que le phénomène ne devienne ingérable ?

 

Arctique : Du méthane très ancien remonte à la surface !

Le gaz stocké en profondeur depuis des millions d’années s’échappe par des trous visibles dans les glaces.

Du méthane stocké depuis des millions d’années à de très grandes profondeurs s’échappe dans l’atmosphère dans plusieurs parties du globe. Des chercheurs américains de l’université de Fairbanks (Alaska) ont découvert que ces fuites d’origine naturelle se produisent aussi dans les régions arctiques, en Alaska et au Groenland. Les résultats de leurs travaux sont publiés en ligne dans la revue Nature Geoscience.

Le méthane est actuellement le deuxième gaz à effet de serre émis par les activités humaines après le CO2. À quantité égale, son impact sur le réchauffement est plus puissant que le CO2 mais il a une durée de vie plus courte.

«Émissions très fortes»

En survolant en avion les lacs et les fjords gelés d’Alaska et du Groenland, Katey Walter Anthony et son équipe ont repéré et cartographié plus de 150.000 trous par lesquels les grosses bulles de ce puissant gaz à effet de serre remontent à la surface. Les analyses faites sur place ont montré que la majorité de ce méthane est d’origine très ancienne.

«Les émissions sont ponctuelles et très fortes, plus importantes que celles produites par le méthane récent (quelques centaines de milliers d’années, NDLR)», note Ger­hard Krinner, du laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement de Grenoble (LGGE/CNRS).

Le méthane ancien provient des réservoirs profonds de charbon ou d’hydrocarbures. Il remonte le long des failles géologiques, sur les bords des rivières et dans les zones où des glaciers viennent de fondre.

Les chercheurs américains se gardent bien d’affirmer que les fuites de méthane ancien pourraient être provoquées par le réchauffement des températures. «Nous ne disons pas que ces fuites ne se produisaient pas auparavant, souligne Katey Walter Anthony.

On vient seulement de les découvrir.» Les découvertes récentes d’importants gisements d’hydrocarbures dans cette région du globe laissent toutefois penser que les quantités stockées en profondeur pourraient être très conséquentes. «Leur remontée en surface pourrait donner un petit coup d’accélérateur au réchauffement», estime Gerhard Krinner.

Dans les régions arctiques, les chercheurs se sont préoccupés jusque-là exclusivement du méthane et des gaz à effet de serre de formation récente, emprisonnés dans le permafrost. Le dégel pourrait en libérer d’énormes quantités dans l’atmosphère: de 30 à 63 milliards de tonnes d’équivalent carbone, selon une étude récente.

Auteur : Yves Miserey

Source : www.lefigaro.fr

Arctique, apparition très inquiétante de milliers de cratères sur la banquise, ceux-ci laissent échapper du méthane en très grande quantité.

 

 

 

Une récente étude publiée la semaine dernière dans le journal Geoscience et dirigée par Katey Walter Anthony, de l'Université d'Alaska à Fairbanks, nous met en garde contre l'apparition très inquiétante de milliers de cratères sur la banquise de l’arctique, ceux ci laissent échapper du méthane en très grande quantité.

Avec le réchauffement climatique qui favorise la fonte massive de la banquise de l'arctique, ce méthane piégé depuis des millénaires dans la glace, s'échappe aujourd'hui dans l’atmosphère .Les chercheurs confirment que ce gaz à haute valeur d'effet de serre pourrait avoir un impact significatif sur le changement climatique dans les prochaines années. 


En effet le méthane est le deuxième gaz le plus nocif après le CO2 qui favorise l'effet de serre.

Depuis des relevés terrestres et aériens, l'équipe a identifié environ 150.000 fuites de méthane dans l'Alaska, le Groenland, et le début de la banquise.

Des échantillonnages locaux ont permis de démontrer que la plupart d'entre eux libéraient du méthane très ancien, provenant probablement d'importants gisements de gaz naturel ou de charbon engloutis sous les glaces, tandis que d'autres émettaient plutôt des gaz beaucoup plus jeune, sans doute formé par la décomposition de matière végétale.
 

Ces régions hébergent d'énormes quantités de gaz dans des lieux très différents - dans et sous le pergélisol , sur et sous le lit de la mer, et comme en témoignent les dernières recherches dans d'énormes réservoirs géologiques pris sous les glaces.

"La diminution de la cryosphère ( les régions où la surface de la Terre est recouverte de neige et de glace ) constitue, depuis un certain temps déjà, un signal d’alarme symptomatique du réchauffement de la planète. Nous avons observé que la plupart des fuites se trouvaient justement tout le long de ces frontières du dégel au dessus du pergélisol ou encore des moraines et des fjords constitués par le recul des glaciers», écrivent-ils.

Pour vous donnez un exemple, les pertes relatives à la couche de glace au Groenland ont triplé au cours de la dernière décennie.

Toutes ces évolutions relatives à l'activité humaine et au réchauffement climatique induit, conduiront à un réchauffement inexorablement plus rapide de l’ensemble de la planète.

Nous vous invitons aussi à relire
cet ancien article du mois de décembre dernier publier dans nature alerte émanant de chercheurs russes qui stipulent que ces cratères de méthane en fuite peuvent atteindre des kilomètres de circonférence.


Source : Multiple

 

Et que fait t’on pour  arranger  la « sauce » ?

 

Rien, on laisse des inconscients poursuivre leurs « délires » et continuer de s’enrichir en menaçant nos  vies, mais tant que personne n’en prend conscience tout va bien !

 

Monde, l’exploitation du gaz de schiste serait aussi nocive pour le climat que le charbon !

 

 

Si le gaz de schiste est décrié pour les dégâts environnementaux que sa production entraîne, il pouvait se targuer d'un atout écologique : sa combustion dans les centrales électriques entraîne moins d'émissions de CO2 (dioxyde de carbone) que la combustion du charbon - 44 % de moins, selon l'America's Natural Gas Alliance, l'association professionnelle du gaz aux Etats-Unis.

Quant à l'émission de gaz à effet de serre lors de la production de gaz de schiste, elle était considérée jusqu'à présent comme négligeable. Mais ce postulat est sévèrement mis en cause par une série d'études scientifiques. Selon ces analyses, la production de gaz de schiste a un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

L'explication de ce paradoxe tient au fait que le gaz naturel - aussi appelé méthane (CH4) - a un coefficient de réchauffement supérieur de vingt-cinq fois à celui du dioxyde de carbone - voire soixante-douze fois sur les vingt premières années de son émission, en raison d'un temps de résidence dans l'atmosphère différent de celui du CO2. La présence de méthane dans l'atmosphère a donc un effet important.

Or la production de gaz de schiste entraîne un relâchement important de méthane. Quand les fluides utilisés pour fracturer la roche sont pompés pour être ramenés vers la surface, ils entraînent avec eux des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. De plus, la remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les différents gazoducs et autres équipements techniques sont aussi sources de fuites.

PIRE QUE LE CHARBON ET LE PÉTROLE


Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation.

Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, "du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués.

Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

"On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espère publier les résultats avant la fin de l'année, avance Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion." D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la "virginité" climatique du gaz de schiste appartient au passé.

RISQUE SUPÉRIEUR DE CANCER


D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène.

Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA, "la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale".

Un des enjeux cruciaux consiste à obliger les entreprises à révéler les produits chimiques qu'elles utilisent dans la fracturation hydraulique. L'EPA doit rendre durant l'été un projet de réglementation - qui comprendrait des mesures pour limiter les fuites de méthane - en vue d'une application en 2015. La bataille des lobbies ne fait que commencer.

Source Le Monde © Hervé Kempf

 

Et la stérilisation carbonique, dans tout ça ?

Elle va bien et se poursuit, toujours dans l’inconscience générale !

28 mai dernier :Pérou, c’est maintenant les crustacés qui s’échouent par milliers…

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Après plus de 3000 dauphins et des milliers de pélicans morts échoués le mois dernier, c'est maintenant des milliers de crustacés qui ont été retrouvé morts  il y a quelques jours sur plus de 80 mètres de la plage de Pucusana prés de Lima au Pérou.

Ce sont des "múnidas" locales, une espèce de crustacé qui est utilisé par les pêcheurs comme appât.

L'institut sanitaire péruvien l'Imparpe s'est emparé de l’enquête: des échantillons ont été prélevé afin de tenter de déterminer les raisons de cette nouvelle hécatombe insolite.

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le ministère de l'Environnement Péruvien s'entête à affirmer que ces hécatombes semblent toutes naturelles et pour celle ci en particulier elle a été classée: "morts naturelles dues à une eau de mer trop chaude" .
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14 mai 2012 :Une autre mort massive de poissons signalée dans le sud de l'Inde

 

Les résidents locaux et des conseillers des Kadungalloor panchayat ont alerté les responsables de district du Conseil de contrôle de pollution qui sont venus et ont recueilli les échantillons d'eau et de poissons. Les résidents locaux, les pêcheurs, les membres du panchayat et les militants verts de Periyar Malineekarana Samithi Virudha (PMV) a bloqué les fonctionnaires quand ils sont venus pour recueillir les échantillons, en signe de protestation contre l'attitude négligente des autorités à vérifier les morts successives de poissons. Plus tard, la police a arrêté un groupe de manifestants dirigés par les membres du panchayat Joshy, Shiney Sajan, Geetha Sunil, Kabeer, Sudha Devi et des militants des PMV, Anwar CI, Sainudeen Edayar et Mahesh. Selon les experts de l'environnement, le faible niveau ou l'absence d'oxygène est la principale raison pour les décès de poissons récurrents dans Periyar. Un incident semblable a été rapporté lundi dernier sur les rives de la rivière Periyar. Plus tôt, le 3 mai, les décès de poissons ont été signalés sur les rives de la rivière Muttar, un affluent de Periyar. Selon le rapport de la Commission de contrôle de la pollution, les décès de poissons ont été causés par un manque d'oxygène dissous dans l'eau de rivière et par l'entrée de l'eau polluée contenant des déchets pourris dans la rivière.

 

Courage… On y croit !