24/11/2015

COP21 et situation

 

 


11/01/2015

Blanchiment des coraux... Vrai problème : le CO2 !

 

06/01/2015...Grave épisode de blanchissement du corail dans le Pacifique nord

Et c'est pas prêt de s'arrêter !!!! Hélas...

 

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Les prairies coralliennes du Pacifique nord connaissent actuellement un phénomène de blanchissement inédit par son ampleur en raison d'un épisode de type El Niño qui fait monter la température des océans, ont annoncé lundi des scientifiques.

La situation est la plus spectaculaire dans les îles Marshall où le blanchissement corallien observé depuis la mi-septembre est «le pire jamais enregistré», a indiqué à l'AFP Karl Fellenius, un océanographe de l'université d'Hawaii basé à Majuro, capitale des Marshall.


Selon C. Mark Eakin, responsable de la surveillance des récifs coralliens à l'Agence nationale américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA), l'ensemble du Pacifique nord est touché.


«Un important blanchissement a été constaté à Guam, aux îles Mariannes du nord, aux îles hawaïennes du nord-ouest, aux îles Marshall et aux Kiribati», a-t-il expliqué en invoquant «des nouveaux records de stress thermique» dans la partie septentrionale du Pacifique.


Le blanchissement corallien est un phénomène naturel survenant dans des endroits où l'eau circule peu, en période de marées de faible amplitude et de fortes chaleurs, à de petites profondeurs. Mais l'ampleur du phénomène étudié ne peut s'expliquer que par «les émissions de gaz à effet de serre qui font monter la température des océans», affirme Karl Fellenius.


La température des eaux de surface est d'environ un demi à un degré supérieure à la normale depuis plusieurs mois, un écart suffisant pour les fragiles coraux, a ajouté le scientifique.


L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a prévenu en décembre au sommet de Lima que les températures relevées entre janvier et octobre autour du globe, sur terre et mer, pourraient faire de 2014 l'année la plus chaude depuis 1880 dans le monde.


Selon l'organisme mondial, cette hausse du mercure expliquerait en partie les pluies et inondations exceptionnelles observées cette année.


El Niño est un courant chaud du Pacifique qui apparaît généralement tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe. L'OMM estimait en septembre à 70% les chances qu'El Niño refasse son apparition entre novembre et février.


Source © AFP

 

Pourtant on sait que le blanchiment des coraux est lié non à l’augmentation de la température de l’eau mais au taux d’ion bicarbonate (HCO3-).

La preuve étant le procédé bio-rock, qui par électrolyse génère la formation de calcaire et déplace donc l’équilibre suivant vers la formation d’ion carbonate selon :

HCO₃ˉ   + électricité ------------) CO₃²ˉ

La température de l’eau jouant un rôle indirect sur la saturation des eaux en ions bicarbonate (HCO₃ˉ) en modifiant la constante de solubilité du CO₂.

 

Voir article suivant… Pour comprendre que ceci protège du blanchiment... La température de l'eau n'est qu'un facteur du problème... mais le problème c'est la modification des concentration en ion bicarbonate...

Et donc le CO₂ ! La stérilisation carbonique sous une de ces formes...

40% des formes de vies de la planètes dépendent des coraux... si ils disparaissent cette biodiversité disparaitra !

 

CLIMAT Une plongeuse australienne a trouvé une solution inattendue à la disparition des coraux...

L'électricité au secours des coraux

Pêche au cyanure et réchauffement des eaux: les coraux de la baie indonésienne de Pemuteran étaient condamnés, jusqu'à ce qu'une plongeuse sous-marine les branche sur du courant électrique. Aujourd'hui, le récif est florissant et la méthode est copiée de par le monde. - Romeo Gacad afp.com

Pêche au cyanure et réchauffement des eaux: les coraux de la baie indonésienne de Pemuteran étaient condamnés, jusqu'à ce qu'une plongeuse sous-marine les branche sur du courant électrique. Aujourd'hui, le récif est florissant et la méthode est copiée de par le monde. Le câble gainé de plastique noir s'enfonce sous le sable fin pour réapparaître sous les eaux turquoise du lagon. Reposant sur les fonds marins, il finit sa course une dizaine de mètres plus loin, branché à une armature métallique sous-marine où ont été fixés des «bébés coraux», hauts de quelques centimètres seulement. La structure n'a été installée qu'il y a quelques mois mais déjà, les barres de fer sont recouvertes de calcaire, base essentielle pour la culture d'un récif corallien.

«Les coraux étaient pour ainsi dire morts»

Non loin de là, une armature similaire est entièrement recouverte de coraux gigantesques aux couleurs chatoyantes, faisant le bonheur de centaines de poissons qui y ont installé leur nursery. On distingue à peine la cage métallique qui soutient l'ensemble et qui avait été immergée il y a onze ans. «C'est extraordinaire, non?», lance fièrement Rani Morrow-Wuigk, 60 ans. L'Australienne d'origine allemande a plongé pour la première fois en 1992 dans la baie de Pemuteran, dans le nord de l'île indonésienne de Bali, et avait été émerveillée par la beauté de ses coraux. Mais à la fin des années 90, un réchauffement des eaux entraîne la quasi-disparition du récif, déjà mis à mal par la pêche au cyanure et à la dynamite. «Les coraux étaient pour ainsi dire morts. Ce n'était plus que du gravier et du sable», se souvient Rani.

La plongeuse rencontre alors l'architecte allemand Wolf Hilbertz qui lui parle d'une découverte qu'il avait faite au milieu des années 70. Le visionnaire avait mis au point un procédé permettant de littéralement «faire pousser» en mer des matériaux de construction: il immerge une structure métallique et la relie à un courant électrique de faible voltage, donc inoffensif, ce qui produit une électrolyse et provoque l'accumulation de calcaire, dans une sorte de maçonnerie spontanée. Mais en testant son invention au large de la Louisiane, Wolf Hilbertz réalise que sa structure, au bout de quelques mois, est recouverte d'huîtres, qui ont colonisé le calcaire accumulé. Des expériences sont pratiquées et le même phénomène se confirme pour les coraux également. «Les coraux grandissent deux à six fois plus rapidement. Nous arrivons à faire repousser des récifs en quelques années», explique à l'AFP Thomas J. Goreau, un Jamaïcain qui a breveté le procédé sous l'appellation «Biorock», avec Wolf Hilbertz, aujourd'hui décédé.

Soixante «cages» dans la baie de Pemuteran

Dans cette découverte géniale, Rani a vu l'occasion de sauver «sa» baie. Dès l'an 2000, elle installe des structures, d'abord avec ses propres deniers puis avec l'aide de Taman Sari, un centre de villégiature situé en face des coraux. Il y a dorénavant soixante «cages» dans la baie de Pemuteran, s'étalant sur une surface de deux hectares. Non seulement le récif a été ressuscité, mais il est «encore mieux qu'auparavant», s'enthousiasme Rani.

La communauté locale elle aussi y a vu son intérêt. «Au début, les pêcheurs n'en voulaient pas: C'est mon océan, disaient-ils», se souvient Komang Astika, instructeur de plongée. «Mais maintenant, ils voient que les poissons sont revenus et que le tourisme s'est développé», ajoute Komang, qui gère le centre Biorock installé à Pemuteran grâce à un programme de sponsorisation baptisé «Parrainez un bébé corail» et qui permet d'écrire son nom en fil de fer sur la structure métallique appelée à devenir un récif (biorockbali.webs.com/). Après le succès rencontré à Pemuteran, Biorock a essaimé dans une vingtaine de pays, dans le Pacifique, l'océan Indien, la Méditerranée...

C'est que le concept ressuscite non seulement les coraux mais il les rend également plus résistants, en particulier contre le blanchiment dû au réchauffement climatique. «Le taux de survie est entre 16 et 50 fois supérieur», explique Thomas Goreau. A Pemuteran, Rani Morrow-Wuigk acquiesce: «La température de l'eau est montée à 34 degrés ces deux dernières années, contre 30 normalement. Seuls 2% des coraux sont morts. En 1998, ils avaient quasiment été tous tués».

09/03/2014

La stérilisation carbonique se poursuit...

Et ne se cache plus… Dans certaine région du monde !

 

27/02/2014...Canada, Ile de Vancouvers, hécatombe massive de pétoncle, 10 Millions d'entre eux sont morts de l'acidification devenue trop importante de l'eau de mer du Nord Ouest du Pays.

 

 

Cette nouvelle annonce d'hécatombe massive de pétoncles près de Qualicum Beach sur l'île de Vancouver en Colombie Britannique au Canada est liée aux eaux devenues trop acides et qui menacent désormais la vie marine et les industries ostréicoles le long de la côte Ouest du Canada.

Rob Saunders ostréiculteur de pétoncle sur l’Île Vancouver au Canada estime que son entreprise a déjà perdu plus de trois ans de chiffre d'affaire, soit 10 millions de dollars, le forçant aujourd'hui à licencier environ un tiers de son personnel .


" Je ne suis pas sûr que mon entreprise survive à cette catastrophe et je ne suis pas sûr non plus que l’ostréiculture est un quelconque avenir dans la région, l'acidification des eaux est devenue ici catastrophique nous mettant dans une situation totalement dramatique."


Nous venons de perdre 10 millions de pétoncles, le niveaux de pH en mer a chuté à 7,2 ce qui est bien en dessous du niveau normal de 8,2. Nous avons perdu toutes les larves des années 2010, 2011 et 2012", a déclaré Rob Saunders. 


Au total, 10 millions de pétoncles sont morts, ils sont devenus incapables de former une coque de protection ce qui les rend désormais vulnérables aux infections et aux prédateurs bactériens.


L'acidification des océans menace de bouleverser l'équilibre délicat de la vie marine à travers le monde .Les océans sont les principaux puits de carbone de la planète , absorbant un quart du dioxyde de carbone émis chaque année dans le monde, et plus ceux ci absorbent ce carbone émis,  plus l'eau de mer devient acide et empêche aux organismes tels que les mollusques d'y trouver le carbonate de calcium dont ils ont besoin pour construire leurs coquilles.


Les eaux du Nord-Ouest du Canada sont  désormais devenues un des points chauds de cette acidification des océans et la baisse des niveaux du pH de l'eau de mer frappe aujourd'hui de plein fouet les jeunes pétoncles dans leur lutte pour construire une coque de protection.


La hausse croissante du taux d'émissions de dioxyde de carbone a rendu les eaux du nord ouest du Canada au « point de basculement » de l'acidité dans lesquels les coquillages ne peuvent plus survivre , " a déclaré au journal Vancouver Sun Chris Harley, écologiste marin à l'Université de la Colombie-Britannique.


Rod Saunders a affirmé qu'il avait déjà perdu 95 pour cent de sa récolte de pétoncle en Juillet dernier, et son entreprise n'est pas la seule. "Cape Mudge a perdu 2,5 millions d'animaux et les autres petits producteurs de la région en ont perdu plus de 300.000 ", a t il déclaré .


source : Nature Alerte

 

En France, nos ostréiculteurs sont confronté a des problématique similaire…

On peut cité la mortalité massive du Naissain… qui selon l’Ifremer serait dû à un virus « pédophile »…

Lire l’excellent texte de Mr Quétier (Ostréiculteur) : http://www.quetier.com/mortalite%20des%20huitres.htm

Comme si un virus pouvait choisir délibérement de s’en prendre à une frange d’une population (les jeunes) et au bout d’un certain temps de se mettre en « pause » pour frapper de nouveau à la même période l’année suivante !

La bêtise et l’arrogance humaine m’a toujours fasciné mais là c’est fort !

Comme je l’ai déjà fait remarquer les USA sont confronté à la même problématique depuis quelques années :

http://sosterrien.skynetblogs.be/archive/2013/04/16/enfin...

Le responsable identifié : Le CO2 !

Partout à travers la planète on découvre des hécatombes d’organismes aquatiques…

28/02/2014...Chili: Des milliers de Crabes et d'autres espéces marines ont été retrouvés morts sur la plage de Chacaya à Antofagasta, le désastre s'étend sur plus de 3 kilomètres

 

 

Samedi dernier, des milliers de crabes, d'oiseaux et plusieurs autres espèces marines ont été retrouvé morts sur plus de 3 kilomètres de la plage de Chacaya à Antofagasta au Chili.

Malgré le total mystère qui règne sur l'origine de cette hécatombe, les plaintes de citoyens riverains ont été immédiates, ils soupçonnent sérieusement une fuite de gaz sur un pipeline de la compagnie Noracid qui produit de l'acide sulfurique. Par mesure de sécurité le pipeline a été fermé.


Les autorités n'ont pas confirmé cette hypothèse arguant ne pouvoir porter de jugements par manque d'informations sur ce fait.


Pendant ce temps la municipalité examine différentes hypothèses, elle évoque de possibles dégazages de navires au large des côtes ou une pollution industrielle non déterminée ou encore une température anormalement élevée de l'eau de mer, dans l'attente des résultats des prélèvements qu'elle a effectué sur place.


© Nature Alerte

 

Le plus effrayant c’est que ces cas se multiplies dans une inconscience collective qui frise avec la folie…

La vérité c’est que notre monde change, le CO2 que nous émettons de part l’utilisation des énergies fossiles depuis plus d’un siècle commence à perturber les mécanismes biologiques par accumulation…

A terme ceci rendra notre planète incompatible avec la vie telle que nous la connaissons…

Et nous n’y survivrons pas et c’est d’autant plus inquiétant que nos décideurs et nos scientifiques ne semblent pas vouloir comprendre le phénomène.

En ce qui concerne mes technologies, nous avançons toujours sans aucun soutien.

Nous avons participer au concours mondiale de l’innovation mais nous n’avons pas été retenu…En France pour avoir un réel soutien il ne faut pas en avoir besoin ! Il vaut mieux en rire…

C’est pas pour rien qu’autant de Français quitte la France pour créer leurs sociétés ailleurs…

C’est pas un choix c’est une nécessité par manque de moyen…

C’est aussi à cause de cela que Silicon valley, fleuron de l’industrie américain a autant de société créer par des Français !

Le plus inquiétant c’est que la stérilisation carbonique avance vite et que tous les marqueurs sont au rouge et que le phénomène va croitre de façon exponentiel et que nous ne sommes pas prêt pour y changer quoique ce soit.

On peut estimer sans prendre de risque que nous allons perdre 50% de toutes les formes de vies de la planète et qu’on ne peut plus rien y faire désormais…

Effroyable d'en prendre conscience !

Serrons nous prêt dans les mois qui viennent pour sauver les 50% restant ?

La question est posée.

Si vous croyez en un Dieu, priez le pour moi... tout soutien est bon à prendre dans une situation aussi catastrophique même les plus symbolique !

 

 

06/12/2012

En attendant le résultat de Doha !

 

Et tendis qu'à Doha ce joue le sort de l'humanité dans l'inconscience générale...

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03/12/2012...Les émissions de CO2 en hausse de 2,6% en 2012, selon un rapport, la hausse de la température mondiale excéderait 5°C en 2100 Selon son étude

 

 

Les émissions de gaz à effet de serre d'origine industrielle ont augmenté de 2,6 % cette année, malgré la crise économique, selon le rapport annuel du Global Carbon Projet. Il a été publié lundi en pleine conférence internationale sur le changement climatique.

La progression, due notamment à la croissance des émissions de dioxyde de carbone en Inde et en Chine, était de 3,1 % en 2011, précisent les auteurs.


Près de 200 Etats dont la Suisse sont réunis jusqu'au 7 décembre à Doha pour la 18e session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) avec l'objectif de s'entendre sur les moyens de limiter le réchauffement à deux degrés, objectif fixé en 2010.
 

Plan radical nécessaire

"Je crains que le risque de changement climatique ne soit trop important avec notre trajectoire actuelle en matière d'émissions. Il nous faut un plan radical", a souligné Corinne Le Quéré, directrice du centre britannique Tyndall pour la recherche sur le changement climatique et professeur à l'université d'East Anglia, qui a co-dirigé la rédaction du rapport.

Le total des émissions de CO2 pour 2012 est estimé à 35,6 milliards de tonnes et, si elles se poursuivent à ce rythme, le réchauffement sera de 4 à 6 degrés,
selon les chercheurs du Global Carbon Project, dont les travaux sont publiés par la revue "Nature Climate Change".

Entre 1990 et aujourd'hui, elles ont augmenté de 58 % et une poignée de grands pays en sont responsables.

Les émissions chinoises ont progressé de 9,9 % en 2011 et de 10,4 % l'année précédente. La Chine constitue aujourd'hui 28 % du total mondial, alors que les Etats-Unis sont à 16 %.

En Inde, l'augmentation était de 7,5 % l'an dernier, contre 9,4 % en 2010. Aux Etats-Unis et en Europe, la hausse a été respectivement de 1,8 et 2,8 %.


Source © ats

 

Mais encore…


28/11/2012....Le niveau des mers augmente 60% plus vite que ne le pensait l'ONU

 

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Le niveau des mers s'élève, en raison du réchauffement du globe, 60% plus vite que ne l'avait projeté en 2007 le groupe d'experts de l'ONU sur le climat, le Giec, indique mercredi une étude scientifique.


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Les mers montent en moyenne de 3,2 mm par an, selon l'étude réalisée par trois spécialistes du climat et publiée dans la revue britannique Environmental Research Letters.

Or, la projection la plus fiable du Giec en 2007, basée sur des données de 2003, prévoyait une hausse de 2 mm par an d'ici 2010.


Dans son rapport de 2007, le Giec avait estimé que la hausse atteindrait de 18 à 59 cm d'ici à la fin du siècle, en raison notamment de la dilatation de l'eau, liée au réchauffement.

L'élévation pourrait atteindre, voire dépasser, un mètre, affirment désormais nombre d'études scientifiques. Un chiffre jugé crédible par l'un des auteurs de l'étude, dirigée par Stefan Rahmstorf de l'Institut de recherche sur l'impact du changement climatique de Potsdam (Allemagne), qui n'a néanmoins pas porté sur ce point.

Cela signifie que les zones situées à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer, où il y a une grande concentration de population comme au Bangladesh, vont disparaître, a déclaré à l'AFP l'un des co-auteurs Grant Foster de la société américaine Tempo Analytics.
Il va y avoir des centaines de millions de réfugiés climatiques, ainsi que de possibles guerres et toutes sortes de conflits pour l'accès aux ressources, a-t-il ajouté.


Pour les grandes villes côtières comme New York, les effets attendus sont probablement ce qu'on a vu pendant l'ouragan Sandy, a-t-il encore dit.

L'estimation trop basse du Giec sur la hausse du niveau des mers peut s'expliquer par le fait que l'ampleur du phénomène de fonte des calottes glacières ou glaciers plus modestes était bien moins connue à l'époque.

Par ailleurs, le dernier rapport du Giec se base sur des informations obtenues entre 1993 et 2003. A l'époque, les mesures par satellite étaient encore relativement nouvelles, et les scientifiques manquaient de recul pour être sûrs de leur fiabilité.

Le cinquième rapport du Giec sera publié en trois parties, septembre 2013, mars 2014 et avril 2014.


Source
©AFP

 

Et le pire reste à venir…

27/11/2012...L'acidification des océans devient inquiétante, les océans meurent....

 

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Selon une nouvelle étude, la détérioration inhabituelle des coquilles d'escargots de mer dans l'océan Austral démontre définitivement l'accroissement dangereux de l'acidification des océans de ces dernières années.

C'est un avertissement sinistre que révèle cette étude conduite en 2010 et dont les résultats viennent d'être publiés dans la revue nature: l'acidification des océans est dix fois plus rapide aujourd'hui que lors de la dernière extinctios des espèces pendant l’ère du Paléocène et l'Exocène.

C'est ce qu'indique cette étude qui constate que les changements brutaux dans la chimie des océans sont dûs à la combustion des combustibles fossiles et que les taux d'acidité des eaux de mer d'aujourd'hui peuvent annoncer une nouvelle vague de mortalité massive.

En effet, depuis peu, les scientifiques commencent à démêler les effets et les risques environnementaux que cette augmentation d'acidité des eaux de mer va engendrer: la répartition de ces taux d'acidité est plus complexe que prévue, certaines parties du monde pourraient être plus vulnérables que d'autres, certaines pouvant même faire preuve de résilience.


Par exemple dans le Pacifique Nord-Ouest cette eau est de plus en plus acide, tuant toutes les larves d'huîtres. 


Une grande partie des eaux de l'Alaska ont déjà des niveaux de pH très inquiétants, l'eau y est plus froide et peut donc contenir plus de dioxyde de carbone que les eaux plus chaudes. L'océan Arctique est donc plus touché par le phénomène de l'absorption de CO2 qu'on ne l'avait prévu jusqu'ici.

Déjà en 2008 dans une étude sur les eaux de l'Antarctique, les scientifiques avaient constaté que les couches extérieures des coquilles des animaux marins montraient des signes de corrosion anormale, preuves inhabituelles que l'acidification des océans causée par l'excès de dioxyde de carbone dans l'atmosphère pouvait faire craindre le pire aux espèces marines vulnérables.

Des essais ultérieurs en laboratoire ont montré que ces eaux acides récoltées à travers le monde menacent de nombreuses espèces marines d'invertébrés, comme les palourdes ou encore les coraux, car elle entrave leur capacité à faire croître leurs coquilles et leurs exosquelettes.

"Les propriétés corrosives de l'eau causent la dissolution des coquilles d'animaux marins, et les ptéropodes y sont particulièrement vulnérables» a expliqué Nina Bednaršek, une scientifique de l'US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et l'une des principaux auteurs de cette étude, publiée dans la revue Nature Geoscience .

Les espèces les plus vulnérables sont celles qui, comme les ptéropodes, construisent leurs coquilles avec de l'aragonite, une forme de carbonate de calcium qui est très sensible à l'acidité des eaux.


Selon les scientifiques, la croissance des niveaux d'acidité du pH dans les océans est actuellement la plus rapide jamais traversée par les mers depuis plus de 300 millions d'années.


Ces cinq dernières années, l'acidification croissante des océans est devenue une cause urgente de préoccupation pour l'industrie de la pêche et les scientifiques.

En effet l'océan absorbe environ 30 pour cent du dioxyde de carbone que nous émettons dans l'air par la combustion de nos combustibles fossiles, ce qui déclenche une réaction chimique qui produit de l'hydrogène et abaisse le pH de l'eau.


Les eaux des océans et des mers
sont aujourd'hui 30 pour cent plus acides que les niveaux préindustriels du 19 ème siècle, ce qui crée une eau beaucoup plus corrosive.


Au rythme actuel des émissions mondiales de carbone,, l'acidité de l'océan pourrait doubler d'ici 2100...


© Nature Alerte

 

Pour les fêtes, pensez aux huîtres…

La stérilisation carbonique avance…

Profitez en, tant qu’il en reste !

 

28/11/2012....France, Il faut sauver les huîtres, 75% des jeunes huîtres en France sont touchées par une mortalité anormale : un congrès mondial se penche sur le « problème » de surmortalité

 

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La filière ostréicole organise de mercredi à dimanche un congrès mondial à Arcachon (Gironde) où les spécialistes se pencheront sur la mortalité touchant depuis quatre ans jusqu'à 75% des jeunes huîtres en France, un phénomène lié au changement climatique également observé dans d'autres pays.  

Au total, quelque 370 professionnels de la filière ostréicole - producteurs, scientifiques, experts, institutionnels - venus de 25 pays (Nouvelle-Zélande, Australie, Chine, Corée, Japon, Etats-Unis, Mexique, Namibie, Maroc notamment) seront présents.
«Les huîtres sont une ressource fragile qui ne va pas très bien»


Durant cinq jours, la question de la surmortalité des huîtres et de ses conséquences pour les exploitants sera au cœur de ce congrès, une première mondiale. Organisé à l'initiative de la section régionale conchylicole (SRC) Arcachon Aquitaine, son objectif est de «trouver des solutions durables». «Les huîtres sont, à travers le monde, une ressource fragile qui ne va pas très bien et c'est en grande partie lié aux changements climatiques», explique Sébastien Chantereau, secrétaire général du comité national de la conchyliculture (CNC).

Ainsi, l'acidification des océans, la montée des températures, l'anoxie (insuffisance en oxygène) de l'eau dans certaines zones... liées au réchauffement climatique ont des conséquences sur les huîtres, qui sont de vraies «sentinelles de l'environnement comme les abeilles le sont pour la terre», souligne Sébastien Chantereau. 


En France, en Irlande, au Portugal et en Espagne, mais aussi depuis 2010 en Australie et en Nouvelle-Zélande, la surmortalité est en grande partie liée à la présence de l'herpès virus OsHV-1. C’est «le principal agent pathogène régulièrement détecté lors d'épisodes de mortalité (...). Il est associé à des épisodes de mortalité aussi bien en écloserie nurserie que dans le milieu naturel», explique l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).
 


Vers une évolution des pratiques culturales

«Entre 1995 et 2007, les taux de mortalité sont restés relativement stables au niveau national, et situés aux alentours de 15%», selon l'Ifremer, mais «2008 a montré un accroissement brutal et depuis, le taux reste élevé (...) atteignant 63% en moyenne nationale en 2011». «Après quatre ans de crise, nous avons besoin d'échanger afin de mieux comprendre ce qui se passe et de bénéficier des retours d''expérience des professionnels pour anticiper les crises à venir», souligne Olivier Laban, président de la SRC Arcachon-Aquitaine. «Nous devons échanger nos expériences car les pratiques professionnelles sont les seuls leviers sur lesquels agir pour limiter cette mortalité», ajoute Sébastien Chantereau.

«La filière doit envisager toutes les possibilités d'évolution dans les pratiques culturales et plus généralement dans la gestion du cheptel, visant à minimiser le risque de transmission du virus», estime Benoît Beliaeff, responsable du Département Ressources Biologiques et Environnement de l'Ifremer. Pour lui, «parallèlement à ces mesures préventives, la sélection génétique est une voie à privilégier. Il s'agit d'identifier des familles plus résistantes et de réaliser des plans de croisement permettant le repeuplement et l'amélioration du captage». «Trouver une souche qui résiste à ce virus sera long, une importation d'une nouvelle souche serait plus rapide mais les règles aujourd'hui nous l'interdisent», souligne Olivier Laban.

Dans les années 70, une épizootie sans précédent avait décimé les huîtres du Bassin d'Arcachon, qui étaient alors en grande partie d'origine portugaise. Les professionnels avaient alors décidé d'importer en masse une variété d'huîtres creuses originaire du Japon, permettant ainsi de sauver l'ostréiculture du Bassin d'Arcachon. Avec quelque 130.000 tonnes produites chaque année, la France est le cinquième producteur mondial. Sur le Bassin d'Arcachon site du congrès, quelque 350 entreprises produisent 8 à 10.000 tonnes d'huîtres par an.
 

Source © 2012 AFP