11/01/2015

Acidification des océans... Menace encore sous évalué pour la vie !

 

Article de : Rédaction GEO | Mardi 30 décembre 2014 

Acidification des océans : la biodiversité marine menacée par les émissions de CO2

Lien : http://www.geo.fr/environnement/les-mots-verts/acidification-des-oceans-la-biodiversite-marine-menacee-par-les-emissions-de-co2-154992#xtor=EPR-57-[NL_quotidienne]-20141231&utm_source=NL_quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=20141231

 

 

Outre le réchauffement climatique, les émissions de dioxyde de carbone liées à l’activité humaine sont à l’origine de l’acidification des mers et océans de la planète. Un phénomène inquiétant pour la faune et la flore marines, et qui devrait empirer au cours du siècle. Explications.

Un phénomène provoqué par les émissions de dioxyde de carbone

Au cours des 200 dernières années, l’acidité des océans a augmenté de 26 %. En cause : le CO2 émis par les activités humaines. Les eaux de la Terre auraient en effet absorbé, sur cette période, près d’un quart du dioxyde de carbone rejeté par l’homme dans l’atmosphère. Voilà les conclusions d’un rapport rendu publique le 8 octobre par une trentaine de biologistes marins internationaux, à l’occasion de la 12e conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique.

Pire, d’après les scientifiques, si les taux actuels d’émissions de CO2 se maintiennent, d’ici 2100, les océans auront subi une hausse d’acidité de près de 170 % par rapport aux taux rapportés il y a 200 ans. L’amplitude de ce phénomène d’acidification serait sans précédent depuis 56 millions d’années, selon une étude publiée en 2012 dans la revue Science.

Quelles conséquences pour les écosystèmes marins ?

Si certaines espèces, comme les phytoplanctons non calcaires, bénéficient de la baisse soudaine du pH des eaux, d’autres, possédant une coquille ou une structure calcaire en sont affectées. Les coraux, les mollusques et les échinodermes (comme les oursins et les étoiles de mer) voient ainsi leur rythme de croissance diminuer. Dans certaines régions du monde, les conséquences économiques de ce phénomène commencent même à se faire sentir sur l’aquaculture. Aux Etats-Unis, les biologistes auraient ainsi noté de fortes mortalités dans les cultures d’huîtres. 

 

On est encore très loin de prendre conscience de l’étendu de la menace… Mais on en parle !

C’est un mieux…??????????

 

Au moins on en parle !

30/11/2014

Début de prise de conscience ??????

20/11/2014...Une vidéo de la nasa nous plonge le nez dans nos émissions mondiales de CO2, édifiant, les panaches du polluant s'etendent sur tout le globe


Les images se succèdent, édifiantes. Le constat est terrible. La NASA vient de rendre publique la modélisation des fluctuations journalières des teneurs atmosphériques en CO2 sur toute la planète. Pour cela, les scientifiques ont compilé les données collectées durant une année entière (de janvier 2006 à décembre de la même année), et les ont compressées en un film de 3 minutes.

En hiver, l’hémisphère nord est dans le rouge


La présentation débute en janvier, soit au cœur de l’hiver dans l’hémisphère nord. Une première constatation s’impose : les volutes de CO2, tirant du bleu (380 ppm) au rouge foncé (385ppm) en passant par le jaune (382 ppm), évoluent quasi exclusivement dans la partie supérieure de l’image, c’est-à-dire l’hémisphère nord.


A y regarder de plus près, la couleur rouge est prédominante dans trois bassins industriels. Les émissions de CO2 les plus conséquentes proviennent des Etats-Unis (côte Est), l’Europe et la côte Est de la Chine. Les panaches s’étendent ensuite sur toute la superficie de l’hémisphère nord et se concentrent au-dessus du pôle Nord.


Dès le printemps, la flore absorbe du CO2


A partir du mois de mai, la couleur des panaches de dioxyde de carbone pâlit dans l’hémisphère nord. Cette diminution du CO2 atmosphérique est corrélée avec la croissance des végétaux terrestres dans l’hémisphère nord et donc la résurgence de leur photosynthèse.


En effet, au printemps, la nature se réveille. Les végétaux grandissent et les arbres se couvrent peu à peu de feuilles. Sous l’impulsion du soleil, de l’eau et des nutriments, la photosynthèse reprend et s’installe durablement lors de la saison estivale. Ce mécanisme naturel se caractérise par l’absorption du CO2 atmosphérique tout en produisant du dioxygène et l’énergie dont la plante a besoin pour croître
.

Cette sorte d’équilibre entre flore et teneur atmosphérique en dioxyde de carbone s’affaiblit dès le mois d’octobre. Les teneurs atmosphériques de CO2 repartent à la hausse tandis que la nature périclite ou sombre peu à peu dans le repos hivernal.


Cette fracture saisonnière est en parfait accord avec les fameuses courbes annuelles en dents-de-scie de Keeling. Ces graphiques sont mondialement connus et utilisés. Ils représentent les teneurs en CO2 atmosphérique mesurées à l’observatoire de référence 


Cette modélisation a été créée au départ de données journalières collectées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2006. Depuis lors, les émissions n’ont cessé d’aller crescendo. 


En 2014, pour la première fois de l’histoire climatique connue de la planète, les concentrations en CO2 atmosphérique ont dépassé les 400 ppm, et ce dès le printemps. Pour vous en convaincre, jetez un coup d’œil sur la courbe de Keeling retraçant l’évolution des concentrations en CO2 sur les 800.000 dernières années, réalisée grâce à l’analyse chimique de carottage.


Pour suivre les émissions de CO2 avec encore plus de précision, la NASA a lancé cet été un nouveau satellite (son nom : OCO-2) dont les premiers résultats sont attendus au début de l’année prochaine. Ces données donneront en outre une indication sur le comportement des forêts et des océans. C’est de première importance car ces puits de carbone naturels captent environ 50 % du CO2 atmosphérique. Et des scientifiques craignent qu’ils soient proches d’atteindre leurs limites d’absorption de CO2.

20/11/2014...Acidification des océans : cartographie d'un phénomène 10 fois plus rapide qu'il y a 56 millions d'années

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Alors que les émissions de CO2 dans l'atmosphère ne cessent de croître, réchauffant de plus en plus notre planète, elles contribuent également à l'acidification des océans dont les niveaux, de plus en plus inquiétants, viennent d'être cartographiés dans les différents mers et océans du globe.

L'acidification des océans est une conséquence directe de l'augmentation des concentrations en dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère, émises par nos activités aussi polluantes que, la plupart du temps, inutiles.


En effet, les océans ont absorbé environ 1/3 de nos émissions de carbone depuis le début de l'ère industrielle, nous préservant d'une augmentation encore plus forte des températures terrestres. En contrepartie, l'apport massif de CO2 dissous dans l'eau augmente l'acidité des océans, mesuré par le pH (potentiel hydrogène).


Or, de nombreux organismes marins y sont sensibles :  les coraux, les mollusques et certains planctons sont ainsi privés des ions carbonate nécessaires pour construire leurs coquilles et leurs squelettes, entraînant leur mort.


L'acidification des océans est une réalité : dans les 150 dernières années, le pH des océans est passé de 8,2 à 8,1, soit une augmentation de 25 % de l'acidité ! Les conséquences sont déjà visibles : dans une récente étude de la NOAA, plus de 50 % des petits escargots planctoniques ou ptéropodes étudiés au large des côtes de Washington, de l'Oregon et de la Californie ont montré des coquilles dissoutes tandis que les jeunes huîtres n'y survivent plus depuis 2005.


Enfin, c'est une pression supplémentaire pour les récifs coralliens qui sont des réservoirs essentiels de biodiversité.


Cartographie de l'acidification des océans


Pour mieux mesurer l'étendue de l'acidification des océans, une équipe de scientifiques a réalisé une cartographie évolutive des niveaux d'acidité dans les différents océans et mers du globe. « Nous avons établi un standard global pour mesurer les changements à venir » a indiqué Taro Takahashi, un géochimiste de l'Université de Columbia.


La carte mondiale de l'acidification des océans (unité pH) est mise à jour mensuellement et rend compte des augmentations et diminution du pH en fonction de la saison et de la géographie. Plus le pH est faible, plus l'acidité est forte.


Cette carte montre que le nord de l'océan indien est au moins 10 % plus acide que les océans Atlantique et Pacifique, cela pourrait-être dû à sa configuration géographique unique : coupé de l'océan Arctique, la chimie du nord de l'océan Indien est influencée par les rivières qui drainent l'important continent eurasien ainsi que les pluies de mousson.


Le pH des océans varie davantage dans les eaux froides de Sibérie, d'Alaska, du Pacifique Nord-Ouest et de l'Antarctique. Au printemps et en été, les impressionnants blooms planctoniques[2] absorbent une partie du CO2 présent dans l'eau, faisant diminuer l'acidité. Au contraire, en hiver, les remontées d'eaux riches en CO2 des profondeurs océaniques augmentent l'acidité.


Une corrélation claire entre l'acidification des océans et les émissions de CO2


Des analyses menées pendant plus de 40 ans dans différents endroits du monde montrent que le taux d'acidité augmente d'environ 5% par décade. Or cette progression correspond parfaitement aux émissions supplémentaires de CO2 dus aux activités humaines : « C'est exactement ce à quoi nous nous attendions vu les quantités de CO2 qui sont rejetés dans l'air. » affirme Rik Wanninkhof, un océanographe du NOAA qui n'a pas participé à l'étude. « C'est un point important à souligner pour les scientifiques – ces calculs ne sont pas de la magie. » insiste-t-il.


Cette analyse a été confirmée par plusieurs estimations récentes dont une étude de 2014 menée par Nicholas Bates, directeur de recherche au Bermuda Institute of Ocean Sciences.


Les océans ont déjà connu de tels niveaux d'acidité


Un tel scénario s'est déjà déroulé, il y a... 56 millions d'années, durant une période appelée maximum thermique du Paléocène-Eocène (Paleocene-Eocene Thermal Maximum , ou PETM).


A ce moment, des rejets massifs de CO2 dans l'atmosphère[2] ont augmenté la température moyenne de la Terre d'environ 6°C. Dans les océans, l'acidité a cru de 100 %, affectant profondément la vie marine : certains organismes ont disparu comme la moitié des foraminifères benthiques, quand d'autres ont su s'adapter et évoluer. Sur Terre, de nouveaux mammifères sont apparus comme les primates et les animaux à sabots.


Pour la première fois, des scientifiques ont fait le parallèle entre ce bouleversement de la biodiversité et les changements que nos activités induisent dans les océans : nos émissions de CO2 sont telles que nos océans devraient s'acidifier autant qu'il y a 56 millions d'années !


"C'est probablement l'analogie géologique la plus proche de l'acidification moderne des océans indique le coauteur de l'étude, Bärbel Hönisch, un paléocéanographe de l'Université. "Aussi massif que ce fut, c'est arrivé environ 10 fois plus lentement que ce que nous faisons actuellement." Précise-t-il.


Et les prévisions sont alarmantes puisque le pH devrait passer à 7,8 d'ici à la fin du siècle : une valeur comparable à celle estimée lors du maximum thermique du Paléocène-Eocène.

Avec un bémol de taille : le pas de temps ! Nos activités reproduisent en seulement 250 ans un phénomène qui s'est déroulé sur plusieurs milliers d'années. Cela change tout quant aux capacités d'adaptation des organismes marins et donc aux conséquences pour les écosystèmes et les réseaux trophiques[3].

Enfin, il y a 56 millions d'années, il a fallu environ 70 000 ans pour que le pH retrouve un niveau « normal ». Les conséquences de notre irresponsabilité détermineront donc le visage des écosystèmes sur une durée 10 fois plus importante que celle qui nous sépare des premières civilisations.


3 000 milliards de pertes financières par an


Plus proche de nous, un rapport des Nations Unies estime que l'acidification des océans affectera fortement les revenus liés aux activités maritimes (pêche, tourisme, services des écosystèmes) représentant un manque à gagner de 3 000 milliards de dollars par an d'ici à 2100 ! Et ces estimations ont malheureusement été confirmées par le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis, l'équivalent de la Cour des Comptes en France, qui a donc recommandé au Président Obama de créer un programme de recherche et de suivi dédié à l'acidification des océans.


Mais bien plus qu'un énième outil de mesure, il est nécessaire de prendre des mesures urgentes, responsables et sérieuses pour diminuer nos émissions de CO2, ce qui n'est manifestement pas le cas vu l'indifférence et l'hypocrisie quasi généralisée sur ces sujets pourtant fondamentaux.


Notes

Les causes de cette arrivée soudaine et massive de CO2 dans l'atmosphère n'est pas encore clairement établie. Il pourrait s'agir à l'origine d'un dégazage océanique de méthane qui aurait favorisé l'émissions d'autres gaz à effet de serre.
Accroissement rapide de la concentration de phytoplancton (algues ou organismes unicellulaires).
Un réseau trophique est un ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d'un écosystème et par lesquelles l'énergie et la biomasse circulent.

Source
© Christophe Magdelaine / notre-planete.info 

 

 

Ces faits confirment tout le contenu de ce blog…

Les océans arrivent à saturation…

Le CO2 anthropique commence à perturbé les mécanismes biologique (Papillons des mers, Coraux, mollusque)… Jusqu’à la respiration aquatique.

Confère vidéo sur la stérilisation carbonique.

Quand nos océans auront complètement saturé le mécanisme de stérilisation carbonique atteindra son apogée en milieu aquatique…

Et la vie aquatique connaitra de profond bouleversement… Pas de langue de bois…

La plus pars des organismes aquatiques auront disparu… D’ici 10 voir 20ans tout au plus !

Et ensuite notre tour viendra…

Sur la fonte des clathrates : « Les causes de cette arrivée soudaine et massive de CO2 dans l'atmosphère n'est pas encore clairement établie. Il pourrait s'agir à l'origine d'un dégazage océanique de méthane qui aurait favorisé l'émissions d'autres gaz à effet de serre. »

 

Comme déjà vu ici les clathrates correspondent en volume à environ 100 fois ce que l’humanité à émis avec toutes les énergies fossiles (Charbon, gaz naturel, pétrole) au cours des 150 dernières années… et comme vu ici, les clathrates fondent déjà massivement en Arctique (et surement en Antarctique) et en région tempéré (USA)… La catastrophe arrive à grand pas et tous les signes sont d’ores et déjà visible !

 

Ouvrez les yeux!

11/10/2014

Acidification des océans : prise de conscience !

Depuis des années j’en parle ici… maintenant c’est officielle… bien qu’une seule partie du problème soit pris en compte… On avance dans la compréhension du problème !!!!

 

On va y arriver… En espérant que ce ne soit pas trop tard… Evidemment !

 

08/10/2014...L’acidification des océans devrait augmenter d’environ 170 % par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2100, de trés graves conséquences pour la biodiversité sont à prévoir


 

Le fait est encore relativement méconnu du grand public : le changement climatique n’est pas la seule conséquence des émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2). Celles-ci sont aussi responsables de l’acidification des océans, phénomène qui aura des conséquences importantes sur la biodiversité marine d’ici à la fin du siècle. Une trentaine de spécialistes internationaux de biologie marine ont conduit une synthèse des connaissances sur le sujet, rendue publique mercredi 8 octobre à Pyeongchang (Corée du Sud), au cours de la 12e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique.

Les auteurs rappellent d’abord que le phénomène ne se réduit pas à une prévision pour l’avenir, mais qu’il est d’ores et déjà mesurable. « Par rapport à la période préindustrielle, l’acidité des océans a augmenté d’environ 26 % », écrivent-ils. 


Le lien entre ce phénomène, qui tend à rendre les eaux de surface de plus en plus corrosives, et les émissions anthropiques de CO2 est sans équivoque. « Au cours des deux derniers siècles, l’océan a absorbé un quart du CO2 émis par les activités humaines », estiment les scientifiques.


ACIDIFICATION INÉDITE DEPUIS CINQUANTE-SIX MILLIONS D’ANNÉES


Si les émissions humaines se poursuivent au rythme actuel, préviennent les chercheurs, les océans verront « leur acidité augmenter d’environ 170 % par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2100 ». Selon des travaux publiés en 2012 dans la revue Science, le phénomène actuel est d’une amplitude inédite depuis cinquante-six millions d’années et se produit à une rapidité jamais vue depuis trois cents millions d’années.


« Il est désormais inévitable que dans les cinquante à cent prochaines années, la poursuite des émissions portera cette acidité à des niveaux qui auront des impacts à grande échelle, essentiellement négatifs, sur les organismes et les écosystèmes marins, ainsi que sur les biens et les services qu’ils prodiguent », annonce le rapport.


« Par rapport aux précédents travaux de synthèse conduits sur le sujet qui traitent souvent des effets sur des organismes particuliers, nous nous sommes cette fois intéressés aux effets plus larges sur la biodiversité, ce qui est un exercice bien plus complexe », précise Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) au Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-mer et coauteur du rapport.


LES MOLLUSQUES ET CORAUX TOUCHÉS


Les créatures les plus vulnérables à cette réduction rapide du pH des eaux de surface de l’océan sont connues. Ce sont celles constituées d’une structure calcaire ou d’une coquille — mollusques, coraux, certains phytoplanctons, etc. Selon le rapport, les foraminifères (organismes planctoniques) et les ptéropodes (mollusques planctoniques) sont parmi les plus fragiles et « verront probablement une calcification réduite, voire une dissolution dans les conditions projetées pour le futur ». Au contraire, même dans de telles conditions, « les phytoplanctons non calcaires, comme les diatomées [microalgues unicellulaires], peuvent montrer une capacité accrue à la photosynthèse ».


L’acidification des océans semble déjà avoir un impact sur l’aquaculture dans le nord-ouest des Etats-Unis, selon le rapport, qui relève notamment des « fortes mortalités » dans les exploitations ostréicoles.


INCERTITUDES POUR LA FIN DU SIÈCLE


Pour l’avenir et à l’horizon de la fin du siècle, les incertitudes sur les conséquences du phénomène sont considérables, d’autant plus qu’il n’existe aucune situation analogue dans le proche passé. Les auteurs du rapport se sont donc penchés sur des observations conduites dans de petites zones de l’océan où des sources naturelles de carbone portent l’acidité des eaux à des niveaux semblables à ceux attendus pour la fin du siècle.


« En Méditerranée, l’étude d’une zone proche du Vésuve soumise à un pH comparable à celui  attendu pour 2100 suggère une baisse de 70 % de la biodiversité des organismes calcaires, explique M. Gattuso. Et une chute de quelque 30 % de la diversité des autres organismes. » 


D’autres travaux menés en Papouasie-Nouvelle-Guinée montrent, dans des conditions d’acidité semblables une forte prolifération des algues non-calcaires et une réduction d’environ 40 % de la biodiversité des coraux. Or, comme le note le rapport, les récifs coralliens sont actuellement une source de revenus indirecte pour environ 400 millions de personnes, vivant majoritairement en zone tropicale.


Ces travaux ne permettent toutefois pas de prévoir parfaitement l’avenir. « En étudiant ces zones, on ne tient pas compte de l’augmentation de la température attendue pour la fin du siècle, prévient le chercheur. Si l’on tient compte du réchauffement en plus de l’acidification, il est probable que les effets seront plus importants encore, en particulier pour les coraux. » Impossible d’avoir la moindre certitude quantifiée sur le devenir des écosystèmes marins. « Il est clair que dans les prochaines décennies nous allons sortir de ce que l’on nomme les planetary boundaries, c’est-à-dire les bornes d’évolution naturelles de la planète », dit l’océanographe.


Source © Le Monde

 

Et ceci n’est que la partie visible de l’iceberg… Chaque molécule de CO2 qui se dissout libère certe un H+ qui contribue à l’acidification mais aussi un ion HCO3- .

Cette accroissement dans le milieu perturbe les mécanismes biologique par stérilisation carbonique et à terme provoquera une extinction de masse… Auquel nous ne survivrons pas !

Agissons !

 

 

31/08/2014

La stérilisation carbonique... enfin un impact économique !

Depuis plusieurs années déjà, je tente d’informer ici du véritable enjeu de la lutte contre le CO2.

Le changement climatique, aussi dramatique et préoccupant qu’il soit, n’est que la partie visible de l’iceberg.

Prenez en conscience, il en va de notre survie à tous.

Naguère théorique, le mécanisme de stérilisation carbonique, ou perturbation des mécanismes biologiques, liée à un excès de CO2 dans notre environnement fait maintenant d’énormes ravages qui sont d’ores et déjà bien visibles, et de plus maintenant, il a un impact économique et social… Et c’est une bonne nouvelle !

Car rendons nous à l’évidence, malheureusement, rien ne se fera s’il ne touche pas l’économie !

Une étape est franchie !

La Rochelle : les conchyliculteurs crient leur colère aux pouvoirs publics

Mardi, entre 200 et 300 ostréiculteurs et producteurs de moules ont déversé des coquilles devant la préfecture, la Direction des territoires et de la mer, les Affaires maritimes, etc.

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Déversement des premiers mètres cubes de coquilles devant la préfecture, à La Rochelle

"Les coquillages meurent massivement, dans une indifférence quasi générale des pouvoir publics et de nos élus politiques. Nous assistons impuissants à la mort lente des écosystèmes estuariens et littoraux sur lesquels repose, depuis des siècles, la vitalité de la conchyliculture et de la pêche en Charente-Maritime." Ainsi débute le tract qu'ont distribué mardi, à la mi-journée, les producteurs d'huîtres et de moules charentais-maritimes, qui manifestent à La Rochelle.

- Entre 200 et 300 conchyliculteurs à bord d'une centaine de fourgons et camions se sont regroupés au port de Chef-de-Baie, bennes chargées de coquilles d'huîtres et de moules mortes, de palettes, de poches d'élevage et de filets. Ils ont ensuite fait route vers la préfecture pour un premier arrêt dans le calme. Déversement des premiers mètres cubes de coquilles et allumage de feux fumigènes.

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Les conchyliculteurs ont déversé des coquilles d'huîtres et de moules mortes, des palettes, des poches d'élevage et des filets devant la préfecture

 

- 13 h 30. Le long convoi qui s'étire loin sur l'avenue Jean Guiton prend la direction de la Direction des territoires et de la mer, l'administration de tutelle des professions maritimes. Un nouveau déversement de produits morts y a été effectué.

- Troisième déversement en suivant, devant les Affaires maritimes, rue du Bastion-Saint-Nicolas.

 

- 14 h 50. Alors qu'ils quittent les Affaires maritimes, les professionnels envisagent aussi de se rendre au port de plaisance des Minimes et de manifester devant les locaux de l'association des plaisanciers rochelais, lesquels sont hostiles au projet d'installation de filières d'élévages dans la baie de la Maleconche, une technique de production dans laquelle veulent croire certains ostréiculteurs pour assurer la survie de leur métier.

- 15 h 30. Nouveaux déversements devant la porte de l'Association des plaisanciers de la Rochelle au port des Minimes :

 

 

L'objet de ce mouvement  qui intervient après une manifestation bloquant le port de plaisance rochelais le mois dernier, une réunion publique à Marennes lors de laquelle ils ont mis en avant leurs doléances, un barrage filtrant au pont de Ré pour sensibiliser les vacanciers, dénoncer la dégradation du milieu marin, et pointer l'inertie des pouvoirs publics qui, derrière les effets d'annonces, n'agissent pas, selon les professionnels, pour endiguer ce problème de fond qui met leurs élevages en péril.

Gerald Viaud, président du comité régional conchylicole Poitou-Charentes :

 

Enfin, après une introduction en chanson, Gérald Viaud et Benoit Durivaud, mytiliculteur à Marsilly et président des producteurs de moules de Charente-Maritime, assurent qu'ils feront à nouveau entendre la voix de leur profession, notamment lors du Grand-Pavois et de l'université d'été du Parti socialiste...

Ceci n’est que le début du mécanisme de stérilisation carbonique : perturbation des mécanismes biologiques par un excès de CO2.

Les preuves existent déjà comme vous le verrez dans la vidéo ci-dessous et l’impact du CO2 a déjà été démontré aux USA et au Canada, dans ces hécatombes…

En France on accuse encore un virus imaginaire qui serait d’ailleurs pédophile… Ou des bactéries dans certain cas…

Jusqu’à quand, pourra t’-on continuer la politique de l’autruche ?

La réalité, c’est que nos dirigeants ne veulent surtout pas savoir quel est le problème, pour ne pas avoir à agir et à indemniser…

Les scientifiques, englués dans leur hyperspécialisation, sont dépassés par le mécanisme de stérilisation carbonique, par essence multidisciplinaire…

En outre, les scientifiques de par leur formation, se contentent d’étudier les événements qui se sont produits et d’en tirer des conclusions…

Hélas, si nous attendons que la stérilisation carbonique se produise pour pouvoir l’analyser, il  ne restera plus personne pour en tirer la moindre conclusion !

Il faut anticiper la problématique ou se préparer à subir le même sort que les dinosaures… Et d’ailleurs, ceci est explicitement dit dans la vidéo ci-dessous… Même si le mécanisme exact n’est pas défini !

On sait qu’il y a eu plusieurs extinctions de masse sur Terre… On sait qu’à chaque fois, il y a eu une « anomalie carbone », il a eu aussi une acidification des océans… suivie d’une extinction de masse…

On sait !

Reste à l’intégrer et se donner les moyens d’agir !



La réalité, c’est que si nous n’agissons pas et continuons la politique de l’autruche, nous allons droit vers une extinction de masse à laquelle nous ne survivrons pas…

Agissons… Avant que le pire n’arrive !