19/04/2015

prise de conscience ???

 

Je reprends ci-dessous un article de Richard Bouhet pour l’AFP… Vous verrez que ce que j’annonce dans ce blog commence à entrer dans une phase où on commence à se poser les bonnes questions…

Trop tard peut être et encore de façon incomplète, la vraie menace étant une perturbation des mécanismes biologiques par excès de CO2, et l’acidification n’est là aussi qu’une partie du problème…

 

Et si la plus grande menace pour l'humanité était l'acidification des océans?

 

 

Richard Bouhet - AFP

La plus grande extinction d'espèces de l'histoire de la Terre aurait été causée par l'acidification des océans, affirment des scientifiques. Un phénomène qui pourrait se reproduire à l'avenir.

L'acidification des océans est-elle la plus grande menace pour les espèces qui peuplent la planète, y compris la nôtre ? Selon les résultats d'une étude publiée la semaine dernière dans la revue américaine Science, l'acidification des océans serait en cause dans la plus grande extinction de l’histoire de la planète, l'extinction du Permien-Trias il y a 252 millions d'années environ, où près de 90 % de la vie marine a été tuée. 

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques, ont étudié des pierres du désert des Emirats arabes unis, qui se trouvaient à l'époque au niveau du fond des océans. Celles-ci indiquent un changement rapide du PH de l’eau environnante. Selon les chercheurs, les océans sont alors devenus trop acides pour que la majeure partie des espèces marines puissent survivre. 

Une ampleur plus importante que l'extinction des dinosaures

Cette acidification spectaculaire des océans aurait été causée par l’éruption d’un réseau de super-volcans, appelés trapps de Sibérie, pendant près d’un million d’années. D’énormes volumes de dioxyde de carbone auraient alors été diffusés, à un rythme comparable aux niveaux de CO2 actuellement relâchés par l'homme. 

Un des effets de ce phénomène aurait été de faire monter les températures du globe et de causer un épuisement significatif de l’oxygène dans les océans, rendant la vie difficile pour les créatures marines de cette ère. L’extinction aurait duré près de 60.000 ans, et se serait produite en deux temps: dans un premier temps sans doute à cause du manque d’oxygène, puis une extinction causée par une spectaculaire hausse de l’acidité des océans, le dioxyde de carbone produisant de l’acide carbonique lorsqu’il se dissout dans l’eau.

Cette extinction massive -de plus grande ampleur que l'extinction des dinosaures, provoquée par un astéroïde- a marqué la fin du Permien, la dernière période du Paléozoïque (communément appelée l'ère primaire) et le passage à l'ère Mésozoïque. Si les espèces marines ont été les plus affectées, notamment avec la disparition des récifs coraliens, les espèces terrestres ont été durement touchées elles aussi, relève The Independent, les insectes subissant par exemple la seule extinction de masse dans leur longue histoire.

Une "découverte préoccupante"

Mais si ces données intéressent tant les chercheurs, c'est parce qu'elles pourraient nous indiquer l'évolution qui nous attend si l'acidifcation actuelle des océans se poursuit. 

A Lire : L'acidité des océans a augmenté de 26% en 200 ans

"Les scientifiques ont longtemps suspecté qu’un épisode d’acidification des océans puisse s’être produit au moment de la plus grande extinction de masse de tous les temps, mais nous n’en avions pas de preuves directes jusqu'à présent", a déclaré Matthew Clarkson de l'Université d'Edimbourg, un des auteurs de l'étude. “Ces découvertes pourraient nous aider à comprendre la menace que représente l’acidification actuelle des océans pour la vie marine”, a de son côté commenté la professeure Rachel Wood, de l’Université d’Edimbourg, citée par Reuters

Le message important dans tout ça, c’est que le taux d’augmentation du CO2 durant le Permien était à un niveau à peu près similaire à celui auquel nous exposons aujourd’hui les océans", a jouté la géoscientifique.

Et Matthew Clarkson de résumer : "C'est une découverte préoccupante".

Et tandis que l’on commence à se préoccuper de l’acidification des océans liée au CO2 et à peut-être envisager un lien avec des extinctions de masse qui se sont produites sur notre planète, la perturbation des mécanismes respiratoires en milieu aquatique, liée elle aux ions bicarbonates, continue son œuvre de mort dans un silence médiatique et une inconscience scientifique et politique toujours aussi hallucinante !

Mais vous êtes juges…

 

15/04/2015...Brésil, Rio: Une nouvelle hécatombe de 32 tonnes de poissons morts dans un des lagons qui vont recevoir les épreuves nautiques des jeux olympique de 2016 inquiète de plus en plus les autorités

 

Encore une mauvaise nouvelle concernant les Jeux olympiques de  Rio de Janeiro 2016, les hécatombes de poissons morts ne cessent de polluer les lagons qui accueilleront les épreuves nautiques.

Jeudi dernier c'est encore environ 32,4 tonnes de poissons morts qui ont été retirées de la Lagune Rodrigo de Freitas, au sud de Rio, cette lagune doit recevoir les épreuves de canoë et  kayak


Pour l’équipe du Brésil s'y entraîner exige d'avoir le coeur bien accroché, comme le montre cette vidéo.

 

La municipalité affirme que ce sont les fortes pluies et les basses températures qui en sont la seule raison tandis que la commission pour la Défense de l’environnement, qui va lancer une enquête, avance plutôt la pollution par le rejet de déchets industriels et domestiques. 

© Nature Alerte

 

14/04/2015...Chine: Des centaines de milliers de poissons sont morts subitement dans les bassins d'une pisciculture du Guangdong, la perte est phénoménale

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Le 10 Avril dernier, Huizhou Tong Hu Zhen Zhong Kai a retrouvé toute sa production de poissons flottant morts ventre à l'air dans les étangs de sa pisciculture. Ce sont des centaines de milliers de poissons qui sont morts subitement sans explication apparente.


Jamais une telle surface de poissons morts n'avait jusqu'ici été enregistrée dans la région, c'est plus de 92 acres de poissons morts que les autorités sanitaires ont dû nettoyer, la perte est phénoménale

© Nature Alerte

 

 

 

09/04/2015...USA: Décimée par la surpêche ( -90 % en moins d'une decennie), la sardine americaine pourrait se voir interdite de pêche d'ici quelque mois

 

Les autorités américaines du Conseil de gestion des pêches de la région Pacifique ont déclaré mardi que les populations de sardines sont actuellement en chute libre au large de la côte Ouest des États-Unis ce qui pourrait conduire à une interdiction totale de sa pêche dans les mois à venir . 

En effet, décimés par la surpêche, la quantité de sardines dans les eaux américaines à moins de 200 miles des côtes de la Californie, de l'Oregon et de Washington ont chuté d'environ 90 % en moins d'une décennie, estime le conseil. 


Cette baisse nuit gravement à la régulation de la biodiversité et en premier lieu pour les prédateurs qui s'en nourrissent en contribuant par exemple à une famine massive des lions de mer au large des côtes américaines; on constate qu'ils s'échouent actuellement par milliers dans le sud de la Californie depuis quelques mois. Elle a également conduit à la famine et la mort prématurée de milliers de pélicans bruns ainsi qu'à une multitude d'autres oiseaux piscivores, a déclaré Ben Enticknap du groupe de défense de l'environnement Oceana basé à Portland . 


Ben Enticknap exhorte donc les régulateurs des états côtiers à adopter urgemment un plan rigoureux et à long terme afin de stimuler le renouveau des populations de sardines au large. Le conseil doit se réunir ce dimanche, mais de nombreux pêcheurs ne veulent pas voir apparaître une législation contraignante sur les prises actuellement accordées. 


Par exemple Ed Johnstone de la Nation indienne Quinault de l'État de Washington a présenté un témoignage aux membres du conseil en affirmant que les droits de pêche issus des traités avec l'état l'en autorise, il indique donc son intention de pêcher les 1000 tonnes de sardines autorisées dans la prochaine saison de pêche, qui commence dès le 1er Juillet. 


Les régulateurs lui ont rappelé qu'ils estiment que moins de 150 000 tonnes de sardines sont actuellement présents dans les eaux américaines, en baisse de 840 000 tonnes métriques par rapport à l'ancienne estimation de 2007. 


© Nature Alerte 

 

Croyez vous sincèrement que nous pêchons plus de poissons qu’il y a dix ans ? Si vous suivez ce blog, vous savez que les sardines et les harengs sont très souvent toucher par ces hécatombes de masse…

Et ceci est très certainement lié à leur gros métabolisme qui génère beaucoup de CO2…

D’ailleurs si vous allez sur ce lien vous apprendrez que les sardines disparaissent aussi en méditerranée comme un peu partout dans le monde:

http://www.midilibre.fr/2015/03/20/,1138623.php

Et qu’en réponse à cette problématique les sardines ont d’abord réduit leur taille et leur masse pour s’adapter… 

La production de CO2 dans un organisme vivant étant liée au métabolisme et à la masse d’un individu… réduire leur masse et leur taille était sans doute déjà une forme d’adaptation… En vain à priori, mais franchement c’est beau le vivant et je souhaite bonne chance à cette espèce comme aux autres, d’autant qu’elle fait partie de la chaîne alimentaire et que sa disparition serait une catastrophe pour nous tous !

 

Courage, on avance…Toujours sans soutien, mais on avance !

En espérant que ce ne sera pas trop tard bien sûr…

12/04/2015

Fonte du permafrost/clathrates... Le pire est devant nous !

 

Je parlais dans différents post de la conversion du méthane en CO2… Et de la violence que ce phénomène pourrait prendre…  (voir article ci-dessous)

Imaginez quand ce phénomène s’appliquera aux centaines de milliards de tonnes de méthane aujourd’hui coincées dans les clathrates… Qui va, en plus des dégâts que ceci pourrait provoquer, faire accroitre le taux de CO2 dans l’atmosphère de façon monstrueuse… au point de rendre incompatible notre monde avec les formes de vies actuelles…

Le pire est devant nous !

Mais rassurez-vous... Nul n'en parle, donc ça n'existe pas ???? Hilarant... ou inquiétant ?

Vous êtes juges...

 

Mystérieux cratères en Sibérie :

c'est peut-être encore plus grave que ce que l'on croyait

 

 

La formation de ces gigantesques trous, qui peuvent atteindre 80 mètres de diamètre, serait liée au réchauffement climatique. Le permafrost fond en été, libérant du méthane, un puissant gaz à effet de serre, hautement explosif. 


Le phénomène est aussi spectaculaire qu'inquiétant. L'été dernier, un immense cratère a été repéré en Sibérie, dans la péninsule de Yamal, bordée par l'océan Arctique. Il s'avère que le phénomène n'est pas isolé. Le sol de Sibérie explose, libérant du méthane : une menace pour les habitants. Francetv info revient sur le phénomène, après de nouvelles explications livrées par une équipe de chercheurs.

Près de 80 mètres de diamètre

Juillet 2014. Un hélicoptère survolant la région de Yamal, dans le grand nord sibérien, filme un trou. Un très grand trou (80 mètres de diamètre) qui défigure la toundra, dans une région appelée "la fin de la Terre".

 


Quelques jours plus tard, un autre trou est découvert, puis un troisième. On apprend que la formation de ces trous serait liée au réchauffement climatique. Le sous-sol sibérien restait autrefois gelé toute l'année, d'où son nom de permafrost. Désormais, il fond et libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre. Comme un bouchon de champagne, la terre saute sous la pression. Et le méthane libéré pourrait intensifier à son tour le réchauffement climatique.

Sept cratères dénombrés

Mais, lundi 23 février, un scientifique russe respecté, Vasily Bogoyavlensky, tire la sonnette d'alarme dans le Siberian Times (article en anglais). Le phénomène est bien plus vaste qu'on ne le pensait. Il invite à mener l'enquête "de toute urgence".

Les chercheurs russes dénombrent sept cratères (désignés comme entonnoirs) dans cette région arctique particulièrement inhospitalière. Deux d'entre eux sont même devenus des lacs et un vaste cratère est entouré d'une vingtaine d'autres trous, plus petits. 

En réalité, "nous n'avons la localisation que de quatre d'entre eux. Les trois autres ont été repérés par des éleveurs de rennes, mais je suis sûr qu'il en y a d'autres [dans la région de] Yamal, nous devons juste les chercher, a prévenu Vasily Bogoyavlensky. Je comparerais cela à des champignons : quand vous trouvez des champignons, soyez sûr qu'il y en a d'autres autour. Je pense qu'il pourrait y avoir 20 à 30 cratères de plus."

Le méthane, extrêmement inflammable

Et le chercheur pense que le phénomène pourrait encore s'amplifier avec le réchauffement climatique. Le problème, c'est que l'étude de ces cratères est dangereuse. Personne n'a encore été blessé dans ces régions peu peuplées. Mais, en novembre, une équipe qui s'est rendue sur place a pris des risques : personne ne peut prévoir le moment où est libéré le méthane. Et il est extrêmement inflammable. Des habitants de la région ont affirmé avoir vu un éclair dans la nuit, probablement dû à une émission de gaz. Quatre stations sismiques vont être installées pour enregistrer ces explosions.

Quoi qu'il en soit, "nous devons effectuer des recherches sur ce phénomène urgemment, pour prévenir de potentiels désastres", estime le scientifique.  D'autant qu'ils se trouvent dans une région gazière importante pour la Russie. L'un des cratères est apparu à quelques kilomètres d'un champ gazier exploité par Gazprom, explique le Washington Post.