11/01/2015

Blanchiment des coraux... Vrai problème : le CO2 !

 

06/01/2015...Grave épisode de blanchissement du corail dans le Pacifique nord

Et c'est pas prêt de s'arrêter !!!! Hélas...

 

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Les prairies coralliennes du Pacifique nord connaissent actuellement un phénomène de blanchissement inédit par son ampleur en raison d'un épisode de type El Niño qui fait monter la température des océans, ont annoncé lundi des scientifiques.

La situation est la plus spectaculaire dans les îles Marshall où le blanchissement corallien observé depuis la mi-septembre est «le pire jamais enregistré», a indiqué à l'AFP Karl Fellenius, un océanographe de l'université d'Hawaii basé à Majuro, capitale des Marshall.


Selon C. Mark Eakin, responsable de la surveillance des récifs coralliens à l'Agence nationale américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA), l'ensemble du Pacifique nord est touché.


«Un important blanchissement a été constaté à Guam, aux îles Mariannes du nord, aux îles hawaïennes du nord-ouest, aux îles Marshall et aux Kiribati», a-t-il expliqué en invoquant «des nouveaux records de stress thermique» dans la partie septentrionale du Pacifique.


Le blanchissement corallien est un phénomène naturel survenant dans des endroits où l'eau circule peu, en période de marées de faible amplitude et de fortes chaleurs, à de petites profondeurs. Mais l'ampleur du phénomène étudié ne peut s'expliquer que par «les émissions de gaz à effet de serre qui font monter la température des océans», affirme Karl Fellenius.


La température des eaux de surface est d'environ un demi à un degré supérieure à la normale depuis plusieurs mois, un écart suffisant pour les fragiles coraux, a ajouté le scientifique.


L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a prévenu en décembre au sommet de Lima que les températures relevées entre janvier et octobre autour du globe, sur terre et mer, pourraient faire de 2014 l'année la plus chaude depuis 1880 dans le monde.


Selon l'organisme mondial, cette hausse du mercure expliquerait en partie les pluies et inondations exceptionnelles observées cette année.


El Niño est un courant chaud du Pacifique qui apparaît généralement tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe. L'OMM estimait en septembre à 70% les chances qu'El Niño refasse son apparition entre novembre et février.


Source © AFP

 

Pourtant on sait que le blanchiment des coraux est lié non à l’augmentation de la température de l’eau mais au taux d’ion bicarbonate (HCO3-).

La preuve étant le procédé bio-rock, qui par électrolyse génère la formation de calcaire et déplace donc l’équilibre suivant vers la formation d’ion carbonate selon :

HCO₃ˉ   + électricité ------------) CO₃²ˉ

La température de l’eau jouant un rôle indirect sur la saturation des eaux en ions bicarbonate (HCO₃ˉ) en modifiant la constante de solubilité du CO₂.

 

Voir article suivant… Pour comprendre que ceci protège du blanchiment... La température de l'eau n'est qu'un facteur du problème... mais le problème c'est la modification des concentration en ion bicarbonate...

Et donc le CO₂ ! La stérilisation carbonique sous une de ces formes...

40% des formes de vies de la planètes dépendent des coraux... si ils disparaissent cette biodiversité disparaitra !

 

CLIMAT Une plongeuse australienne a trouvé une solution inattendue à la disparition des coraux...

L'électricité au secours des coraux

Pêche au cyanure et réchauffement des eaux: les coraux de la baie indonésienne de Pemuteran étaient condamnés, jusqu'à ce qu'une plongeuse sous-marine les branche sur du courant électrique. Aujourd'hui, le récif est florissant et la méthode est copiée de par le monde. - Romeo Gacad afp.com

Pêche au cyanure et réchauffement des eaux: les coraux de la baie indonésienne de Pemuteran étaient condamnés, jusqu'à ce qu'une plongeuse sous-marine les branche sur du courant électrique. Aujourd'hui, le récif est florissant et la méthode est copiée de par le monde. Le câble gainé de plastique noir s'enfonce sous le sable fin pour réapparaître sous les eaux turquoise du lagon. Reposant sur les fonds marins, il finit sa course une dizaine de mètres plus loin, branché à une armature métallique sous-marine où ont été fixés des «bébés coraux», hauts de quelques centimètres seulement. La structure n'a été installée qu'il y a quelques mois mais déjà, les barres de fer sont recouvertes de calcaire, base essentielle pour la culture d'un récif corallien.

«Les coraux étaient pour ainsi dire morts»

Non loin de là, une armature similaire est entièrement recouverte de coraux gigantesques aux couleurs chatoyantes, faisant le bonheur de centaines de poissons qui y ont installé leur nursery. On distingue à peine la cage métallique qui soutient l'ensemble et qui avait été immergée il y a onze ans. «C'est extraordinaire, non?», lance fièrement Rani Morrow-Wuigk, 60 ans. L'Australienne d'origine allemande a plongé pour la première fois en 1992 dans la baie de Pemuteran, dans le nord de l'île indonésienne de Bali, et avait été émerveillée par la beauté de ses coraux. Mais à la fin des années 90, un réchauffement des eaux entraîne la quasi-disparition du récif, déjà mis à mal par la pêche au cyanure et à la dynamite. «Les coraux étaient pour ainsi dire morts. Ce n'était plus que du gravier et du sable», se souvient Rani.

La plongeuse rencontre alors l'architecte allemand Wolf Hilbertz qui lui parle d'une découverte qu'il avait faite au milieu des années 70. Le visionnaire avait mis au point un procédé permettant de littéralement «faire pousser» en mer des matériaux de construction: il immerge une structure métallique et la relie à un courant électrique de faible voltage, donc inoffensif, ce qui produit une électrolyse et provoque l'accumulation de calcaire, dans une sorte de maçonnerie spontanée. Mais en testant son invention au large de la Louisiane, Wolf Hilbertz réalise que sa structure, au bout de quelques mois, est recouverte d'huîtres, qui ont colonisé le calcaire accumulé. Des expériences sont pratiquées et le même phénomène se confirme pour les coraux également. «Les coraux grandissent deux à six fois plus rapidement. Nous arrivons à faire repousser des récifs en quelques années», explique à l'AFP Thomas J. Goreau, un Jamaïcain qui a breveté le procédé sous l'appellation «Biorock», avec Wolf Hilbertz, aujourd'hui décédé.

Soixante «cages» dans la baie de Pemuteran

Dans cette découverte géniale, Rani a vu l'occasion de sauver «sa» baie. Dès l'an 2000, elle installe des structures, d'abord avec ses propres deniers puis avec l'aide de Taman Sari, un centre de villégiature situé en face des coraux. Il y a dorénavant soixante «cages» dans la baie de Pemuteran, s'étalant sur une surface de deux hectares. Non seulement le récif a été ressuscité, mais il est «encore mieux qu'auparavant», s'enthousiasme Rani.

La communauté locale elle aussi y a vu son intérêt. «Au début, les pêcheurs n'en voulaient pas: C'est mon océan, disaient-ils», se souvient Komang Astika, instructeur de plongée. «Mais maintenant, ils voient que les poissons sont revenus et que le tourisme s'est développé», ajoute Komang, qui gère le centre Biorock installé à Pemuteran grâce à un programme de sponsorisation baptisé «Parrainez un bébé corail» et qui permet d'écrire son nom en fil de fer sur la structure métallique appelée à devenir un récif (biorockbali.webs.com/). Après le succès rencontré à Pemuteran, Biorock a essaimé dans une vingtaine de pays, dans le Pacifique, l'océan Indien, la Méditerranée...

C'est que le concept ressuscite non seulement les coraux mais il les rend également plus résistants, en particulier contre le blanchiment dû au réchauffement climatique. «Le taux de survie est entre 16 et 50 fois supérieur», explique Thomas Goreau. A Pemuteran, Rani Morrow-Wuigk acquiesce: «La température de l'eau est montée à 34 degrés ces deux dernières années, contre 30 normalement. Seuls 2% des coraux sont morts. En 1998, ils avaient quasiment été tous tués».

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