22/10/2014

dernières nouvelles de la stérilisation carbonique en France...

Déjà écrit sur le sujet :

http://sosterrien.skynetblogs.be/archive/2014/06/09/nouve...

Vous verrez que le lien avec le CO2 n’est pas encor « établie », on parle ici d’une maladie « inconnue » mais qui a décimé 90% des étoiles de mer des côtes de l’Oregon en à peine 15mois… Sacré désastre écologique surtout quand on sait le rôle jouer par les étoiles de mer dans la chaine alimentaire…

13/10/2014...USA: 90 % des étoiles de mer des côtes de l'Oregon ont disparu, la maladie qui les décime touche désormais toute la cote pacifique des états unis

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Samantha Ferber, Coordinatrice du Programme de sensibilisation au phénomènes écologiques extrême estime que plus de 90 pour cent des étoiles de mer dans les zones intertidales inférieures de l'état de l'Oregon aux états unis ont été tués au cours des 15 derniers mois, décimées par une maladie à ce jours toujours inconnue .  

Cette maladie provoque des lésions qui déforment les étoiles de mer et les amène à se désintégrer complètement  


Les scientifiques n'ont jamais vu une telle décroissance des populations d'étoiles de mer de cette ampleur. La maladie se propage à une vitesse incroyable et touche toutes les espèces d'étoile de mer. Les zones touchées s'étendent désormais de l'Alaska à la Basse-Californie.


© Nature Alerte

 

Déjà sujet d’un article ici :

http://sosterrien.skynetblogs.be/archive/2014/08/31/la-st...

En France on continue de chercher des faux coupable, non que les nitrates ne soit pas un problème…

Mais soyons honnête, la pollution aux nitrates est un problème chronique en France…

Mais pourquoi diable ce problème, chronique, toucherait maintenant les coquillages ?

Je rappel que cette problématique existe au Canada et aux USA… Et que la bas le coupable a été identifier… Le CO2 !

A bon entendeur... (voir article précédent)

 

21/10/2014...France: La pollution des eaux côtières décime les moules et les huitres

 

Plus de 80% des 600 000 tonnes de nitrates déversés chaque année sur les sols, charriés par les rivières et les fleuves se retrouvent ensuite dans les eaux côtières françaises, dont les activités mytilicoles et conchylicoles sont fortement impactées par ces apports d’intrants. Avec la mise en œuvre de la Directive Eaux marines, cet impact direct des externalités négatives du modèle agricole productiviste, jusqu’ici largement laissé dans l’ombre, devra recevoir des réponses, comme en atteste la crise ayant affecté les producteurs de moules vendéennes au printemps dernier.

Quarante mytiliculteurs vendéens de la baie de L’Aiguillon, estimant que le climat n’était pas seul responsable de la mortalité catastrophique des moules, se réunissaient ainsi dans le calme, au début du mois d’avril dernier, à Luçon, devant l’établissement public de l’eau du Marais poitevin (EPMP) réuni en conseil d’administration annuel.


« Nous voulons sensibiliser et alerter sur les conséquences d’une mauvaise gestion de l’eau et du marais, indiquait Benoît Duriveau, vice-président du comité régional de la conchyliculture (CRC) Poitou Charentes et président des mytiliculteurs du pertuis Breton.


Actuellement, 10 000 tonnes de moules, soit près de 100 % du cheptel, sont mortes en un mois, pour des raisons climatiques. Les cultures marines, c’est 3000 emplois directs en Charente-Maritime et Vendée, 300 emplois et 15 millions d’euros de chiffre d’affaires rien que pour la baie de l’Aiguillon. Le pertuis Breton a été le plus atteint alors que le pertuis d’Antioche est moins touché, pourquoi ? ».


Yannick Marionneau, vice président de la CRC Pays de la Loire, ajoutait : « Certes les moules sont en période de reproduction donc plus sensibles, mais on pense qu’en plus des raisons climatiques, il y a d’autres raisons. Qu’y a-t-il dans l’eau douce qui s’est écoulée du marais ? La dernière mortalité de cette ampleur remonte aux années 1960, et elle était due à un parasite. On attend les résultats des analyses ».


L’EPMP mettait en place fin avril un groupe de travail sur la baie de L’Aiguillon : « C’est dommage qu’on ait perdu autant de temps », estimaient les mytiliculteurs.


Présent auprès des mytiliculteurs Bruno Retailleau sénateur (UMP) de Vendée, avait alerté de cette crise Alain Cadec, vice-président de la commission pêche du Parlement européen. « Il m’a averti qu’il avait obtenu que le Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche soit très rapidement mobilisé dans le cadre d’un accord actuellement discuté entre la France et la commission européenne », expliquait le président du conseil général.


Ce fonds devait permettre d’indemniser les producteurs touchés, de soutenir des plans d’action pour reconstituer les stocks et entretenir les bassins versants, et d’investir dans la modernisation des exploitations. « Ce plan devrait être mis en place dans les tous prochains mois, mais les opérations déjà engagées pour affronter cette crise devraient être rétroactivement éligibles ».


Deux mois plus tard les mytiliculteurs n’avaient plus rien à vendre. Alors Secrétaire d’État à la Mer, Frédéric Cuvillier promettait son soutien. Région et Vendée aussi.


Soixante-dix exploitations en Charente-Maritime et Vendée (300 salariés), étaient victimes d’une importante et soudaine mortalité des moules. La perte du chiffre d’affaires était évaluée à vingt millions d’euros.


« Nous n’aurons pas de production cette année », alertait, dès avril, la section conchylicole de L’Aiguillon-sur-Mer. Pour autant, les mytiliculteurs devaient continuer à investir pour préparer la saison 2015. Autrement dit, sans coup de main, certaines entreprises n’y résisteraient pas.


Frédéric Cuvillier, Secrétaire d’État aux Transports, à la Mer et à la Pêche, recevait une délégation de professionnels et d’élus ligériens et charentais. « Nous n’avons jamais connu une situation d’une telle ampleur », constatait le ministre. « Il faut épauler les entreprises pour qu’elles franchissent cette mauvaise passe, qui semble ponctuelle. »


La surmortalité, qui touche 100 % de la production, serait due aux mauvaises conditions climatiques de l’hiver (tempêtes successives et apports d’eau douce importants).


Plusieurs leviers allaient être actionnés : report ou exonération de cotisations sociales, mobilisation du plan calamités agricoles, exonérations domaniales…


Frédéric Cuvillier s’engageait aussi à étudier la mise en place d’un fonds de garantie mobilisable dans le cadre du Feamp (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche). Le Conseil régional des Pays de la Loire, votait pour sa part « la mise en place de prêts à taux zéro pouvant aller jusqu’à 125 000 €. La Région engageait une enveloppe de 1,35 million d’euros à destination de douze entreprises de L’Aiguillon ».


Un coup de pouce pour attendre les avances de trésorerie des banques et des aides nationales.


La Vendée se mobilisait aussi. Le Département allait « prendre à sa charge les analyses d’eau de la Baie de l’Aiguillon, de même que le traitement des déchets mytilicoles et des redevances domaniales portuaires ». Un plan d’aide aux investissements productifs devait aussi être voté lors de la prochaine session du conseil général.


« Le côté positif, c’est d’avoir fait prendre conscience, à tous les politiques concernés, de l’ampleur des dégâts », commentait Gérald Viaud, président du Comité national de la Conchyliculture. « L’important, c’est que ce dispositif soit rapidement mis en place. »


Président du comité ligérien de la conchyliculture, Jacques Sourbier, craignait toutefois, « que l’enveloppe ne soit un peu trop courte pour accompagner les professionnels jusqu’à l’été 2015. »


Source © Marc Laime / eaux glacées

Toujours dans le flou donc... Ne voient que ceux qui veulent voir ;-)

 

 

 

11/10/2014

Acidification des océans : prise de conscience !

Depuis des années j’en parle ici… maintenant c’est officielle… bien qu’une seule partie du problème soit pris en compte… On avance dans la compréhension du problème !!!!

 

On va y arriver… En espérant que ce ne soit pas trop tard… Evidemment !

 

08/10/2014...L’acidification des océans devrait augmenter d’environ 170 % par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2100, de trés graves conséquences pour la biodiversité sont à prévoir


 

Le fait est encore relativement méconnu du grand public : le changement climatique n’est pas la seule conséquence des émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2). Celles-ci sont aussi responsables de l’acidification des océans, phénomène qui aura des conséquences importantes sur la biodiversité marine d’ici à la fin du siècle. Une trentaine de spécialistes internationaux de biologie marine ont conduit une synthèse des connaissances sur le sujet, rendue publique mercredi 8 octobre à Pyeongchang (Corée du Sud), au cours de la 12e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique.

Les auteurs rappellent d’abord que le phénomène ne se réduit pas à une prévision pour l’avenir, mais qu’il est d’ores et déjà mesurable. « Par rapport à la période préindustrielle, l’acidité des océans a augmenté d’environ 26 % », écrivent-ils. 


Le lien entre ce phénomène, qui tend à rendre les eaux de surface de plus en plus corrosives, et les émissions anthropiques de CO2 est sans équivoque. « Au cours des deux derniers siècles, l’océan a absorbé un quart du CO2 émis par les activités humaines », estiment les scientifiques.


ACIDIFICATION INÉDITE DEPUIS CINQUANTE-SIX MILLIONS D’ANNÉES


Si les émissions humaines se poursuivent au rythme actuel, préviennent les chercheurs, les océans verront « leur acidité augmenter d’environ 170 % par rapport aux niveaux préindustriels d’ici à 2100 ». Selon des travaux publiés en 2012 dans la revue Science, le phénomène actuel est d’une amplitude inédite depuis cinquante-six millions d’années et se produit à une rapidité jamais vue depuis trois cents millions d’années.


« Il est désormais inévitable que dans les cinquante à cent prochaines années, la poursuite des émissions portera cette acidité à des niveaux qui auront des impacts à grande échelle, essentiellement négatifs, sur les organismes et les écosystèmes marins, ainsi que sur les biens et les services qu’ils prodiguent », annonce le rapport.


« Par rapport aux précédents travaux de synthèse conduits sur le sujet qui traitent souvent des effets sur des organismes particuliers, nous nous sommes cette fois intéressés aux effets plus larges sur la biodiversité, ce qui est un exercice bien plus complexe », précise Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) au Laboratoire océanographique de Villefranche-sur-mer et coauteur du rapport.


LES MOLLUSQUES ET CORAUX TOUCHÉS


Les créatures les plus vulnérables à cette réduction rapide du pH des eaux de surface de l’océan sont connues. Ce sont celles constituées d’une structure calcaire ou d’une coquille — mollusques, coraux, certains phytoplanctons, etc. Selon le rapport, les foraminifères (organismes planctoniques) et les ptéropodes (mollusques planctoniques) sont parmi les plus fragiles et « verront probablement une calcification réduite, voire une dissolution dans les conditions projetées pour le futur ». Au contraire, même dans de telles conditions, « les phytoplanctons non calcaires, comme les diatomées [microalgues unicellulaires], peuvent montrer une capacité accrue à la photosynthèse ».


L’acidification des océans semble déjà avoir un impact sur l’aquaculture dans le nord-ouest des Etats-Unis, selon le rapport, qui relève notamment des « fortes mortalités » dans les exploitations ostréicoles.


INCERTITUDES POUR LA FIN DU SIÈCLE


Pour l’avenir et à l’horizon de la fin du siècle, les incertitudes sur les conséquences du phénomène sont considérables, d’autant plus qu’il n’existe aucune situation analogue dans le proche passé. Les auteurs du rapport se sont donc penchés sur des observations conduites dans de petites zones de l’océan où des sources naturelles de carbone portent l’acidité des eaux à des niveaux semblables à ceux attendus pour la fin du siècle.


« En Méditerranée, l’étude d’une zone proche du Vésuve soumise à un pH comparable à celui  attendu pour 2100 suggère une baisse de 70 % de la biodiversité des organismes calcaires, explique M. Gattuso. Et une chute de quelque 30 % de la diversité des autres organismes. » 


D’autres travaux menés en Papouasie-Nouvelle-Guinée montrent, dans des conditions d’acidité semblables une forte prolifération des algues non-calcaires et une réduction d’environ 40 % de la biodiversité des coraux. Or, comme le note le rapport, les récifs coralliens sont actuellement une source de revenus indirecte pour environ 400 millions de personnes, vivant majoritairement en zone tropicale.


Ces travaux ne permettent toutefois pas de prévoir parfaitement l’avenir. « En étudiant ces zones, on ne tient pas compte de l’augmentation de la température attendue pour la fin du siècle, prévient le chercheur. Si l’on tient compte du réchauffement en plus de l’acidification, il est probable que les effets seront plus importants encore, en particulier pour les coraux. » Impossible d’avoir la moindre certitude quantifiée sur le devenir des écosystèmes marins. « Il est clair que dans les prochaines décennies nous allons sortir de ce que l’on nomme les planetary boundaries, c’est-à-dire les bornes d’évolution naturelles de la planète », dit l’océanographe.


Source © Le Monde

 

Et ceci n’est que la partie visible de l’iceberg… Chaque molécule de CO2 qui se dissout libère certe un H+ qui contribue à l’acidification mais aussi un ion HCO3- .

Cette accroissement dans le milieu perturbe les mécanismes biologique par stérilisation carbonique et à terme provoquera une extinction de masse… Auquel nous ne survivrons pas !

Agissons !