05/08/2014

CO2 atmosphérique... Un nouveau seuil atteint !

 

Monde: CO2: le seuil symbolique de 400 ppm dépassé en permanence depuis 3 mois

 CO2, stérilisation carbonique

Depuis avril 2014, le taux de CO2 dans l’atmosphère, deuxième principal gaz responsable de l'effet de serre après la vapeur d’eau, a atteint 400 ppm (parties par million). Et depuis 4 mois il n’est quasiment plus jamais descendu dessous. 

Pour le climatologue Xavier Fettweis, de l'ULg, ce n'est pas une raison pour relâcher les efforts de réduction des émissions, au contraire.


Pour exprimer les choses autrement, l’air que nous respirons est composé dorénavant d’environ 0,04% de CO2, pour 78% d’azote, 21% d’oxygène et le reste d’autres gaz. 


C’est une quantité infime pour nous, mais pourtant lourde de conséquences sur le climat mondial. Pour comparer, les mesures effectuées dans les glaces très anciennes (400.000 ans) des pôles permettent d’établir que la concentration de CO2 était de 200 ppm pendant les glaciations et de 280 ppm pendant les périodes de réchauffement naturel. 


Avant la révolution industrielle du XIXe siècle, le taux était toujours à 278 ppm. 


Avec une concentration de 400 ppm, on a atteint en avril dernier un seuil jamais atteint depuis que l’Homme est apparu sur terre. Et il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle due à un effet de pollution local : l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) a confirmé que les stations de mesure de tout le réseau de Veille de l'Atmosphère Globale de l’hémisphère nord avaient enregistré des valeurs supérieures à 400 ppm depuis le printemps dernier.


Poursuivre les efforts, absolument


Xavier Fettweis, mathématicien et climatologue, est un chercheur de l’ULg spécialisé en modélisation du climat et en glaciologie. Pour lui, la situation est préoccupante mais pas désespérée : 


"Le CO2 augmente, c’est un fait, mais la température n’augmente pas dans la même proportion. Les deux sont liés, certes, mais pas de façon linéaire, c’est beaucoup plus compliqué que cela. Pour une même hausse de concentration de CO2, les modèles climatiques prévoient des hausses de température différentes." 


Il explique que si le CO2 continue à augmenter, c’est d’une part parce que nous ne faisons pas assez d’efforts de réduction, et d’autre part parce que le système atmosphérique présente une certaine inertie. 


"Le CO2 reste une centaine d’années dans l’atmosphère ; même si on arrêtait les émissions du jour au lendemain, sa concentration ne diminuerait pas avant longtemps. Mais il faut intensifier les efforts, de manière à maintenir le réchauffement à 2°C, ce qui ne serait pas trop lourd de conséquences. 


Il n’y a pas d’actions inutiles. On peut réellement influer sur la composition de l’atmosphère : pour le méthane, un gaz beaucoup plus actif que le CO2 en termes d’effet de serre, on a de bonnes nouvelles. Le taux est actuellement stabilisé. On a pu le constater assez rapidement car le temps de résidence du méthane est beaucoup moins long. C’est la même chose avec le SO2 (dioxyde de soufre), responsable entre autres des pluies acides dont la concentration est déjà en train de diminuer à cause d'une diminution sensible de nos émissions de soufre (engrais, industrie...) depuis les années 90. Mais pour le CO2 c'est plus lent et il ne faut plus attendre pour agir."



Source © Patrick Bartholomé / RTBF


Cette quantité atmosphérique est encore infime... Mais évolue désormais en une année au même rythme qu'une décennie depuis quelque temps...

Les océans arrivent à saturation... ce n'est pas pour rien que le CO2 perturbe désormais la respiration de certain poissons... On arrive à la fin de ce que peuvent capter les océans... Le mécanisme de stérilisation va gagner en ampleur et en impact dans les années qui viennent...

Puis gagnera les organismes atmosphérique...

Il est difficile de définir la vitesse à laquelle le phénomène va s'amplifier mais ce sera bien plus rapide qu'on ne peut l'imaginer...

Plusieurs dizaine de millions de tonnes de CO2 anthropique étant émis chaque jour...

A cela s'ajoute la fonte des clathrates qui semble s'amplifier d'années en années et dont les stocks de gaz (CO2/méthane) pourrait représenté 100fois ce que l'homme a émis dans l'atmosphère en CO2 au cours des 150dernières années toutes sources d'énergie fossiles confondu (charbon, gaz + pétroles)... 

De quoi bien amplifier la problématique dans les années à venir... Et sans aucune possibilités de contrôle !

Les océans sont proche de la saturation... nos émissions ne se réduisent pas... La vie meurs au niveau aquatique...

Tous les signes sont dans le rouge...

Courage... On y crois Clin d'œil Il y aura un miracle !

Peut être...

15:47 Écrit par Jean-luc quéré dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : co2, stérilisation carbonique, 400ppm |  Facebook |

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